A force de courir partout, de recevoir le WE, de devoir partir toute la semaine en formation (retour en France !!!), de faire des calins à ma belle, d’apprendre l’italien, de s’occuper des enfants, de s’entraîner aux échecs, d’aller prendre un verre chez les voisins, de s’essayer au grec ancien, de lire des poèmes de Victor Hugo, d’écouter Jeanne Balibar, de lire l’article de Diego Melchior sur la tentation Rouge-Brune et de préparer une réponse, de lire les posts de Libé … je n’ai pas le temps de construire des articles très fouillés. Mes activités virent au kaléidoscope !
J’ai juste le temps de faire un petit focus sur mes activités du moment. Alors je suis dans un monde étrange, un champ clos, dans l’humidité brune du moment, un palais moderne, très confortable, tout neuf, parlant anglais toute la journée (même avec des Français …), dans une atmosphère dont l’unique raison d’être est le business, les affaires, la technologie, le networking, l’activité de groupe, le challenge, en plein KotiprégrâCapain. Occupé du matin au soir, ne pouvant même pas profiter des splendides extérieurs, des sous-bois froids, vaporeux, mornes, de la noirceur des arbres, des trous d’eau. Et ceci va durer 5 jours ! Heureusement qu'on arrive à parler un peu de nos cultures respectives ...
Ceci me rappelle un épisode similaire où, n’y tenant plus, j’avais fui un semblable paradis artificiel pour me promener de nuit sur les routes, dans la campagne. Ivre de liberté, lançant des phrases qui devaient parler aux champs et aux fossés. Heureusement en parfait secret !
Et lorsque j’aurai plus de temps, je pourrai trouver les mots pour décrire la mer des nuages gris qui s'enfuyait l'autre jour. Savez-vous qu’une minute c’est très court, et que dans une journée j’arrive rarement à en avoir plus de 960 ? Un calcul à finir dans une retraite, bouddhiste, ça …