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  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
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Mercredi 17 janvier 2007
The Mars Volta est né du hiatus d’un groupe, originalement formé au Texas (El Paso), qui a atteint la lisière du mythe : At the drive in. J’aurai certainement l’occasion de faire un article sur ce groupe au punk rock bigarré, mélodiquement très oscillant, doté d’une lead guitar claire, trépidante, survoltée. Le groupe s’est auto-congelé en 2001, aux portes du succès populaire.

Deux de ses membres, Cedric Bixler-Zavala et Omar Rodriguez-Lopez ont alors fondé The Mars Volta, et ont sorti depuis 3 albums. Je vous présente Frances the Mute, le deuxième, sorti en 2005.


L’album est constitué de 3 titres puis deux suites, elles-mêmes composées de plusieurs titres : « Miranda That Ghost Just Isn't Holy Anymore » et « Cassandra Geminni ».

Le fond de l’air reste rock, les ingrédients qui le constituent sont là, notamment l’instrumentation. Mais la rythmique et les mélodies, si parfois elles lui empruntent ses habitudes sur certains titres, sont souvent constituées sur un autre fond, plus proche du funk, avec énormément de liberté et de variations, ce qui rapproche certains passages d’une pratique proche du jazz.

Ce qui est frappant, c’est la longueur de certains morceaux (3 au-delà de 10 minutes, 3 autres au-dessus de 5 minutes), et la variété très importante des rythmes, toujours trépidants et bourrés d’énergie, des instrumentations, des mélodies tout au long de l’album : beaucoup de riffs de guitare, quelques réflexes punk mais qui ne constituent pas la matrice du son, venant simplement l’agrémenter, l’électronica est très présente et passe quelques moments sur le devant de la scène, en nappes, en brumes qui envahissent progressivement tout l’espace sonore, large spectre d’inspiration (samba, psychédélique [guitares en écho et distorsions longues], western), des intrusions d’enregistrements de rue ou de forêt, textures sonores très variée, allant jusqu’au piano, saxophone, trompette, cordes, flûte, orgue Hammond, aucun temps mort, frénétiquement éclectique (sur les deux premiers morceaux, la tonalité change presque toutes les 30 secondes)... En un mot, une énorme richesse musicale dotée d’une forte fièvre rock qui plane entre jazz et funk. Impressionnant !

Récit du premier morceau :
début en son de guitare sèche, voie du chanteur en réverbération, puis
rythmique percussion – basse – lead guitar de base funk punkisée (répétition du motif sans variation), on dirait du Red Hot Chili Peppers mélodiquement et rythmiquement suralimenté, très vite solo de guitare,
changement de rythme, un espace musical s’ouvre avec apparition du son synthétique,
retour aux sources (guitare simple, légèrement augmentée d’un fond synthétique) qui s’amplifie en riff de guitare aigües, métallique, parcourues de réverbérations (échos), finissant en crescendo d’assaut sonores,
retour du chant sur cette base, soutenue par des sons de corde synthétique, finition en riff de guitare sur roulement de percussion,
et on repart pour un tour : base funk punkisée, qui se détend dans des espaces denses où chaque instrument reprend la base en la ralentissant et l’enrichissant,
mais là : transition pour une bulle synthétique (électronique) d’où émerge une rythmique de transe techno parcouru d’extraits d’enregistrement de son de la rue (conservations, circulation),
qui lance le deuxième morceau.

Ouf ! Tout cela en 13 minutes et 2 secondes. Je n’ai pas vu le temps passé.

Bref, c’est adorable et je vous le conseille.
par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Vendredi 5 janvier 2007
Et ça rime.

Il y a des moments comme ça où la musique qu’on découvre n’apporte pas de réelle découverte excitante. Dans la playlist récente, mis à part Escape the fate, les Sparta, 98 Mute, Hot Water Music, Deerholf, Drive like Jehu, Yo La Tengo ou Cursive n’apportent pas la jubilation recherchée, qui peut, en poussant le son un peu fort, en forçant légèrement sur les basses, vous euphoriser, faire luire la transe là-bas à l’horizon comme une sirène qui vous hèle.

C’est le moment de se dire « Qu’est-ce que je ressortirais bien maintenant pour retrouver l’instinct punky ? ».

