Réchauffement climatique : coup de gueule pour un problème global le matin, ruminement l'après-midi
Ce matin …
Ca suffit !
On n’entend rien, rien de concret, tranchant, pourtant le problème est énorme. Il est mondial, il demande des changements colossaux, de l’innovation. Il faut le dire : devant le réchauffement, aujourd’hui, on est à poil !
Ce que j’ai pu lire le plus récemment en matière d’énergie, c’est cet article du Monde, qui dit « A l'avenir, le pétrole sera plus coûteux et son extraction plus polluante » parce qu’on va se mettre à extraire le pétrole extra lourd ! Jusqu’à la lie nous boirions donc les hydrocarbures ? Après, le gaz, puis, à +10 degrés de réchauffement, on s’attaquera au charbon ?
Attendons-nous pour évoluer de réagir à des états de fait, à des problèmes graves, n’avons-nous donc aucune capacité d’anticipation, ne sommes-nous donc que des bêtes réactives ? Y a des jours comme ça …
Tous les arguments qui poussent à agir par nécessité sont bienvenus, car ils nous forcent à agir, mais allons-nous attendre d’avoir des ports inondés, des canicules 1 an sur 2, des déserts plus étendus, des guerres pour l’accès à l’eau pour faire quelque chose ? Ne croire qu’en un modèle réactif, incapable de promouvoir et de s’attacher à un idéal, de se fixer des objectifs et d’y arriver, c’est cela qui me révolte.
Quand j’entends encore des perles du genre : « Encore une invention des médias et des technocrates, le réchauffement climatique, on n’en a pas la preuve », j’ai envie de sortir le dernier rapport du GIEC, qui évalue la probabilité de réchauffement à 90%, et de dire : vous préférez ne rien faire alors qu’il y a 9 chances sur 10 pour que ça se produise ?
Et crac ! Juste après l’article du Monde, qui a pour mérite de démontrer que la fin des hydrocarbures s’annonce peut-être plus vite qu’on ne le pensait, et qu’on va bientôt marcher sur la tête pour aller chercher l’or noir, je tombe sur ça.
Tout n’est pas négatif dans cette dépêche. Mais elle a tendance à renvoyer la balle dans un autre camp, n’acceptant aucune répercutions économique majeures. Extrait avec surlignage des mots qui font bondir :
« Selon lui, la déclaration exige la mise en place par les gouvernements d'un cadre mondial permettant d'atténuer les effets du changement climatique sans affecter le développement économique et la production énergétique. Le texte demande la mise en place d'un plan définitif d'ici 2012. »
Chacun son coin, chacun son camp, chacun ses intérêts, le réchauffement climatique va évidemment dégénérer en conflit, dont l’un des plus importants sera autour du choix du nucléaire, en filigrane combat entre productiviste, pro-nucléaires, et les autres, pro-renouvelables. Surtout pas de réduction de la consommation d’énergie (ne pas affecter la production), pas de décroissance (poursuivons cette logique productiviste jusqu’au bout, aveuglément) ! Plusieurs milliers de tonnes de plutonium en plus sur la planète par an. Les réserves d’Uranium ? 50 ans au rythme de la consommation actuelle. Je ne suis pas du tout convaincu que cette position soit viable très longtemps.
Certains matins, il vaudrait mieux se lever à midi pour ne pas lire ces horreurs. On se retrouve dans l'anti-libéralisme ...
L’après-midi ….
Heureusement Le Monde a publié une actualité sur le plan de la Commission Européenne (Cf cet article que j’avais fait sur l’initiative de Bruxelles). De quoi se calmer un peu, être un peu rassuré sur l’existence d’objectifs. J’attends avec IMPATIENCE le bruit ENORME que cette information devrait faire DEMAIN dans la campagne et les médias !!! Si, si je vous assure. Tout ceux qui ont signé le pacte d’Hulot et si ostensiblement porter le thème dans la campagne vous nous rappeler leur constance sur le sujet, voyons.
Merci à l’Europe de porter le sujet de manière concrète. Mais reste la contrepartie : les objectifs fixés, on fait comment ?
