Soleil de l'âme
Avoir l’impression de s’être morfondu pendant quelques années, d’avoir passé son temps à rechercher l’inaction, la paresse, alors que cela menait à l’inconfort moral et spirituel : voici l’impression que je laisse derrière moi après ce samedi 19 mai (ça date un peu déjà, mais ne se dément pas). La fêlure, la plaie irritante semble s’être ressoudée, raccommodée d’un coup, en l’espace de quelques heures, sans être passé par les mains d’un psy ou d’un environnement euphorique, non, dans l’environnement usuel.
Voilà, il semble que j’en ai fini, enfin, avec le complexe que m’inspirait autrui, l’altruisme venant d’autrui plus précisément, et qu’une intériorisation équilibrée se soit enfin produite. Ce mouvement je le dois, je le pressens, à la vision claire et solide d’un avenir propre qui peut fonctionner en dehors des contingences, d’un moi affirmé et solide, guidant comme un fanal, qui serait une vraie nouveauté après des années de moi mis en commun, moyenné, tordu pour faire corps avec l’environnement, avec un sentiment de limitation, d’obstruction étouffant et nauséeuse.
Plusieurs événements extérieurs se sont produits : l’émancipation politique d’une part, le constat réaffirmé par la thérapie de l’écrit de ce blog de points de vue dont la recherche de l’équilibre questionnait sans arrêt la partialité, la dépendance à d’autres jugements, le parti-pris, l’a priori, le cliché, toutes ces postures qui sont des armes d’opinion. Non pas qui ne serait QUE des armes d’opinion, non, qui sont DES ARMES.
Je crois être parvenu au stade où la différence n’engendre pas forcément l’envahissement extérieur ou la barricade intérieure, mais vient se loger dans une chambre grise, une sorte de zone démilitarisée. Je peux désormais croiser l’hostilité du quotidien, lorsqu’elle existe, lorsque je la rencontre, en la mettant à distance sans me sentir blessé.
Effleurer quelques mythes, cela fait du bien, mais il faut leur laisser le temps de résonner pour mieux entendre leurs sifflements dans les haubans. Surf, architecture, deux positions primordiales car au cœur de l’humain : corps à corps naturel d’un côté, élan esthétique de l’autre.
Maintenant, j’entrevois beaucoup plus l’avenir comme une navigation à la surface d’un vaste océan plutôt que comme une pierre au fond d’un torrent. Et revient, de manière magnifique, le goût et la recherche de l’initiative, non pas comme un passage obligé du monde économique qui préfigure l’exploitation, mais comme une trajectoire élévatrice, libératrice, vers des territoires de franche pureté, de lumière, de résonnance dans des collines hautes et souples.
Un vrai soleil de l’âme …
Voilà, il semble que j’en ai fini, enfin, avec le complexe que m’inspirait autrui, l’altruisme venant d’autrui plus précisément, et qu’une intériorisation équilibrée se soit enfin produite. Ce mouvement je le dois, je le pressens, à la vision claire et solide d’un avenir propre qui peut fonctionner en dehors des contingences, d’un moi affirmé et solide, guidant comme un fanal, qui serait une vraie nouveauté après des années de moi mis en commun, moyenné, tordu pour faire corps avec l’environnement, avec un sentiment de limitation, d’obstruction étouffant et nauséeuse.
Plusieurs événements extérieurs se sont produits : l’émancipation politique d’une part, le constat réaffirmé par la thérapie de l’écrit de ce blog de points de vue dont la recherche de l’équilibre questionnait sans arrêt la partialité, la dépendance à d’autres jugements, le parti-pris, l’a priori, le cliché, toutes ces postures qui sont des armes d’opinion. Non pas qui ne serait QUE des armes d’opinion, non, qui sont DES ARMES.
Je crois être parvenu au stade où la différence n’engendre pas forcément l’envahissement extérieur ou la barricade intérieure, mais vient se loger dans une chambre grise, une sorte de zone démilitarisée. Je peux désormais croiser l’hostilité du quotidien, lorsqu’elle existe, lorsque je la rencontre, en la mettant à distance sans me sentir blessé.
Effleurer quelques mythes, cela fait du bien, mais il faut leur laisser le temps de résonner pour mieux entendre leurs sifflements dans les haubans. Surf, architecture, deux positions primordiales car au cœur de l’humain : corps à corps naturel d’un côté, élan esthétique de l’autre.
Maintenant, j’entrevois beaucoup plus l’avenir comme une navigation à la surface d’un vaste océan plutôt que comme une pierre au fond d’un torrent. Et revient, de manière magnifique, le goût et la recherche de l’initiative, non pas comme un passage obligé du monde économique qui préfigure l’exploitation, mais comme une trajectoire élévatrice, libératrice, vers des territoires de franche pureté, de lumière, de résonnance dans des collines hautes et souples.
Un vrai soleil de l’âme …
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