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  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
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Mercredi 29 novembre 2006
Quelques liens bien ironiques : un article sur les Gérards de la télé et la télé de Karl Zéro. Il faut plonger de temps en temps dans le bain sûr de la critique, très présente en France d’ailleurs.
par L'Arrosoir publié dans : Autre actualité
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Mercredi 29 novembre 2006
Houhou, c'est l'heure de la chouette, il est tard ...

par L'Arrosoir publié dans : Déviance
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Mercredi 29 novembre 2006

Je suis en formation en ce moment (Cf article précédent), dans un contexte on ne peut plus mondialiser, « offshoriser » si je peux me permettre cette horreur, où la seul langue qui existe est l’anglais. Et en France …

 J’essaye d’en profiter personnellement sans me faire avaler par cette machine à faire du chiffre d’affaire et du commerce dans laquelle je suis. L’intérêt de ces périodes de formation est qu’elle manipule beaucoup de CONCEPTS, et portent donc à la réflexion. Même si ce n’est pas forcément dans le sens des messages qui me sont délivrés …

Ce matin, 8h30, la présentation défile, les « top » managers aussi. Nous parlent du business de demain. Au lieu de gober ceci tout cru (ça a un goût bizarre de Web 2.0), j’ai cherché à caractériser ce mouvement à tendance planétaire (globalisation oblige), qui régit l’économie de marché aujourd’hui. J’en arrive à la description suivante.

C’est une machine que rien ne semble pouvoir arrêter, dont le moteur est incontestablement l’innovation, qui produit la nouveauté. Les dirigeants / hommes d’affaire reprennent alors ces nouveautés, pour gagner ou créer de nouveaux marchés, et ainsi se doter d’un avantage compétitif qui leur assurera de faire un chiffre extraordinaire, et ainsi de remplir les objectifs délirants qu’à fixer l’actionnaire. Ou bien même de faire surgir un nouveau marché à la vitesse de la lumière.

Les succès ainsi remportés sont connus et alors vécus comme des menaces, de concurrence ou de disparition, pour tous ceux qui n’ont pas emprunté ces nouveautés et qui sont acteurs des marchés. Ceux-ci se précipitent alors pour s’aligner et adopter la même tactique.

Et voilà la machine à changement en marche … elle ralentit parfois, lorsque les conditions sont un peu moins favorables, mais pour repartir de plus belle. Elle ne s’arrête jamais. Et en ce moment elle s’emballe. Les nouveautés sont légions : TIC (Technologies de l’I… et de la C…), délocalisation, orientation service, recentrage sur le cœur métier, fusion, etc. 

Cette accélération concerne de plus en plus de pans de l’économie d’aujourd’hui. Il y a de moins en moins de secteurs qui soient traditionnels et qui ne soient pas bouleversés par ce phénomène, au cœur duquel on trouve notamment les TIC comme moteur perpétuel d’innovation et servant de toutes les folies structurelles.

Ces principes favorisent des démarches court-terme, tournées directement vers l’opérationnel, au détriment des visions stratégiques. Le monde économique est gagné par le « court-termisme ». 

Il manque pourtant un élément dans ma description. Vous voyez ? Non ? Normal. Il n’y a pas une place centrale. Il apparaît souvent sous le nom « Client » ou « Employé ». C’est l’humain. L’humain est à la périphérie de cette mécanique, centrée sur l’argent, la valeur (qui mesure le désir d’acquisition moyennant finances de biens ou services), la rémunération du capital, le marché …

A ce point les eaux de ce torrent tourmenté et dévalant une pente de plus en plus forte se séparent en deux flots. Celui du marché continue sa course, charriant roches et emportant les arbres de la berge. Celui des idées se jette alors dans une étendue plus vaste, mais parcourue de vortex. Un lac aux eaux tourmentées. 

Faut-il, peut-on laisser ce torrent intrépide, que personne ne maîtrise et qui est de plus en plus difficile à canaliser ou à ralentir, posséder crescendo nos existences ?

