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Je me suis intéressé à ça aujourd’hui, après en avoir vaguement entendu parler cette année. Dans ma tête, jusqu’à présent, c’est pas beaucoup plus qu’un leitmotiv : le Web avec du lien social. Et une bizarrerie : pourquoi 2.0 ? Voudrait dire qu’il y a une nouvelle version du protocole qui a fait le succès d’Internet, j’ai nommé le sieur H.T.T.P. ??? Après 1.1 on passe à 2.0 c’est ça ?
Euhhh, bon, je ferais mieux de lire l’article paraît-il fondateur de Tim O’Reilly. Non sans être aller avant sur le blog deuxzero.com, qui ne m’a pas beaucoup aidé à comprendre si ce n’est qu’il sera joli le Web 2.0, design, plein de belles couleurs, avec les photos des gens et encore plus mode-buzz-hype. C’est déjà ça …Au fait j’ai trouvé plus d’info dans un article du journal du Net qui lui renvoit à l’article d’O’Reilly.
Patiente un peu que je lise….
Non mais arrête de faire du bruit avec ton clavier, là, je n’arrive pas à me concentrer. Attends, c’est dur, en anglais, avec plein de mots tordus (truism, folsonomy, wisdom, intelligence, mashup).
Bon on va prendre un café virtuel ?
Où j’en étais déjà, page 5 voilà. Kékidizé le monsieur ? Ah oui, mon dieu, cette horrible bulle Internet kété pas belle trop grosse qui a réduit ses ambitions mais semble avoir de beaux restes.
Bon j’ai fini. Je t’épargne les détails. C’est un peu long et très orienté Web en fait.
Déjà il dit qu’il y un phénomène marketing autour qu’il faut dissocier d’une nouvelle sagesse conventionnelle (ça doit vouloir dire « réflexion partagée » ou quelque chose comme ça).
Ensuite, il cite tout un tas de sites Web et d’applications informatiques populaires basées sur Internet, genre Napster ou Bittorrent pour illustrer. Puis il précise que ce n’est pas une technologie, mais un concept, sans frontières définies mais plutôt du genre centre de gravité. Les sites Web 2.0 se fédèrent autour des principes principaux suivants : utilisation du Web comme plateforme (?), contrôle à l’utilisateur, proposant des services, basés sur la participation de ces mêmes utilisateurs, remix d’informations (mashup) ou tirant parti de l’intelligence collective.
Il argumente quelques points plus en détail (l’approche service, l’intelligence collective), puis bifurque vers des considérations plus techniques : la fin du cycle de production des logiciels, avec des versions bêtas en permanence, donc continuellement en évolution, l’avènement de modèle de programmation dits « légers », la fin du PC comme support unique du logiciel, puis la technologie Ajax. Et en conclusion : le rappel des caractères déterminants du Web 2.0.
Mon bilan c’est qu’il y a de quoi en faire effectivement une chimère, une illusion économique, un pur désir quoi : encore plus de moi, de la personne sur le Web. Par ci par là il y a un peu de ça dans le Web (je pense aux blogs ou forums) mais bon, faut quand même pas prendre la relation d’achat-vente comme le vecteur universel de la découverte de l’autre ! Le dialogue face à face, forme à fleur de peau du moi, débit instantané de moi par lequel passent tant de chose mis à part les mots, ce n’est pas encore ça. On a des substituts décorrélés (texte, image, sons), jamais les 5 sens en même temps.
Ce que j’en conclus aussi, c’est que c’est un peu fourre tout comme concept. On mélange beaucoup de choses sans être centré sur le social. C’est centré sur le Web.
Tant mieux ou tant pis ? Moi qui manipule le numérique à longueur de journée, qui a eu tout le temps de voir comment il s’insinue partout, et comment il peut nous forcer à passer par un médiateur pour aller vers l’autre (Internet en est un) pour que d'autres PERSONNES se sucrent au passage dans certains cas (les blogs payant, ça vous dit quelque chose ?), j’aime que les choses soient claires : l’homme doit prévaloir sur les solutions numériques et pas l’inverse. Même si une alchimie (le cyber) peut naître … et qu'elle est fascinante. Et qu'on est de plus en plus dedans.
A peine l'éblouissement des projecteurs et des paillettes de l'élection présidentielle française passés, et ce fut la campagne pour les élections fédérales en Belgique.
Ces élections désignent le parlement de Belgique, tandis que les élections communales sont l'équivalent des municipales, qu'il y a des élections provinciales (équivalent des régionales) qui élisent les parlements des 3 régions (Wallonne, Flamande, Bruxelles Capitale).
