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  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
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Plus personnel

Jeudi 16 novembre 2006
Bonjour à tous.

Le titre (Arbre Blanc) se veut une métaphore à la fois sur la couleur et la stabilité du contenu. Il possède par ailleurs une signification secrète pour moi.

Sur l'auteur : homme, 33 ans, français, résidant à l'étranger, (presque) marié, 2 enfants petits (3 et 4 ans), CoTiPReGraCapIn-FaDéVA (Consultant Tirant Profit des Revenus du Grand Capital International mais Farouchement Déterminé à ce que la Vie coule Ailleurs), beaucoup étant généralement CoTiPReGraCapIn mais peu FaDéVA.

Joueur d'échec [au sens propre, un peu au figuré] sans en avoir beaucoup le temps, amateur et connaisseur du vin, hypercholesthérolémique il paraît, surement pas hypocondriaque, lecteur de littérature relevée et de poésie jaillisssante, n'aimant pas StarAc, ancien-nouveau surfeur, ancien cinéphile boulimique, gastronome et cuisinier / pâtissier à mes heures, écoutant des musiques modernes, parfois assez connues parfois pas du tout (connaissez-vous The Fiery Furnaces? Kyuss?), majoritairement anglophones.

Lorsque j'étais petit, je voulais devenir un amalgame penseur-écrivain-artiste-tribun-meneur-amoureux-3/4. Je trouve ça toujours intéressant.
Par L'Arrosoir
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Mardi 21 novembre 2006

Jusqu’à il y a peu, mes problèmes de santé ne m’atteignaient pas vraiment. Il s’agissait juste de gênes passagères, un nez bouché, un mal de tête ou de gorge rendant l’existence un peu plus fatigante, les nuits plus difficiles. Et cela passait toujours en quelques jours. Mais là … voici que parmi ces problèmes il y en a un qui m’a plongé dans d’autres réflexions, qui représente une menace de mort. C’est un trouble cardiaque. Cardiaque ? Suis-je moi-même cardiaque ?

Ne dramatisons pas la situation, n’ajoutons pas le drame à la préoccupation. Non, il ne s’agit que de battements qui ne n’effectuent pas au bon moment. Cela s’appelle des extrasystoles. La sensation immédiate est celle d’un arrêt du cœur, puisqu’il ne bat pas au moment attendu. Puis qui bat juste après. Ouf ! Je respire (et vit) de nouveau. Lorsqu’on ne ressent pas de véritables coups dans la poitrine, ça passe presque inaperçu.

A quoi sont dus ces dérèglements ? Euh, à rien de bien précis. C’est un symptôme. En gros, si on est bien portant, et surtout sportif, c’est relativement fréquent. C’est bon signe lorsque ça disparaît avec l’effort. Mais si cela survient à l’effort – ce qui n’est pas mon cas – c’est inquiétant. Car alors c’est un signe annonciateur d’un futur accident cardiaque … ça fait froid dans le dos.

Froid partout même. C’est glaçant. La grande faucheuse rode. L’ombre de son grand manteau noir plane, avance, gigantesque, horrible, impalpable. Le cœur pourrait s’arrêter. La pompe ne fonctionnerait plus. D’un moment à l’autre. A chaque pas ou pourrait ressentir une terrible douleur, et s’effondrer, étouffé puis inerte. Tomber dans le coma. Je n’avais vraiment jamais tant ressenti l’indispensable bon fonctionnement de l’organe. Clamser en quelques secondes, c’est possible. A ma portée ? Je ne le sais pas encore. Futur insuffisant cardiaque ? Je n’espère pas, mais c’est possible. Greffé du cœur ? N’exagérons rien, cependant tout peut si vite arriver.

Et voilà donc qu’en quelques secondes on passe de l’insouciance du bien portant à l’état maladif permanent, et qu’on prend conscience : du vécu des personnes qui ont une longue maladie grave, de l’importance de la médecine, qui prononce les sentences et les remises de peine, du bouleversement que peuvent être certaines maladies.

Je serai fixé prochainement sur mon « sort ». Je te raconterai !