Certains répondront oui, croyant en une conciliation possible entre les principes décrits et ceux, humanistes, qui nous avons hérité d’efforts et de combats successifs : Lumières, révolutions, républiques, démocratie, socialisme. Pourtant, cette machine est prête à ignorer certaines valeurs. Prenez par exemple celle-ci : tout individu devrait recevoir sans grande peine les moyens de sa subsistance. Amendement rejeté par les marchés ! C’est le domaine de l’Etat, répondent-ils, je ne peux pas, je ne veux pas, je ne sais pas répondre. 

Alors l’Etat corrige les inégalités, en ponctionnant ceux qui ont beaucoup pour donner aux autres. Et en encourageant la croissance pour augmenter ses rentrées. Mais pour que ceci puisse continuer à fonctionner, pour garantir le pouvoir d’achat de chacun, il faut que la nation capte les richesses produites par le biais d’entreprises établies sur son sol et / ou employant sur son sol. Ouvrons les yeux : cette captation est de plus en plus compromise, LES FRONTIERES ECONOMIQUES DISPARAISSENT avec la globalisation, rendue possible par le libre échange. Les grandes entreprises sont globalisées. Et se déploient au moindre coût à travers le monde.

Je pense que ce grand écart ne fait que freiner et masquer un futur appauvrissement Européen. Et qu’il faut combattre cet état de fait. Examinons quelques pistes. 

Mettre en place un Etat mondial, chargé de veiller au pouvoir d’achat de toute la population ? (Rires)

Mettre en place des structures européennes pour s’adapter à la disparition des frontières économiques entre les nations ? Ceci peut avoir un effet au sein de l’Europe, et à condition qu’elle se dote d’instances véritablement régulatrices (sociale, démocratique, politique) et ne soit pas simplement destinée à effacer encore un peu plus ces frontières …  Ce qu’elle est aujourd’hui : l'Europe est A CONTRESENS. De plus, ceci n’empêchera pas certaines activités de ne pas être sous influence Européenne, et de s’envoler pour l’Inde, l’Asie, l’Amérique Latine. 

Fermer les frontières ? Trop tard, tout simplement. La dépendance de l’économie vis-à-vis du commerce extérieure et de la croissance est trop forte dorénavant.

Il ne reste qu’une solution : lâcher prise, accepter de revenir sur les principes humanistes. C’est ce qui est en train de se passer. Suivre le torrent du changement. 

Vous l’acceptez peut-être, moi pas. C’est une menace considérable qui suppose un appauvrissement intellectuel énorme. Riche et crétin ou pauvre et humain ? C’est en ces termes que se joue le futur.

N’est-il pas temps de dire STOP, réfléchir, fonder des réponses sur une approche sage (philosophique s’entend), envisager l’avenir, combattre ? Je pense que c’est URGENT.

PS : en lisant l’article, on pourrait croire au cri du loup, à l’exagération. Je pense sincèrement qu’il n’en est rien, et que ce sont des signes avant coureurs que nous observons, pas des maux dont les remèdes arriveront sans tarder … Nous allons vers une idéologie intégrant la chance donnée à chaque personne, et ses contreparties, la malchance ou la perte, et non pas uniquement sur les droits de l'individu.

par L'Arrosoir publié dans : Réflexion
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Lundi 27 novembre 2006

A force de courir partout, de recevoir le WE, de devoir partir toute la semaine en formation (retour en France !!!), de faire des calins à ma belle, d’apprendre l’italien, de s’occuper des enfants, de s’entraîner aux échecs, d’aller prendre un verre chez les voisins, de s’essayer au grec ancien, de lire des poèmes de Victor Hugo, d’écouter Jeanne Balibar, de lire l’article de Diego Melchior sur la tentation Rouge-Brune et de préparer une réponse, de lire les posts de Libé … je n’ai pas le temps de construire des articles très fouillés. Mes activités virent au kaléidoscope !