Peu de sujets de fond abordés, mais surtout beaucoup de rivalités politiques entre les partis, notamment entre partis francophones. Sur les rangs, côté francophone :
Plus quelques partis francophones confidentiels (les rattachistes à la France, ultra-minoritaires [environ 1% des suffrages], le Front National, le parti communiste).
Et puis déjà quelques frictions sud (Wallonie) / nord (Flandres), notamment entre le SPA (Parti Socialiste côté flamand) et le PS. Oui, je n'ai pas cité les partis politiques flamands (CDNV/NVA, Groen, Vlams Belang, SPA, VLD), car les partis politiques sont totalement scindés en fonction de la langue. Chacun fait campagne de son côté, sur son territoire, qui coïncide avec les dominantes linguistiques : flamand au nord, français au sud. La seule exception notable est Bruxelles : enclave au milieu de la région flamande, composée à 80% de francophones (+ quelques européens de tous bords ...).
Bon, suite à ces élections le parti remportant le plus de voix est le CDNV, le sosie flamand du CDH, qui est allié avec un petit parti, la NVA, ouvertement nationaliste pro-flandre. Yves Leterme, précédemment président de la région flamande, recueille 800 000 voix sur son nom, il est donc désigné par le roi pour former un gouvernement.
Les tractations commencent pour former une coalition oranges (CDH + CDNV) bleus (MR, VLD). Les négociations d'un accord de gouvernement durent de juin à septembre. C'est l'une des particularités du système belge et une des conséquences d'un système à proportionnelle intégrale : les partis politiques décident exactement de ce qu'ils mèneront comme programme après les élections, en négociant entre eux. Il ne s'agit donc pas du tout d'appliquer les promesses d'un parti, mais de composer avec les partis désignés par les élections.
Ces négociations butent cependant à répétition dès qu'il s'agit d'aborder le sujet de la réforme de l'état, autrement dit du basculement des compétences de l'état fédéral vers les régions. En effet, les flamands ont promis et veulent beaucoup, et cela de longue date. Arguant encore aujourd'hui des brimades subies de la part des francophones du temps où cette langue était devenue la langue des élites dans toute la Belgique, écrasant parfois les dialectes flamands (le flamand n'est pas une langue unique, c'est un ensemble de plusieurs dialectes du néerlandais) sur leur passage, profitant d'une santé économique éclatante, et d'autant plus brillante en comparaison d'une économie Walonne encore marquée par les industries lourdes du 19ème siècle, pointant l'inutilité des efforts financiers consentis par le Nord (riche) pour redresser le Sud (pauvre), au travers d'un plan intitulé plan Marshal, les partis du Nord et avec eux pas mal d'électeurs veulent tout simplement que chaque communauté se débrouille désormais un peu plus .. seule, en particulier financièrement.
Rien de moins étonnant : avec un parti nationaliste flamand dans le jeu, et un parti attaché à l'intérêt des francophones de l'autre - le FDF, en cartel avec le MR, tout est en place pour que l'adrénaline monte à la première discorde. Mais c'est surtout la radicalisation flamande, non seulement de la NVA mais aussi du CDNV, acculé comme beaucoup de partis flamands à une position nationaliste sous peine de disgrace électorale et de montée du Vlams Belang, et l'intransigeance des partis francophones, refusant de lâcher quoi que ce soit sans contrepartie, qui bloquent la machine.
Cette période fut émaillée d'incidents inter-communautaires systématiquement mis au premier plan dans les médias :
Sans compter la crispation francophone initiée par la RTBF avec sa fameuse émission / fiction sur la fin de la Belgique, qui a renforcé la peur chez les francophones et ne leur a donné comme horizon que celle d'une indépendance de la Flandres.
Aussi les principaux partis politiques belges ont-ils pour l'instant opté pour un gouvernement provisoire (il en existait un : celui d'avant !), d'une durée limitée (3 mois), qui n'aura aucune compétence sur la réforme de l'état, pour palier aux urgences sociales et économiques.
Rien n'est donc résolu, la négociation continuant , notamment au sein d'un comité présidé par yves Leterme, et baptisé Octopus (la pieuvre ...), et les réticences demeurant. Le compte à rebours est de toute façon lancé : le 23 mars prochain, Yves Leterme doit succéder au premier ministre sortant.
Ce spectacle, pour un étranger en Belgique comme moi, par ailleurs attaché au dialogue et à l'harmonie entre les communautés, est vraiment déprimant (plus que Sarkozy se baladant à EuroDisney). Il n'y a que les Belges pour s'en moquer, et considérer tout cela comme un psychodrame politique qui débouche tôt ou tard sur une solution. C'est le repli communautaire (présent des deux côtés d'ailleurs, mais tiré par le Nord), le rejet de l'autre par la langue et par l'histoire, bref la fièvre nationaliste.
