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L'Arbre Blanc |
Gros pari : réussir à être crédible tout en employant une forme très maniérée, qui sonne un peu exercice de style.
Dogme : pas de couleurs, peu d'actions mais beaucoup de dialogues, décors de no man's land, de périphérie (urbaine, routière) glauque.
Sujet : faire des casses ou des grosses crasses.
Pari assez réussi, mais pas complètement à mon sens. Le film est très divertissant, et Benchetrit montre un goût assez sûr du comique. Les scènes sont vraiment croustillantes pour la plupart (le kidnapping, le face à face des deux chanteurs, la bande des 5). On sent l'influence théatrale, beaucoup de plans longs et statiques, axage sur les dialogues, sur l'histoire, rebondissements : si vous aimez le théâtre, vous aimerez le film.
Non, c'est pas mal, mais il y a quelques absences, quelques creux : Edouard Baer un peu trop "complètement loser", Bashung qui joue pas très bien, une séquence film muet pas aussi drôle qu'elle veut l'être. Et puis Anna Mouglalis, elle est bien mais je ne sais pas j'aurais vu quelqu'un un poil plus destroy, genre Béatrice Dalle. Ou Charlotte Gainsbourg : ça aurait fait un joli parallèle avec Je t'aime moi non plus, la fille de Birkin au comptoir dans une cafet' pourrie, mais sans les homos, le salaud de proprio, l'histoire de cul.
So : pas le film de l'année mais un film de cinéma bien maîtrisé, bien théatralisé. Trop peut-être ...
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