J’ai juste le temps de faire un petit focus sur mes activités du moment. Alors je suis dans un monde étrange, un champ clos, dans l’humidité brune du moment, un palais moderne, très confortable, tout neuf, parlant anglais toute la journée (même avec des Français …), dans une atmosphère dont l’unique raison d’être est le business, les affaires, la technologie, le networking, l’activité de groupe, le challenge, en plein KotiprégrâCapain. Occupé du matin au soir, ne pouvant même pas profiter des splendides extérieurs, des sous-bois froids, vaporeux, mornes, de la noirceur des arbres, des trous d’eau. Et ceci va durer 5 jours ! Heureusement qu'on arrive à parler un peu de nos cultures respectives ...

Ceci me rappelle un épisode similaire où, n’y tenant plus, j’avais fui un semblable paradis artificiel pour me promener de nuit sur les routes, dans la campagne. Ivre de liberté, lançant des phrases qui devaient parler aux champs et aux fossés. Heureusement en parfait secret !

Et lorsque j’aurai plus de temps, je pourrai trouver les mots pour décrire la mer des nuages gris qui s'enfuyait l'autre jour. Savez-vous qu’une minute c’est très court, et que dans une journée j’arrive rarement à en avoir plus de 960 ? Un calcul à finir dans une retraite, bouddhiste, ça …
par L'Arrosoir publié dans : Plus personnel
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Lundi 27 novembre 2006

[En réponse à l’article « La tentation rouge-brune »]

Cher Diego, je trouve ton article intéressant à lire. (...) Ceci dit, j’ai quelques remarques que je souhaite te faire sur le contenu.

J’aurais plus souligné l’aspect « masqué » du fascisme lorsqu’il tente d’accéder au pouvoir, pour mieux montrer que derrière certaines attitudes qui ne lui sont pas toutes propres (nationalisme, populisme, etc), il se distingue par des arrières pensées totalitaires, répressives, intolérantes, à vocation purificatrice, dans le seul but de faire régner sans partage une soi-disant « race », une caste ou une religion et d’éliminer, dégrader ou aliéner les formes concurrentes. Lorsqu’on écoute Le Pen aujourd’hui, il faut savoir démonter son discours en mettant en avant ses arrière-pensées racistes. C’est cette absence de lucidité qui trompe beaucoup de nos concitoyens aujourd’hui.

D’accord sur le fait que les forces non fascistes n’ont pas besoin d’être affaiblies et divisées par des actions qui donneraient plus de score aux fascistes. Car elles prennent ainsi le risque de rendre celui-ci majoritaire sur un scrutin et de normaliser un peu plus son discours, ce que cherche le fascisme qui avance « masqué ».

Je trouve cependant ton verdict sur le TCE trop sévère et j’aurai conclu autrement. Car si le Non au TCE sert le FN (être dans le camp des vainqueurs, bloquer la construction européenne), ce n’est tout de même pas une élection, et il a aussi beaucoup servi une partie de la gauche, qui peut maintenant réfléchir et (espérons-le) changer sous la bannière de l’antilibéralisme, et ainsi s’engager vers une candidature unitaire ! Et on verra peut-être bientôt une seconde candidature féminine à gauche …

Ceci mis à part, la présence du FN constitue un danger grave pour notre démocratie. Certes parce qu’il risque d’être élu. Mais immédiatement, il mine déjà énormément la démocratie ! Un cercle vicieux s’est instauré : celui qui contraint les partis minoritaires à se sacrifier pour les partis démocratiques majoritaires, pour faire barrage. Ce faisant, ce sont les partis traditionnels de gouvernement (UMP, PS) qui l’emportent majoritairement, mais sur lesquels les votants se reconnaissent peu. Le vote n’est donc pas correctement représenté. Ceci bloque le jeu démocratique et l’ascension de nouvelles formations. Et nourrit un rejet du système démocratique qui nourrit à nouveau le FN … Si le Non au TCE peut enrayer ce phénomène, le risque en valait la peine.