Par L'Arrosoir
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Lundi 27 novembre 2006

A force de courir partout, de recevoir le WE, de devoir partir toute la semaine en formation (retour en France !!!), de faire des calins à ma belle, d’apprendre l’italien, de s’occuper des enfants, de s’entraîner aux échecs, d’aller prendre un verre chez les voisins, de s’essayer au grec ancien, de lire des poèmes de Victor Hugo, d’écouter Jeanne Balibar, de lire l’article de Diego Melchior sur la tentation Rouge-Brune et de préparer une réponse, de lire les posts de Libé … je n’ai pas le temps de construire des articles très fouillés. Mes activités virent au kaléidoscope !

J’ai juste le temps de faire un petit focus sur mes activités du moment. Alors je suis dans un monde étrange, un champ clos, dans l’humidité brune du moment, un palais moderne, très confortable, tout neuf, parlant anglais toute la journée (même avec des Français …), dans une atmosphère dont l’unique raison d’être est le business, les affaires, la technologie, le networking, l’activité de groupe, le challenge, en plein KotiprégrâCapain. Occupé du matin au soir, ne pouvant même pas profiter des splendides extérieurs, des sous-bois froids, vaporeux, mornes, de la noirceur des arbres, des trous d’eau. Et ceci va durer 5 jours ! Heureusement qu'on arrive à parler un peu de nos cultures respectives ...

Ceci me rappelle un épisode similaire où, n’y tenant plus, j’avais fui un semblable paradis artificiel pour me promener de nuit sur les routes, dans la campagne. Ivre de liberté, lançant des phrases qui devaient parler aux champs et aux fossés. Heureusement en parfait secret !

Et lorsque j’aurai plus de temps, je pourrai trouver les mots pour décrire la mer des nuages gris qui s'enfuyait l'autre jour. Savez-vous qu’une minute c’est très court, et que dans une journée j’arrive rarement à en avoir plus de 960 ? Un calcul à finir dans une retraite, bouddhiste, ça …
Par L'Arrosoir
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Vendredi 22 décembre 2006
Joyeux noël, bonnes fêtes à tous !

Et rendez-vous après quelques jours de repos ...
Par L'Arrosoir
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Mercredi 3 janvier 2007
Qui ? Mon cœur, pardi ! Après examen, je n’ai pas d’atteinte paraît-il, tout est normal. Enfin, j’ai tout de même fait disparaître la consommation de caféine / théine  de mes habitudes, car ce sont ces substances qui me causent des extrasystoles. Je vais faire une pause puis reprendre doucement pour voir.

Ce sera donc un épisode mystérieux, sans cause identifiée, si ce n’est quelques excitants apparemment. Trop de prise ? Il est vrai qu’à 2 cafés par jour (voire plus) depuis plus de 10 ans, avec un goût prononcé pour l’expresso italien, ça use. Sans carburer comme Balzac ! Mais quand on arrête, on s’aperçoit combien la fatigue était là, cachée sous l’excitation du coup de fouet matinal, sous le sursaut post dinatoire, sous l’innocent havre des machines de distribution, sous l’accessoire divertissant des réunions ! Et qu’à force de ponctionner la machine, elle s’use et vous fait des signes.

Des signes de présence, de fragilité, c’est le retour du rapport inquiet au corps, comme lorsqu’en pleine grippe, les viscères en ébullition, le sang qui cogne, les frissons qui courent, les suées qui noient, les douleurs diverses qui font gémir, les drogues qui imprègnent, les délires qui emportent, on n’est plus très sûr que ce n’est qu’une grippe … que ça va passer … qu’on va pas aller faire un dernier tour en barque sur ce maudit fleuve … qu’on reprendra un rapport serein avec la gangue rapprochée, indissociable, sans laquelle nous ne sommes que NEANT.

Au passage, j’ai appris quelque chose : que certaines bactéries peuvent endommager le cœur, plus exactement les valves cardiaques. En particulier lorsqu’on a des angines. Et quoi, « les antibiotiques c’est pas automatique », c’est une connerie ? Mon père-médecin dit que oui, à cause de ce risque, et je suis assez enclin à suivre son avis autorisé.

A moi maintenant de surveiller l’équation suivante : excitants + stress + fatigue + manque de sport + cholestérol = facteurs de risques cardiaques.
Par L'Arrosoir
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Jeudi 11 janvier 2007

Aïe ! Ma douce a fait une mauvaise chute hier et s’est fracturé la jambe droite. La fracture n’est pas complexe (une seule fracture) mais nécessitera peut-être la pose d’une plaque dans la semaine qui vient. Et est assez handicapante pour les déplacements, vous vous en doutez bien. Enfin, même si elle a eu très mal hier, la nuit s’est bien passée et ce matin la douleur était un peu moins forte quoique toujours présente. Malgré un peu de foie gras et de vin d’alsace pour se réconforter (hier soir hein, pas ce matin)…

Nous allons donc nous organiser pour que la famille continue à tourner, et en attendant de nous faire aider je vais plus m’y consacrer. Donc ne vous attendez pas à une avalanche d’articles !