Les noms remontent vite : Exsonvaldes, At the drive-in, Nirvana, Sonic Youth, Eiffel, Sebadoh … puis survient, sans qu’on l’attende cette fois-ci : L7.

Alors je remets « Bricks are heavy » (1992). Une guitare rauque, sourde, longue, qui balance une mélodie de fond comme une houle portante, sans être agressive, des percussions régulières, rapides sans virer à la guerre de tranchée, ou à la pétarade, caisse claire et charleston métronomiques, de même que les coups de boutoir de la grosse caisse – on croirait entendre AC/DC sur certains passages –,  une lead guitare qui se lance en rifs sans arrêt, oscillants, filant sur la houle du fond, des mélodies qui balancent, enchaînées en boucle comme il se doit, une voix forte qui n’est pas un cri, tout aussi longue, parfois tremblante, plus sage que sur les autres albums d'ailleurs.

Dans un genre voisin, juste après, « Smell the Magic » sonne plus fort, plus rapide, certains titres lardés de cris, plus énervé.Ce groupe de filles californiennes (L.A.) déchaînées, sauvages, symbole des riot girls des années 90, s’efface lentement de la forêt musicale, il est d’ailleurs gelé (sans être dissous). Heureusement des groupes comme Peaches, plus récent, raniment avec la même énergie, dans un style différent, la flamme du punk féminin.


PS : droit d’auteur oblige je ne peux malheureusement pas mettre ne serait-ce que des extraits des titres. Dommage …
par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Jeudi 21 décembre 2006

Non, il ne s’agit pas, encore une fois, de la Gauche antilibérale, mais d’un groupe post-hardcore / screamo dont le deuxième album est sorti récemment, il s’intitule « Dying is your latest fashion ». Bon, pas franchement dans le style Jeanne Balibar ou Laurent Voulzy. Beaucoup plus électrisé et noir.

Rythme rapide et répétitif, marque de fabrique du punk, entraîné par une batterie carabinée - mitraillette, voix à la limite du cri, mais gardant sa modulation, guitares métal, un peu de synthé en fond. Proche de sons connus, comme Millencollin ou Pennywise, agréable à entendre, speedant, pas de temps mort, intense, varié. Beaucoup plus mélodique qu’on pourrait le croire, ce qui donne des mélodies hyper saturées mais audibles. Et des guitares qui descendent dans les basses sur certains morceaux, élargissant le spectre et rendant l’atmosphère encore un peu plus ondulante. Sur d’autres une double voie (l’une plus « sage », l’autre carrément dans le cri voire outre-tombe), avec un accompagnement en fonction (guitare en riffs ou mélodiques / guitare agressives et sinistres). Des intros toujours efficaces, en nappes souvent (une première mélodie, puis la montée en puissance des guitares et des percussions puis … le décollage). Des murs sonores, des passages parfois heavy metal voire death metal …

Bon, ils sont un peu mytho les membres du groupe, surtout le leader, Ronnie. « Nous allons être ce changement dans la musique (rock). J’ai une vision. Je veux que les gens s’amusent et lèvent leur poing en l’air ». Tout en se voyant star intouchable dans sa limousine et héro-s des stades.

En tout cas pour le moment c’est … très efficace.

Voir ici si vous voulez en savoir plus sur le groupe, et écouter 2 titres de leur dernier album.

par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Vendredi 15 décembre 2006

En ce temps-là j’avais … 19 ans ! Et je n’étais pas à écouter cet album (je devais être dans Frank Black, Nirvana, Magnapop ...), que je trouve aujourd’hui vraiment aérien, fluide …


Rythmique légère, voix douce qui résonne dans les airs, longues syllabes, guitare pure, lisses, sures, qui chantent littéralement, qui teintent, en toile de fond … Quelques consonances celtiques ou moyen-orientales, une dominante maritime, océane, une véritable mer intérieure de musique.

Un album hanté par des sirènes qui auraient choisies Brocéliande comme île et Voulzy comme victime passionnée.