Cette fièvre a l'air tellement ancrée au Nord que je ne discerne vraiment aucune voie qui n'appauvrirait pas économiquement les francophones, et continuerait d'étrangler Bruxelles, qui étouffe dans ses frontières régionales actuelles, trop étriquées pour lui permettre d'avoir les moyens économiques d'une capitale, notamment par le manque d'impôts :beaucoup de flamands, dont les impôts vont vers la région flamande, où ils habitent, tirent leur revenu du pôle économique bruxellois. Et la Commission européenne est dispensée d'impôts, tant les institutions que ses fonctionnaires.
Est-ce la présence de communautés linguistiques constituées (flamand, francophone) ou leur rivalité qui constitue un poison pour la Belgique ? Que manque-t-il pour que ces deux communautés pratiquent l'échange et l'harmonie au lieu de s'opposer ?
Tirer un trait sur les rivalités et les abus du passé, certainement, pour désamorcer la spirale sans fin de l'opposition et son sous-jacent : la loi du talion. Mais au-delà il faut probablement une attache supra-communautaire, de même qu'une meilleure compréhension respective, au niveau des langues, c'est-à-dire pratiquer un réel bilinguisme, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Rendez-vous en mars pour la suite du feuilleton belge ...
(le drapeau du Tibet)
Le Tibet existe comme entité identifiable dans l'histoire depuis le VIIème siècle. D'abord royaume, il est ensuite devenu "région autonome" sous protectorat mongol puis chinois à partir de 1720. Ce sont les Chinois qui ont ainsi installé le VIIème dalaï lama, titre donné au plus haut chef spirituel du Tibet et chef temporel du gouvernement du Tibet.
Au XIXème siècle le Tibet retrouve sa souveraineté à la faveur de l'affaiblissement de la Chine, due en partie aux invasions occidentales. A la fin du XIXème siècle la Grande Bretagne commence à s'intéresser au Tibet. Elle tente d'abord de pouvoir y faire du commerce en concluant des accords avec les Chinois. Le Grande-Bretagne est préssée par les velléités Russes sur ce territoire.
Mais l'exercice de la souveraineté de la Chine sur le Tibet étant à cette époque purement formelle, la Grande-Bretagne décide de passer directement à l'action et lance, en 1904, une opération
militaire contre le Tibet, occupant Lhassa, déclenchant la fuite du 13ème Dalaï-Lama et massacrant la défense tibétaine. Puis en 4 ans la Grande-Bretagne parvient à ses fins commerciales
(installation de 3 bases commerciales) et diplomatiques.Le Tibet passe sous influence Britannique de fait, sans être à proprement parlé une colonie ni un protectorat mais avec une position
privilégiée de la Grande-Bretagne.
Durant cette période, en 1905, la Chine entreprend de recoloniser la ville de Chamdo, située à l'extrème est du Tibet. L'afflux de Chinois provoque une disette à Batang, dans le Sichuan voisin.
En réaction, la Chine souhaite réduire le nombre de moines bouddhistes, considérés comme des bouches inutiles. Un soulèvement des moines bouddhiste se produit alors dans toutes les régions du
Kham, qui est réprimée par les Chinois avec une extrème brutalité, et se solde par l'envahissement de l'Est du Tibet. Simultanément, le 13ème dalaï lama revient au Tibet en 1906.
Le traité de Pékin, signé entre la Chine et la Grande-Bretagne rétablit alors la souveraineté chinoise sur le Tibet, qui étend sa colonisation jusqu'à chasser et destituer le dalaï lama en 1910.
Celui-ci fuit alors pour l'Inde, sous domination Britannique.
Mais à la faveur de la révolution chinoise de 1911, le dalaï lama rentre au Tibet,et y fait expulser les Chinois. Le 14 février 1913 le 13ème Dalai proclame l'indépendance de son pays. Mais
la Chine s'y oppose. S'en suit une période de stabilité mais marquée de conflits militaires aux frontières avec la Chine nationaliste.
En 1950, la Chine réoccupe militairement la Tibet et met en place un nouveau régime, plaçant le Tibet sous la dépendance de Pékin. En 1956 débute la révolte des Tibétains, et en 1959 le 14ème
dalaï-lama s'enfuit à nouveau en Inde. Il y est depuis cette époque.
Par la suite, la Chine s'est régulièrement livrée à des activités contraires aux droits de l'Homme : mariages forcés de Tibétaines avec des colons chinois, pas d'enseignement de la langue Tibétaine, esclavage sexuel et prostitution de nombreuses Tibétaines, moines torturés et exécutés (110 000 en 1966), destruction des symboles religieux, "rééducation" d'une violence extrème lors de la collectivisation dans les années 70, avec exécutions sommaires, répression sanglantes des manifestations, avec arrestations et torture (600 en 1987), loi martiale ...