 

 

Par L'Arrosoir
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Lundi 29 janvier 2007
Je sentais bien tous les thèmes de ce billet hier, sous l’influence d’une douce euphorie d’origine sportive et vinicole, dans l’après-midi. Aujourd’hui c’est un peu retombé. La nuit m’a imposé deux réveils, l’un pour Inès, tombée du lit, l’autre pour Gilles, qui cherchait son nounours dans une posture improbable, vers le fond de son lit, enfoui sous la couette, couché à la perpendiculaire.

Ou comment de visions lucides et bien démarquées hier je suis passée à une bouillie plutôt difficile, mais néanmoins devant sortir aujourd’hui, car relative au week-end. Pas la peine du faire du non-sens en pleine semaine …

Samedi commençait par un orage, un sentiment de révolte, une ébullition, qui venait frapper mes tempes et me dire : « Tabula rasa, il faut aller droit aux passions, percer la grisaille, se jeter sur les éléments qu’on adore et se débarrasser des autres. Courir vers la plage, partir à la voile, surfer sur les vagues, quitter les chemins battus et rebattus, rejoindre le monde sauvage, beau et imprévisible, courir après le lac de montagne, celui-là tout en haut, qui est pur et préservé, encore secret, où l’homme n’a pas imprimé sa marque hideuse, indélébile, citadine, urbaine, où tout n’est pas tracé, canalisé, prémâché, écrit, filmé, enregistré, muséifié ! Foncé avec la rage de l’ado, sans sa souffrance, poser un regard neuf et vif, penser les utopies les plus folles ! »

L’ajustage et le montage de quelques étagères à la cave me firent écumer, et je rejoignis le plancher des vaches à midi.

L’après-midi, course à Bruxelles. Bruxelles est une sorte de labyrinthe. Pour trouver quelque chose, c’est bien souvent le bouche à oreille qui fonctionne. Gilles, 4 ans et demi, étant convié à une fête d’anniversaire hier, je suis parti en expédition avec les 2 lutins samedi après-midi à la chasse aux livres d’enfant, armés de deux vélos. Fort bien renseigné par Françoise-ma-douce, qui reposait sa jambe cassée-mais-maintenant-consolidée dans la chaleur des pénates, j’avais pour objectif une librairie dite « Amstramgram ».

Magnifique ! Jamais vu autant de livres pour enfants aussi intéressants, un étalage aussi riche. Même si il n’y avait plus le « Prince de Mots Tordus », qui était le trophée à décrocher, j’ai eu bien du mal à choisir parmi toutes ces histoires intéressantes. J’ai finalement préféré « Le piano de bois » et « Ameuline Fourchetordue » devant d’autres histoires de magiciens, de boucle d’or, de cacatoès ou même carrément des pièces de théâtre pour les petits.

Puis les 2 petits ont été s’oxygéner dans le bois de la Cambre, qui est dans Bruxelles, et qui est fermé à la circulation auto le WE. Affublé d’un tricycle que je prenais en remorque grâce à une ficelle et d’un vélo à roulettes, nous voilà partis pour aller voir les canards, les poules d’eau et les signes, sous un ciel légèrement larmoyant.

Ainsi passa le samedi, qui s’acheva par la dégustation d’une truite fumée toute droit sortie de nos vacances dans le Jura (Foncine-le-Haut), qui fut secondé par des magrets rôtis à la poêle.