J’en aurai conclu qu’il faut sortir de ce jeu, redonner de l’air aux formations politiques, redonner du poids au parlement et à la notion de compromis, aller vers une autre république, oser une forte dose de proportionnelle pour les élections législatives, TANT QU’IL EN EST ENCORE TEMPS. Ceci rééquilibrera les forces politiques, mettra fin à cette aberration de l’égalité des mandats PR / Assemblée nationale, et poussera les partis traditionnels à changer. C’est ça l’urgence. Il faut sortir de la crise !

Enfin, il n’y a pas que les rouges qui peuvent virer au brun : les roses aussi, cf M. Frèche. Curieux, n’est-ce pas ?

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Jeudi 23 novembre 2006

Que ce soit en politique ou dans bien d’autres domaines, économique, social, personnel, nous sommes tous confrontés à des cas de figure d’alliage. Alliage entre des avantages, des points positifs, des valeurs partagées, et des désavantages, points négatifs, valeurs repoussantes. Les exemples sont nombreux.

Ainsi en politique le candidat avance de bonnes ou de moins bonnes proposition. Il promet de conduire fidèlement la politique choisie, tout en colportant (directement par son éventuel passé, ou par celui de ses congénères) des comportements contradictoires : poursuite du simple intérêt personnel, soif du pouvoir, enrichissement, célébrité. Il plait sur le fond mais peut être ennuyeux dans la communication qu’il emploie, son attitude, ses remarques, ses petites phrases.

De même dans la vie professionnelle est-on très systématiquement en face d’un alliage de type service ou bien (point positif) et dépense (point négatif). L’art du commercial étant de récupérer la dépense en emportant l’adhésion sur les valeurs proposées. Parfois en minimisant celle-ci, afin d’obtenir tout de suite la décision, et en masquant l’enchaînement que crée alors la relation commerciale (du type abonnement qu’il faut résilier par exemple).

Certains sites Web sont aussi des alliages. Là où il nous propose, à travers les blogs, de toucher l’Autre ou certains autres, de trouver sympathie, empathie, proximité, écoute, dialogue, enrichissement, qui sont des valeurs universelles de la personne, il en « profite » pour en tirer un revenu, en faisant payer ses services de « mise en relation ».

Dans la recherche de l’amitié, les alliages sont fréquents, entre ce qui plaît de la personne et ce qui déplait.

Les comportements face aux alliages sont divers. Cela va aller du positiviste, qui grandit l’aspect positif, au négatif, en passant par d’autres postures : l’optimisme, qui mise sur la prévalence du positif sur le négatif à un autre terme, ou son contraire, l’exigence, qui exclut toute situation trop négative (comportement d’écrêtement), le consensus, qui recherche l’équilibre entre les 2 plateaux de la balance, le radicalisme, qui juge sur quelques aspects uniquement et oublie les autres, le supérieur, qui choisit en donnant une place plus élevée à certains points  

Et alors, me direz-vous ? Alors tout ça pour dire que :

  • Nous changeons de posture au cours du temps et des sujets. Que les discussions, les actes, nous font varier sur ces points. Notre décision se modifie au cours du temps. Pourtant, il doit bien y avoir quelque chose de fixe … D’où vient cette fixité ou cette impression de fixité ? Du temps de résistance d’une valeur, d’un sentiment ? Ou bien du désir qu’on lui porte ? Et le mouvement, d’où vient-il si ce n’est de notre caractère « réacteur », plus ou moins incapable de ne pas tenir compte de ce qui parvient à notre conscience ou notre sensibilité à chaque seconde …
  • Qu’on peut jouer, dans les interactions, à balancer d’une posture à l’autre. Si c’est volontaire. Sinon ça s’appelle être influençable !

