De battre mon coeur pourrait s'arréter ?
Jusqu’à il y a peu, mes problèmes de santé ne m’atteignaient pas vraiment. Il s’agissait juste de gênes passagères, un nez bouché, un mal de tête ou de gorge rendant l’existence un peu plus fatigante, les nuits plus difficiles. Et cela passait toujours en quelques jours. Mais là … voici que parmi ces problèmes il y en a un qui m’a plongé dans d’autres réflexions, qui représente une menace de mort. C’est un trouble cardiaque. Cardiaque ? Suis-je moi-même cardiaque ?
Ne dramatisons pas la situation, n’ajoutons pas le drame à la préoccupation. Non, il ne s’agit que de battements qui ne n’effectuent pas au bon moment. Cela s’appelle des extrasystoles. La sensation immédiate est celle d’un arrêt du cœur, puisqu’il ne bat pas au moment attendu. Puis qui bat juste après. Ouf ! Je respire (et vit) de nouveau. Lorsqu’on ne ressent pas de véritables coups dans la poitrine, ça passe presque inaperçu.
A quoi sont dus ces dérèglements ? Euh, à rien de bien précis. C’est un symptôme. En gros, si on est bien portant, et surtout sportif, c’est relativement fréquent. C’est bon signe lorsque ça disparaît avec l’effort. Mais si cela survient à l’effort – ce qui n’est pas mon cas – c’est inquiétant. Car alors c’est un signe annonciateur d’un futur accident cardiaque … ça fait froid dans le dos.
Froid partout même. C’est glaçant. La grande faucheuse rode. L’ombre de son grand manteau noir plane, avance, gigantesque, horrible, impalpable. Le cœur pourrait s’arrêter. La pompe ne fonctionnerait plus. D’un moment à l’autre. A chaque pas ou pourrait ressentir une terrible douleur, et s’effondrer, étouffé puis inerte. Tomber dans le coma. Je n’avais vraiment jamais tant ressenti l’indispensable bon fonctionnement de l’organe. Clamser en quelques secondes, c’est possible. A ma portée ? Je ne le sais pas encore. Futur insuffisant cardiaque ? Je n’espère pas, mais c’est possible. Greffé du cœur ? N’exagérons rien, cependant tout peut si vite arriver.
Et voilà donc qu’en quelques secondes on passe de l’insouciance du bien portant à l’état maladif permanent, et qu’on prend conscience : du vécu des personnes qui ont une longue maladie grave, de l’importance de la médecine, qui prononce les sentences et les remises de peine, du bouleversement que peuvent être certaines maladies.
Je serai fixé prochainement sur mon « sort ». Je te raconterai !