Je n’avais du coup pas beaucoup avancé dans ma liste de tâches. Oui, le WE je fais une liste, vu le nombre de choses à faire. En voici le résultat : tout est barré ou presque, l’objectif a été atteint. Nous appelons cela « L’organisation scientifique du samedi », autrement dit la mise en place d’une structuration saine en résultat mais peu propice au plaisir …


Le dimanche fût donc également consacré au menu plaisir de barrer les choses faîtes. Notamment : faire du petit bois pour la cheminée (c’est l’un des privilège de Bruxelles : l’habitat y est encore largement de type maison, avec cheminée, jardin …, même si ces derniers temps les prix pour ce genre de demeure s’envolent), ou bien encore aller au marché du dimanche, autour de la maison communale (appellation locale de la mairie), pour y recueillir de la délicieuse charcuterie italienne et du gorgonzola, des fruits et légumes et des croquettes de crevettes (sorte de petit pain de béchamel parsemé de crevette, enrobé de chapelure, à frire), ou bien encore à se ravitailler en excellent pain et pâtisserie à la boutique « La charlotte royale ».

Autre privilège bruxellois, celui de pouvoir se lancer, sans risquer l’enfumage des poumons, dans un footing dominical autour d’étangs et dans les bois, depuis son domicile, en courant sur autre chose que du macadam ou du béton. A l’occasion, je vous présenterai le parcours en image, ça m’amuse.

Le dimanche atterrit doucement dans une fin humide, où, au coin du feu, aux sons de quelques musiques brésiliennes, nous devisâmes, avant que je tente de réchauffer ma lecture de « Loin de Chandigarh », qui ne m’enchante guère, et dont je vous parlerai si un jour j’arrive au bout de ce pavé.

Bonne semaine !
Par L'Arrosoir
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Mardi 13 février 2007
Voici que sur l’écran multicolore Internetisé est tombé un document contenant 100 propositions, intitulé « Le pacte présidentiel » (disponible ici pour ceux qui souhaite cueillir la chose). Un peu comme un chamois qui aurait trouvé un pot de confiture, j’ai mis un peu de temps à trouver le côté par lequel le prendre. Car à le lire par le menu, puis à tenter de le mettre en perspective, je me suis vite aperçu qu’il manquait quelque chose pour que la démarche soit plus objective. Cet exercice peut tourner à la consommation de propagande, et j’ai retrouvé un stigmate que j’avais exposé il y a quelques semaines dans cet article : la sensation de gober des réponses dictées dans un cadre de pensée qu’il faut s’approprier pour pouvoir saisir le message.

Je vous expose donc la démarche que j'ai décidé d'utiliser pour se faire une idée parmi la myriade d’idées, de propositions, de projets exprimée par les uns et les autres, sans avoir le tournis de la girouette et sans céder aux charmes de la forme, à la posture, à l'image pure.

L’idée, c’est de lire une proposition en regard d’un besoin. Après tout, un projet doit répondre à des attentes, des nécessités, des objectifs. J’ai donc commencé par définir ces besoins, de manière à juger chaque programme, tant du point de vue de sa prise de conscience des problèmes qui me viennent à l’esprit, que du point de vue de ceux que je n’avais pas à l’esprit, et des solutions concrètes, gages de réussites, qu’il prévoit.

Je raisonne par cercle de nécessité, du plus nécessaire au plus accessoire, de manière à pouvoir juger des priorités de chaque discours. Je tente également de m’éclairer en évoquant certaines manières de faire plutôt que d’autre.

Cercle 1 : Lutte contre l’exclusion sociale

Un vocable qui a marqué les esprits en 1995, retourné à  l’anonymat du langage, mais qui à mon sens est LA priorité. Cette lutte doit, à mon sens, répondre à trois problèmes.

Le premier problème d’exclusion, c’est celui des sans logis, qui sont dans une situation sanitaire, morale, sociale inacceptable. Ils sont environ 86 500 en France. Pour ceux-ci, il faut permettre de gérer l’urgence, éviter le pire, bref, avoir une présence humanitaire pour eux, et tenter de les sortir de ces marécages, en les aidant, en les suivant, en les réinsérant.

Le second problème d’exclusion, moins aigu pour les personnes que le premier, mais quantitativement beaucoup plus important, et porteur de rébellion sociale, c’est l’exclusion dans les banlieues. Les 40% de jeunes au chômage dans ces quartiers, leur isolement dans des ghettos, créé une situation explosive, qui a déjà explosé une fois, et qu’il faut résoudre par des moyens d’actions qui doivent prendre en compte : la prise en charge des exclus, non pas par des escadrons de police mais par des escadrons de travailleurs sociaux, leur insertion sociale, en les formant et leur trouvant un emploi, et probablement leur réinsertion républicaine. Pour ceux qui seraient tentés, dans ces quartiers, de glisser vers cette désespérance, et qui sont aujourd’hui scolarisés, il faut à tout prix que l’éducation et la formation qui leur est délivrée soit meilleure qu’aujourd’hui. Enfin, globalement, l’image des quartiers doit être améliorée, et je pense que le concours de ceux qui en sont issu et qui se sont insérés est crucial.