Ce qui me plaît dans tout ça ? C’est que l’amour n’est pas un alliage. On ne pèse pas le pour ou le contre d’aimer. On aime tout de suite ou après, c’est un sentiment qui nait, qui s’impose à nous. Et voilà …

par L'Arrosoir publié dans : Stratosphère
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Mercredi 22 novembre 2006

Je me suis intéressé à ça aujourd’hui, après en avoir vaguement entendu parler cette année. Dans ma tête, jusqu’à présent, c’est pas beaucoup plus qu’un leitmotiv : le Web avec du lien social. Et une bizarrerie : pourquoi 2.0 ? Voudrait dire qu’il y a une nouvelle version du protocole qui a fait le succès d’Internet, j’ai nommé le sieur H.T.T.P. ??? Après 1.1 on passe à 2.0 c’est ça ?

Euhhh, bon, je ferais mieux de lire l’article paraît-il fondateur de Tim O’Reilly. Non sans être aller avant sur le blog deuxzero.com, qui ne m’a pas beaucoup aidé à comprendre si ce n’est qu’il sera joli le Web 2.0, design, plein de belles couleurs, avec les photos des gens et encore plus mode-buzz-hype. C’est déjà ça …Au fait j’ai trouvé plus d’info dans un article du journal du Net qui lui renvoit à l’article d’O’Reilly.

Patiente un peu que je lise….

Non mais arrête de faire du bruit avec ton clavier, là, je n’arrive pas à me concentrer. Attends, c’est dur, en anglais, avec plein de mots tordus (truism, folsonomy, wisdom, intelligence, mashup).

Bon on va prendre un café virtuel ?

Où j’en étais déjà, page 5 voilà. Kékidizé le monsieur ? Ah oui, mon dieu, cette horrible bulle Internet kété pas belle trop grosse qui a réduit ses ambitions mais semble avoir de beaux restes.

Bon j’ai fini. Je t’épargne les détails. C’est un peu long et très orienté Web en fait.

Déjà il dit qu’il y un phénomène marketing autour qu’il faut dissocier d’une nouvelle sagesse conventionnelle (ça doit vouloir dire « réflexion partagée » ou quelque chose comme ça).

Ensuite, il cite tout un tas de sites Web et d’applications informatiques populaires basées sur Internet, genre Napster ou Bittorrent pour illustrer. Puis il précise que ce n’est pas une technologie, mais un concept, sans frontières définies mais plutôt du genre centre de gravité. Les sites Web 2.0 se fédèrent autour des principes principaux suivants : utilisation du Web comme plateforme (?), contrôle à l’utilisateur, proposant des services, basés sur la participation de ces mêmes utilisateurs, remix d’informations (mashup) ou tirant parti de l’intelligence collective.

Il argumente quelques points plus en détail (l’approche service, l’intelligence collective), puis bifurque vers des considérations plus techniques : la fin du cycle de production des logiciels, avec des versions bêtas en permanence, donc continuellement en évolution, l’avènement de modèle de programmation dits « légers », la fin du PC comme support unique du logiciel, puis la technologie Ajax. Et en conclusion : le rappel des caractères déterminants du Web 2.0.

Mon bilan c’est qu’il y a de quoi en faire effectivement une chimère, une illusion économique, un pur désir quoi : encore plus de moi, de la personne sur le Web. Par ci par là il y a un peu de ça dans le Web (je pense aux blogs ou forums) mais bon, faut quand même pas prendre la relation d’achat-vente comme le vecteur universel de la découverte de l’autre ! Le dialogue face à face, forme à fleur de peau du moi, débit instantané de moi par lequel passent tant de chose mis à part les mots, ce n’est pas encore ça. On a des substituts décorrélés (texte, image, sons), jamais les 5 sens en même temps.

Ce que j’en conclus aussi, c’est que c’est un peu fourre tout comme concept. On mélange beaucoup de choses sans être centré sur le social. C’est centré sur le Web.

