Mort, laisse-nous être dignes du disparu, et vivants

Publié le par ArbreBlanc

Jean, un ami de Liège, un type sympa et tranquille, a loupé un virage à moto et s’est tué dimanche.

Son affabilité, sa décontraction, son humour nous manquera. Je me souviendrai entre autre qu’il faisait partie du comité « d’accueil » lorsque j’ai rencontré la bande des liégeois à Charneux, qui m’avait gaillardement mais néanmoins chaleureusement (au coin du feu de la cheminée !) tendu la main pour faire connaissance.

Alors il y a la tristesse, la peine, et le partage de la douleur, de la perte avec ses proches.

Et puis toujours le même sursaut : la mort ne doit pas tout submerger, en particulier effacer notre dignité et celle du disparu. En quelque sorte, elle doit garder sa tragique solitude, et elle doit souligner la vie comme un combat. Reste chez toi ! Ne nous empoisonne pas plus que ça ! Tes pouvoirs traumatiques sont, mais tu ne nous corrompras pas par tes conséquences aux pouvoirs vénéneux.

En soi, pour moi, elle ne porte de vie que ce qu’on garde en nous, les vivants, du mort, et qui continuons la lutte.
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Publié dans Plus personnel

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