Le troisième problème d’exclusion concerne les immigrés sans papier, qui, lorsqu’ils sont insérés, ou lorsqu’ils fuient les traitements contraires aux Droits de l’Homme, ou lorsqu’ils sont en harmonie avec nos valeurs, doivent être accueillis à bras ouvert, et quelque soit leur cas, accueillis dignement et pris en charge rapidement.

Cercle 2 : Lutte contre la pauvreté

Ceci concerne des profils variés de personnes : actifs, chômeurs, étudiants, retraités, handicapés. C’est dans ce cercle qu’on trouve le potentiel d’exclu, car leurs ressources sont faibles. Ce cercle se caractérise par la difficulté à répondre à des besoins primaires tels que se soigner, se loger, se chauffer, se nourrir, se distraire un peu. Bien sûr, la solution de fond, pour les actifs, les chômeurs et les handicapés, c’est toujours de pouvoir prendre l’ascenseur social : trouver un job tout court ou un job mieux payé. Sans cette solution, c’est le désespoir, la déprime, l’abnégation qui s’installe. Mais cet ascenseur étant capricieux, il faut trouver des palliatifs aux situations d’urgence. Dans ce domaine, la priorité, c’est la santé, qui doit être prise en charge par l’assurance sociale pour être accessibles à toutes les populations menacées dans ce cercle. Ensuite, c’est, pour les actifs, chômeurs, retraités et handicapés, le logement social ou l’aide au logement, en fonction des besoins. Pour les retraités, il faut également traiter le problème des petites retraites, et trouver le bon seuil auquel doit se situer le minimum retraite, qui est aujourd’hui à 503 euros par mois. Je trouve ce chiffre choquant. Pour les étudiants, dont certains s’endettent pour pouvoir se payer leurs études, il est nécessaire d’accroître l’offre de service public pour eux, en termes de logement, et peut-être de revoir le système des bourses.

Cercle 3 : Renouvellement démocratique et égalité des chances

Le renouvellement de la démocratie représentative est urgent, et l’introduction de dispositifs participatifs ne doit masquer cette urgence. J’appelle de mes vœux, en priorité, une VIème république, où le président de la République ne serait plus élu au suffrage universel, perdrait ses prérogatives de chef de l’exécutif et de chef des armées au profit d’un premier ministre désigné par un parlement renouvelé, dont les députés seraient élus à la proportionnelle pour les 2/3, tout les 5 ans, en alternance avec une désignation de 10 représentants par région, à la majorité simple par les assemblées régionales (elles-mêmes déjà élues à la proportionnelle) par exemple. Le Sénat serait dissout. Des organes de consultation et de débat avec les citoyens, à l’échelle des départements ou des villes, seraient créés.

Dans le domaine de l’égalité des chances, la république et l’Etat doivent imaginer des moyens d’action pour mettre concrètement en œuvre cette égalité, qui est présente en droit, que ce soit par de la discrimination positive, par le respect des différences, la promotion des valeurs communes, par la vigilance vis-à-vis des tendances de repli des communautés sur elles-mêmes.

Cercle 4 : Lutte pour une société écologique

La lutte pour une société écologique, qui soit la plus respectueuse possible de l’environnement, doit urgemment traiter le problème du réchauffement climatique, réduire les émissions de gaz à effet de serre, diminuer le recours aux énergies renouvelables productrices de CO2 (pétrole, gaz, charbon), et prendre en compte le problème liés aux déchets de toute sorte que nous générons, fussent-ils du plastique ou du plutonium. Dans ce domaine, il est impératif, pour prétendre agir, de doter l’Etat d’un organe dédié à cette question, qui devra étudier les perspectives, les scénarios envisageables pour réduire tout ces problèmes. Il est également indispensable de porter cette question dans une instance internationale. Il n’est pas certains que nous ne devions pas réduire notre consommation d’énergie de beaucoup, réduire nos déplacements, voire même réduire la croissance, ou organiser la décroissance, des activités économiques qui compromettent tout ces objectifs.

Cercle 5 : les autres … ils sont nombreux !