Vraiment, il est temps que la nuit arrive ...
Ca suffit !
On n’entend rien, rien de concret, tranchant, pourtant le problème est énorme. Il est mondial, il demande des changements colossaux, de l’innovation. Il faut le dire : devant le réchauffement, aujourd’hui, on est à poil !
Ce que j’ai pu lire le plus récemment en matière d’énergie, c’est cet article du Monde, qui dit « A l'avenir, le pétrole sera plus coûteux et son extraction plus polluante » parce qu’on va se mettre à extraire le pétrole extra lourd ! Jusqu’à la lie nous boirions donc les hydrocarbures ? Après, le gaz, puis, à +10 degrés de réchauffement, on s’attaquera au charbon ?
Attendons-nous pour évoluer de réagir à des états de fait, à des problèmes graves, n’avons-nous donc aucune capacité d’anticipation, ne sommes-nous donc que des bêtes réactives ? Y a des jours comme ça …
Tous les arguments qui poussent à agir par nécessité sont bienvenus, car ils nous forcent à agir, mais allons-nous attendre d’avoir des ports inondés, des canicules 1 an sur 2, des déserts plus étendus, des guerres pour l’accès à l’eau pour faire quelque chose ? Ne croire qu’en un modèle réactif, incapable de promouvoir et de s’attacher à un idéal, de se fixer des objectifs et d’y arriver, c’est cela qui me révolte.
Quand j’entends encore des perles du genre : « Encore une invention des médias et des technocrates, le réchauffement climatique, on n’en a pas la preuve », j’ai envie de sortir le dernier rapport du GIEC, qui évalue la probabilité de réchauffement à 90%, et de dire : vous préférez ne rien faire alors qu’il y a 9 chances sur 10 pour que ça se produise ?
Et crac ! Juste après l’article du Monde, qui a pour mérite de démontrer que la fin des hydrocarbures s’annonce peut-être plus vite qu’on ne le pensait, et qu’on va bientôt marcher sur la tête pour aller chercher l’or noir, je tombe sur ça.
Tout n’est pas négatif dans cette dépêche. Mais elle a tendance à renvoyer la balle dans un autre camp, n’acceptant aucune répercutions économique majeures. Extrait avec surlignage des mots qui font bondir :
« Selon lui, la déclaration exige la mise en place par les gouvernements d'un cadre mondial permettant d'atténuer les effets du changement climatique sans affecter le développement économique et la production énergétique. Le texte demande la mise en place d'un plan définitif d'ici 2012. »
Chacun son coin, chacun son camp, chacun ses intérêts, le réchauffement climatique va évidemment dégénérer en conflit, dont l’un des plus importants sera autour du choix du nucléaire, en filigrane combat entre productiviste, pro-nucléaires, et les autres, pro-renouvelables. Surtout pas de réduction de la consommation d’énergie (ne pas affecter la production), pas de décroissance (poursuivons cette logique productiviste jusqu’au bout, aveuglément) ! Plusieurs milliers de tonnes de plutonium en plus sur la planète par an. Les réserves d’Uranium ? 50 ans au rythme de la consommation actuelle. Je ne suis pas du tout convaincu que cette position soit viable très longtemps.
Certains matins, il vaudrait mieux se lever à midi pour ne pas lire ces horreurs. On se retrouve dans l'anti-libéralisme ...
L’après-midi ….
Heureusement Le Monde a publié une actualité sur le plan de la Commission Européenne (Cf cet article que j’avais fait sur l’initiative de Bruxelles). De quoi se calmer un peu, être un peu rassuré sur l’existence d’objectifs. J’attends avec IMPATIENCE le bruit ENORME que cette information devrait faire DEMAIN dans la campagne et les médias !!! Si, si je vous assure. Tout ceux qui ont signé le pacte d’Hulot et si ostensiblement porter le thème dans la campagne vous nous rappeler leur constance sur le sujet, voyons.
Merci à l’Europe de porter le sujet de manière concrète. Mais reste la contrepartie : les objectifs fixés, on fait comment ?
Vraiment, il est temps que la nuit arrive ...
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