Tant mieux ou tant pis ? Moi qui manipule le numérique à longueur de journée, qui a eu tout le temps de voir comment il s’insinue partout, et comment il peut nous forcer à passer par un médiateur pour aller vers l’autre (Internet en est un) pour que d'autres PERSONNES se sucrent au passage dans certains cas (les blogs payant, ça vous dit quelque chose ?), j’aime que les choses soient claires : l’homme doit prévaloir sur les solutions numériques et pas l’inverse. Même si une alchimie (le cyber) peut naître … et qu'elle est fascinante. Et qu'on est de plus en plus dedans.

par L'Arrosoir publié dans : Autre actualité
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Mardi 21 novembre 2006

Jusqu’à il y a peu, mes problèmes de santé ne m’atteignaient pas vraiment. Il s’agissait juste de gênes passagères, un nez bouché, un mal de tête ou de gorge rendant l’existence un peu plus fatigante, les nuits plus difficiles. Et cela passait toujours en quelques jours. Mais là … voici que parmi ces problèmes il y en a un qui m’a plongé dans d’autres réflexions, qui représente une menace de mort. C’est un trouble cardiaque. Cardiaque ? Suis-je moi-même cardiaque ?

Ne dramatisons pas la situation, n’ajoutons pas le drame à la préoccupation. Non, il ne s’agit que de battements qui ne n’effectuent pas au bon moment. Cela s’appelle des extrasystoles. La sensation immédiate est celle d’un arrêt du cœur, puisqu’il ne bat pas au moment attendu. Puis qui bat juste après. Ouf ! Je respire (et vit) de nouveau. Lorsqu’on ne ressent pas de véritables coups dans la poitrine, ça passe presque inaperçu.

A quoi sont dus ces dérèglements ? Euh, à rien de bien précis. C’est un symptôme. En gros, si on est bien portant, et surtout sportif, c’est relativement fréquent. C’est bon signe lorsque ça disparaît avec l’effort. Mais si cela survient à l’effort – ce qui n’est pas mon cas – c’est inquiétant. Car alors c’est un signe annonciateur d’un futur accident cardiaque … ça fait froid dans le dos.

Froid partout même. C’est glaçant. La grande faucheuse rode. L’ombre de son grand manteau noir plane, avance, gigantesque, horrible, impalpable. Le cœur pourrait s’arrêter. La pompe ne fonctionnerait plus. D’un moment à l’autre. A chaque pas ou pourrait ressentir une terrible douleur, et s’effondrer, étouffé puis inerte. Tomber dans le coma. Je n’avais vraiment jamais tant ressenti l’indispensable bon fonctionnement de l’organe. Clamser en quelques secondes, c’est possible. A ma portée ? Je ne le sais pas encore. Futur insuffisant cardiaque ? Je n’espère pas, mais c’est possible. Greffé du cœur ? N’exagérons rien, cependant tout peut si vite arriver.

Et voilà donc qu’en quelques secondes on passe de l’insouciance du bien portant à l’état maladif permanent, et qu’on prend conscience : du vécu des personnes qui ont une longue maladie grave, de l’importance de la médecine, qui prononce les sentences et les remises de peine, du bouleversement que peuvent être certaines maladies.

Je serai fixé prochainement sur mon « sort ». Je te raconterai !

par L'Arrosoir publié dans : Plus personnel
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Vendredi 17 novembre 2006
Passage obligé suite à l'élection de Ségolène Royal (SR pour les intimes) comme candidate du PS pour les présidentielles. Mon avis personnel était plutôt "Pas SR", en faisant l'analyse qu'elle portait (et portera encore probablement) la posture du changement, mais avec des idées personnelles à côté de la plaque et aux relents droitiers pour certaines, avec une pointe d'autoritarisme et d'emporte-pièce inquiétant, le tout contrebalancé par le staff qui est autour d'elle. Voir le site de Libération , que je fréquente régulièrement / auquel je participe dans les réactions sur le sujet, voir Bientôt la fin du match et Les Français seront-ils plus convaincus par la forme ou par le fond? .