Après, je ne trouve plus opportun de hiérarchiser, car les problématiques ont des priorités voisines, qui sont assez couplés entre eux, à mon goût. Je parle donc de … secteur (qui a dit camembert ?). La liste ici n’est pas limitative et peut évoluer avec le temps. Je ne parle pas par exemple de sécurité (on en a déjà une forte dose, pas la peine d’en rajouter),

Secteur Santé publique

Dans ce domaine, il faut maintenir, sans relâche, un haut niveau de qualité des soins pour tous. Il est inenvisageable de voir des soins conditionnés à des ressources. Il faut également poursuivre la lutte contre les maladies graves, et se battre pour éviter de voir se transformer les souffrances, les faiblesses, les maladies des uns en profit des autres.

Secteur « Vivre ensemble dans l’ascenseur social ».

Cet ascenseur, cela fait plus de 30 ans qu’il ne satisfait pas toutes les demandes. Il doit permettre d’augmenter les revenus net (hors inflation) des personnes, avec un équilibre entre indexation (salaire minimum) et négociation, leur fournir des revenus du travail, et la possibilité de la mobilité professionnelle. J’oserai également dire qu’il doit permettre de monter en harmonie avec ses voisins, et que les facteurs d’antagonisme social doivent être jugulés. La lutte contre le chômage est une des priorités de ce cercle, mais, plus largement, comme déjà exposé dans un article passé, c’est aussi l’économie qui doit ici être discutée de manière à plus justement redistribuer la valeur ajoutée aux salariés, valoriser l’emploi. En tout cas, il faut lutter contre le chacun pour soi, la dérégulation, la loi sauvage du marché, et agir, pas simplement limiter les dégâts, pour structurellement aller vers une économie plus collective. Concernant une éventuelle stratégie de croissance, ce point est à discuter avec précaution, en raison du cercle « Lutte pour une société écologique ». Dans ce cercle, il ne faut pas oublier le rôle de la Justice dans le vivre ensemble, qui doit être dotée des moyens de son fonctionnement et de son humanité (amélioration des conditions d’incarcération) pour arrondir les angles des conflits et les sociabiliser. Enfin ce cercle doit absolument bénéficier d’un système de formation plus efficace, et je pense qu’il faut arriver à dissocier, dans l’enseignement, ce qui est de l’ordre de l’éducation et ce qui est de l’ordre de la formation. Oui, le rôle de l’école c’est d’éduquer, mais aussi de FORMER.

Secteur « Nous faisons partie de l’Europe »

Il est essentiel de prévoir un RENFORCEMENT de la construction Européenne, au travers d’une REORIENTATION de l’Europe pour en faire une puissance publique dotée de prérogatives sociales et de rouages plus démocratiques. Les réponses nationales à des problèmes internationaux sont et seront de plus en plus inappropriées, et le politique de plus en plus mal à l’aise et en crise sur ces bases. Seule l’Europe peut, à long terme, nous permettre de sauvegarder le principe d’une intervention publique en nous protégeant de la globalisation. L’ouverture vers l’Europe doit s’amplifier, par exemple sous forme de bourses d’apprentissage des langues, comme cela est fait en Belgique, ou une mise en place à plus grande échelle des écoles européennes. En matière de démocratie, les représentations nationales et européennes devraient émaner des mêmes élections. En clair, la désignation du parlement national et du parlement européen doivent fusionner, et le calendrier des élections en Europe doit être harmonisé. La Commission doit devenir, à mon sens, à terme, un Etat, une puissance publique dont l’objectif ne serait plus uniquement la mise en œuvre d’un marché unique ou de politiques régulatrices, mais de gouverner, de concert avec les nations, l’Union Européenne. L’Europe sociale est à construire, et pourrait prendre la forme d’un salaire minimum européen et la mise en œuvre d’une protection sociale de base (emploi, maladie / accident du travail, exclusion, retraite) par l’Europe, complétée par chaque pays suivant ses désidérata. Enfin, il faut mettre en place une constitution apolitique, dans laquelle aucun principe de teinte libéral, marxiste ou étatiste n’est mentionné.