L'examen de l'histoire de cette région permet d'identifier : un peuple tibétain, et une région qu'il occupe depuis au moins 14 siècles, parfois de manière souveraine mais beaucoup plus souvent sous souveraineté ou suzeraineté de la Chine.
Il est par ailleurs indiscutable que le peuple Tibétain a été soumis à l'oppression de la République Populaire de Chine. Les Nations Unies ont, par trois résolutions (1959, 1960, 1965), condamnés les actions de la Chine au Tibet, constatant la violation des droits de l'homme et des règles internationales, dénonçant la violation continuelle des droits fondamentaux des Tibétains.
Si l'on reconnaît, de plus, le droit d'un peuple à disposer d'un territoire stable, et le droit d'un peuple à disposer de lui-même (l'un des objectifs des Nations Unies : article 1 point 2 de la Charte des Nations Unies), c'est également l'occupation par la Chine, et sa mainmise sur l'administration et le gouvernement des Tibétains, qu'il faut condamner.
La Chine prétend avoir entendu ces demandes et depuis avoir rétabli le droit des Tibétains. Ce que conteste le gouvernement Tibétain en exil. C'est sur ce conflit que tout, à mon sens, devrait se nouer aujourd'hui.
Comment éclaircir la situation si ce n'est en en faisant une question internationale ? Etant données les abominations Chinoises du passé, jusqu'à quel point la Chine dit vrai ou ment aujourd'hui ? Quelle est la situation réelle du peuple Tibétain ? Quelles actions en phase avec cette réalité faut-il entreprendre ?
Un point semble clair au moins aujourd'hui : la Chine n'a pas décolonisé le Tibet, et elle l'occupe au moins ethniquement. Ce point suffit, à mon sens, pour exiger de la Chine l'acceptation d'un éclaircissement sur la situation véritable au Tibet par la Communauté Internationale, et la cessation inconditionnelle de cette colonisation.
Tant qu'il existe une situation avérée d'hégémonie Chinoise au Tibet, il faut protester et faire pression pour obtenir un droit de regard de la Communauté Internationale sur cette question. Cependant, il faut se garder de tout procès d'intention. Et d'autre part ce sont les Nations Unies qui doivent s'emparer de la question, car la question nécessite une position la plus impartiale possible.
Pourquoi tant d'agitation à propos du Tibet maintenant ? Pourquoi s'agiter maintenant et non pas s'être plus investi dans l'action internationale avant ? Il semble que, préssés par leurs bonnes consciences, les nations occidentales élèvent la voie comme pour se placer en symétrie médiatique avec le poids que prend la protestation Tibétaine dans les médias ...
Est-ce que boycotter peut faire avancer la question ? Est-ce que porter un pins peut aider ?
Tout tient à mon avis dans la précision du message. Ne devrait-on pas préférer une déclaration, verbale, officielle, précise et solennelle, à un geste, muet, plus anonyme, vague et provocant ?
Faut-il répondre à l'agitation médiatique par une image et une "simple" protestation ? Je pense que non : il faut répondre par une action politique concrète, précise et opportune.
Voyons ce que vont faire nos chers dirigeants.
Beaucoup de formes d'art comtemporain à ArtBrussels. C'est la pagaille ! Personnellement je suis déçu de ce mélange qui frise l'entassement sans queue ni tête, et spécialement du peu d'émotion que suscite les peintures. Filtrage en question ? Et si le numérique était en train de manger le tangible, rongeant ce genre de manifestation, liée à un lieu et à un espace réel, et le mitant ?
Ici on apprend en fait qu'ArtBrussels est représentatif du marché mondial de l'art. Ce n'est donc pas une simple lubie de sélection locale (25% de galeries Belges seulement), mais bien l'image de ce que les plus grandes galeries proposent, au moins certaines.Pourtant la FIAC m'avait tout de même arraché quelques émois, mais il est vrai il y a 14 ans déjà. Alors ... il faudra retourner à la FIAC 2008, du 23 au 26 octobre 2008. Pour affiner l'impression.
En attentant, un peu de recherche sur les Blogs ...
Et bien rien à se mettre sous la dent, de quelqu'un qui y serait allé et qui commenterait la chose. On trouve l'article douteusement dithyrambique du Monde (qui en creux souligne le sinistre possible des foires) et une note d'un type qui y a perdu un polaroïd (remarque privée à destination de cette personne : nulle trace de ce polaroïd, l'inspecteur LaBavette mène l'enquête).
Hmmm, mon flair d'investigateur me sussure : ça sent le phénomène auto-réalisateur. Soit : la presse en parle, fait monter la mayo, on en parle, on buzz, on vend / achète parce qu'on en parle.
ArtBrussels, franchement décevant.
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