Voter pour les présidentielles possède un goût particulier lorsqu'on se trouve à l'étranger comme c'est mon cas. Il est possible de prendre un peu plus de recul. J'aurais été en France, je me serais probablement senti à l'étroit, enfermé dans des attitudes politiciennes, du genre "La banlieue brûle, et on ne fait rien". L'éloignement permet de constater notamment que cet exercice d'élection a comme un goût suranné, déplacé, pour une raison : depuis l'alignement des durées de mandats présidentiel / député, à 5 ans, le président est devenu encore plus puissant. Or il représente l'exécutif, la décision, l'ordre, l'action directe, ce qui se fait donc au détriment du dialogue, qu'est censé représenté le parlement. Tout le contraire de ce qu'il faut dans une démocratie d'aujourd'hui, me semble-t-il, où il faut de la souplesse, de l'écoute, de la présence locale et une posture régulatrice.

D'où la sensation, après cette élection, et vu de l'étranger, que finalement le point de vue de Bayrou, que j'ai revu hier sur France 2, est le bon. Il faut réformer ces institutions, mettre fin à la toute puissance du président, revenir à une république parlementaire. Il a été aussi sans appel face à Le Pen, et il en faudra un de cette nature lors de cette élection. Le Pen est en forme malgré son âge, mais - heureusement - derrière son masque séducteur, mielleux, il laisse apparaître ses idées sectaires (patrie, nationalisme, antiislamisme, antisocial). Seul problème pour Bayron je trouve : il est un peu stratosphérique, et n'utilise (pour l'instant ?) que ce point de vue. Et sans s'appuyer sur l'Europe.

Ceci dit, on pourrait aller encore plus loin que Bayrou. Oser régionaliser et ouvrir plus la France, pour mieux l'insérer dans l'Europe et mettre en place des rouages possédant plus de proximité. En finir avec le centralisme, hérité de Napoléon et de la 3ème république (il y a plus de 1OO ans), entretenu depuis. Cesser d'agir sur tout les sujets pour l'ensemble du territoire, notamment sur le terrain économique. Enfin, des idées, dans ce domaine, il y en a qui pourrait faire débat ... mais dans le monde politique Français, elle ne serve qu'à une chose : critiquer les élites.

Tiens, ça me donne même une idée d'engagement dans la Commission Européenne, dont je ne suis pas très loin géographiquement.

Espérons que tout ceci ne se transforme pas en "Ségalère"!
par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Jeudi 16 novembre 2006
Bonjour à tous.

Le titre (Arbre Blanc) se veut une métaphore à la fois sur la couleur et la stabilité du contenu. Il possède par ailleurs une signification secrète pour moi.

Sur l'auteur : homme, 33 ans, français, résidant à l'étranger, (presque) marié, 2 enfants petits (3 et 4 ans), CoTiPReGraCapIn-FaDéVA (Consultant Tirant Profit des Revenus du Grand Capital International mais Farouchement Déterminé à ce que la Vie coule Ailleurs), beaucoup étant généralement CoTiPReGraCapIn mais peu FaDéVA.

Joueur d'échec [au sens propre, un peu au figuré] sans en avoir beaucoup le temps, amateur et connaisseur du vin, hypercholesthérolémique il paraît, surement pas hypocondriaque, lecteur de littérature relevée et de poésie jaillisssante, n'aimant pas StarAc, ancien-nouveau surfeur, ancien cinéphile boulimique, gastronome et cuisinier / pâtissier à mes heures, écoutant des musiques modernes, parfois assez connues parfois pas du tout (connaissez-vous The Fiery Furnaces? Kyuss?), majoritairement anglophones.

Lorsque j'étais petit, je voulais devenir un amalgame penseur-écrivain-artiste-tribun-meneur-amoureux-3/4. Je trouve ça toujours intéressant.
par L'Arrosoir publié dans : Plus personnel
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