Secteur Réforme de l’Etat

Je souhaite qu’on sorte de l’Etat qui résout tout, tout seul, par le haut. L’Etat doit développer l’appui sur d’autres corps, et en particulier le corps associatif et celui des travailleurs sociaux. Je pense de plus en plus que l’Etat doit s’entourer de partenaires (publics ou privés) pour mener à bien son action, et qu’il ne doit pas nécessairement être à la fois le prescripteur et l’exécuteur. L’Etat doit apprendre à déléguer pour tout les sujets où cette « sous-traitance » ne compromet pas l’exécution des objectifs ni l’optimisation de la dépense. Il doit maintenir sa présence dans deux domaines clés : il doit rester le détenteur des moyens financiers de sa politique, et il doit en être le prescripteur et assurer un contrôle sans faille ni compromission.

Secteur Solidarité sociale

Le principe d’une solidarité budgétairement équilibrée, financée par toute la population, maintenant les assurances et l’assistance sociales existantes (exclusion, emploi, handicap, santé, famille, retraite, vieillesse) sur le principe de la répartition, quitte à niveler les prestations, ne venant pas ajouter à la financiarisation de l’économie mondiale par les fonds de pension (aux côtés des pétrodollars), doit être défendu. La problématique du vieillissement de la population doit être abordée pour en dégager les conséquences et réfléchir à son impact sur le long terme. Là aussi, il faut se battre pour éviter de voir se transformer la vieillesse des uns en profit des autres

Secteur Arts et Cultures

L’exercice des activités artistiques ou culturelles doit être encouragé sans relâche, et les obstacles à leur développement, comme la diffusion des œuvres numériques, doivent être traités.

Bon, tout ceci est amené à être modifié, à évoluer, à s’enrichir au contact des propositions (qui pointeront du doigt d’autres problèmes), à rendre plus concrets certains besoins de manière à mieux définir les problèmes rencontrés dans certains cercles ou secteurs. Il faudrait également trouver la place des valeurs dans cette grille de lecture. J’espère cependant m’en sortir en ayant trouvé une méthode, un référentiel pour juger de chaque projet !

Et vous, comment faîtes-vous ?
Par L'Arrosoir
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Mardi 13 mars 2007
Jean, un ami de Liège, un type sympa et tranquille, a loupé un virage à moto et s’est tué dimanche.

Son affabilité, sa décontraction, son humour nous manquera. Je me souviendrai entre autre qu’il faisait partie du comité « d’accueil » lorsque j’ai rencontré la bande des liégeois à Charneux, qui m’avait gaillardement mais néanmoins chaleureusement (au coin du feu de la cheminée !) tendu la main pour faire connaissance.

Alors il y a la tristesse, la peine, et le partage de la douleur, de la perte avec ses proches.

Et puis toujours le même sursaut : la mort ne doit pas tout submerger, en particulier effacer notre dignité et celle du disparu. En quelque sorte, elle doit garder sa tragique solitude, et elle doit souligner la vie comme un combat. Reste chez toi ! Ne nous empoisonne pas plus que ça ! Tes pouvoirs traumatiques sont, mais tu ne nous corrompras pas par tes conséquences aux pouvoirs vénéneux.

En soi, pour moi, elle ne porte de vie que ce qu’on garde en nous, les vivants, du mort, et qui continuons la lutte.
Par ArbreBlanc
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Vendredi 23 mars 2007
J’ai grandi à la campagne, et j’en ai gardé beaucoup de choses. Tellement que je me demande parfois si je suis un citadin, et en quoi un citadin et un rural diffèrent. 14 ans à plein temps à la campagne, ça marque

J’ai gardé notamment le goût des pousses, des plantations, des semailles, des récoltes et autres cueillettes, et je peux depuis cette année m’adonner à nouveau au jardinage. Je me rappelle avec bonheur mes plantations de topinambour, les plantations de millet de mon frère, mes récoltes dans les champs alentours (cela s’appelle le glanage), et bien d’autres aventures naturelles, humides, aériennes, terreuses, paysagères...

Outre les habituelles fleurs du balcon, héritées de Paris, cette année je compte bien renforcer deux secteurs : les aromatiques, pour tenir compagnie au thym serpolet, au romarin et au persil et le potager.

Les semis ont été faits, et les pousses apparaissent, bien au chaud et bien éclairée : basilic, sauge, aneth, coriandre. Les tomates vont suivre.

Voici le résultat après 2 semaines d’attente :



Vivement le repiquage dans quelques semaines, tout s’annonce bien pour l’instant, et j’espère que le temps bruxellois se prêtera à de bonnes récoltes !
Par ArbreBlanc
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