Un petit extrait des textes pour finir :

Tout au bout d’la plage là-bas
Mon cœur se plaint
C’est à vingt miles de la ville
Des dunes sans rien
Une maison de bois cassé
Et moi dedans
Elle est partie pour l’Europe
Par l’océan

Je suis désolé
Comme ces quelques planches
Abandonnées, laissé
Sur le sable aride
Un bungalow vide

par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Jeudi 7 décembre 2006


Une voix qui aux premiers sons ressemble à celle de Barbara, mais plus rien à voir passées les premières secondes. Dans son dernier (et deuxième) album, ‘Slalom Dame’, Jeanne Balibar, d’abord connue pour être actrice (de cinéma – pour Despléchin par exemple - , de théâtre, de télévision) mais également chanteuse, déroule des chansons aux mélodies ni tranquilles ni agitées, rapides, vives, toujours tendues, tantôt virevoltantes tantôt inquiètes sur des paroles parfois douloureuses, au bord du malaise, de la chute (« Je me mutile / c’est bien utile / pour attirer / ton attention / je me taillade / feint la noyade / et les tourments / de la passion. Peine perdue / tu n’as rien vu / peine … perdue », titre Cinéma).

Les tonalités changent d’un morceau à l’autre, tantôt rock, puis electronica, en général assez saturées, piquetées, parcourue de petits éclairs.  L’instrumentation rebondit sans cesse (violoncelle, piano, guitare sèche / électrique, électronique, cuivres, percussions, basse), semée de longues sirènes évanescentes par la lead guitar.

Les textes sont très ciselés, touchants, véritables ruisseaux de mots. L’une des chansons que j’apprécie le plus (« Deux fois ») dit ainsi :

(…)
Ce grand mouvement blanc / allant, chevauchant / c’est mon maître étalon / plus rapide que ma chanson / ce chevalier absent / silence assourdissant / efface l’horizon / et dépasse le mur du son.
Tu vois tout seul que ma voie te chante / il était une fois voilà tout  / ce que ma voix t’envoie dans une vie deux fois / te voir écouter ma voix voilà / ce que dit ma voix chanter pour toi / il était encore une fois toi et moi.

Ce nuage menaçant / roule au gré du vent / gris, sale il inonde / mon cœur d’une pluie de plomb.
(…)
par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Jeudi 30 novembre 2006
Voici un aperçu d'une partie de ma playlist musicale :

AC DC, Alain Bashung, Ali Farka Toure, Arctic Monkeys, Arild Andersen Group, Art Brut, Astral Projection, Auf Der Maur, Babes in Toyland, Benjamin Biolay, Black Dice, Black Uhuru, Brad Mehldau, Brigitte Fontaine, Cake, Can, Cesaria Evora, Chuck Berry, Dead Kennedys, Edith Piaf, Eiffel, Elvis Presley, Eric Legnini Trio, Everclear, Explosions In The Sky, Exsonvaldes, Fabulous Troubadors, Fu Manchu, Fugazi, Green Day, Habib Koité, Hallucinogen, Hole, Husker Du, Interpol, James Brown, Jawbox, Jean-Louis Murat, Jefferson Airplane, Jimi Hendrix, Joe Dassin, Keith Jarrett, Kyuss, L7, Laurent Voulzy, Led Zeppelin, Lemonheads, Liars, Luciano Cilio, M, Mariza, Melvins, Mercury Rev, Minor Threat, Moby, Mogwai, Nada Surf, Nebula, Nofx, Noir Désir, Norah Jones, Oneida, Otis Redding, Peaches, Pearl Jam, Pennywise, Pere Ubu, Phoenix, Polnareff, Pram, Presidents Of The United States Of America, Pulley, Rancid, Renaud, Rokia Traore, Royal Trux, Sebadoh, Serge Gainsbourg, Sergent Garcia, Sex Pistols, Sonic Youth, Soundgarden, Suicide, Superbus, Superchunk, Supergrass, Talking Heads, The Beach Boys, The Clash, The d4, The Datsuns, The Fiery Furnaces, The Grateful Dead, The Hives, The Rolling Stones, The Stooges, The Strokes, The Velvet Underground, The Warlocks, Tom Vek, Tortoise, Virgin Prunes, Ween, Yo La Tengo

Si vous aimez aussi, faites le savoir ! Ou si vous ne connaisez pas, vous pouvez demander !
par L'Arrosoir publié dans : Musique
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