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  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
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Vendredi 8 décembre 2006

... et j’attends le résultat du collectif national de ce WE. Entre reste d’espoir et signes de déconfiture …

En attendant, j’ai trois choses à dire :

Il ne faut pas parler que de politique, cela peut rendre surexcité, aveugle, passionnel, peut vous pousser à réfléchir , à adhérer, à tout foutre en l'air… non, pas tout les jours !

Heureusement pour se détendre plein de possibilité s’offre à vous. Par exemple se rendre au prochain concert de Sergent Garcia, comme je l’ai fait hier soir. Plein d’énergie mexicano-cubano-hispano-toulousaine, une grande vitalité, un discours consistant, liberté, révolution, non à l’oppression, une pêche d’enfer, organisant des concours de trombone sur scène, de Ha, Ho, Hi dans le public en rythme, le poing dressé, les hanches mouvantes. Secouant.

Il faut de temps en temps boire du bon vin, allez ce soir : Haut-Médoc 2003, à ma table !

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Jeudi 7 décembre 2006

Ce week-end sera crucial pour l’alternative de gauche, qui tentera de désigner une candidature unitaire. D’aucuns crient au jeu faussé (voir cet article de Libération), et réclament une candidature neuve, non marquée du sceau d’un partie ou d’une idéologie passée, comme celle de Clémentine Autain. L’unité s’est maintenue malgré les obstacles créés par les partis : jusqu’auboutisme de la LCR, qui se drape égoïstement dans un refus pour cause de non déclaration de non participation à un gouvernement PS (sous-entendu pas de consigne au second tour ?? ceci ne m’inspire que le dégoût), tentative (réussie ? nous verrons ce WE) de noyautage du PCF (les méthodes dures ne sont jamais loin…).

Tout cela n’est pas de bon augure et je crains que cette partie de la Gauche rate l’occasion de se renouveler et de s’unir, prise dans ses conservatismes et son immobilisme. Il y a pourtant tellement d’idées nouvelles à faire grandir, de scories du passé à jeter, d’enjeux humains, d’efforts à fournir, pour passer d’une position réactionnaire et contestataire à une véritable force d’alternance !

Mais non,  les calculs politiques et les fossiles dominent aussi cette partie de l’échiquier. Avec le risque de se prendre les pieds et de se faire recouvrir par un tapis de plomb …

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Jeudi 7 décembre 2006

Cela n’avait duré qu’un instant. En une fraction de seconde un immense drapeau s’était levé. Il occupait tout l’espace de sa conscience. Comme en rêve il vît alors resurgir un moment de bonheur, triple croisement musical [Nirvana, Incesticide], sidéral [la vitesse du train] et liquide [l’océan, la grève]. Sur la bande vinyle il volait, décrivant des courbes entre les collines et les arbres,  frôlant des boucles d’écumes, vibrant dans la course, surgissant, laissant une traînée de notes acides, râpeuses, frénétiques, danseuses surexcitées en résonnance.

Puis le jour revint.

par L'Arrosoir publié dans : Stratosphère
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Jeudi 7 décembre 2006


Une voix qui aux premiers sons ressemble à celle de Barbara, mais plus rien à voir passées les premières secondes. Dans son dernier (et deuxième) album, ‘Slalom Dame’, Jeanne Balibar, d’abord connue pour être actrice (de cinéma – pour Despléchin par exemple - , de théâtre, de télévision) mais également chanteuse, déroule des chansons aux mélodies ni tranquilles ni agitées, rapides, vives, toujours tendues, tantôt virevoltantes tantôt inquiètes sur des paroles parfois douloureuses, au bord du malaise, de la chute (« Je me mutile / c’est bien utile / pour attirer / ton attention / je me taillade / feint la noyade / et les tourments / de la passion. Peine perdue / tu n’as rien vu / peine … perdue », titre Cinéma).

Les tonalités changent d’un morceau à l’autre, tantôt rock, puis electronica, en général assez saturées, piquetées, parcourue de petits éclairs.  L’instrumentation rebondit sans cesse (violoncelle, piano, guitare sèche / électrique, électronique, cuivres, percussions, basse), semée de longues sirènes évanescentes par la lead guitar.

Les textes sont très ciselés, touchants, véritables ruisseaux de mots. L’une des chansons que j’apprécie le plus (« Deux fois ») dit ainsi :

(…)
Ce grand mouvement blanc / allant, chevauchant / c’est mon maître étalon / plus rapide que ma chanson / ce chevalier absent / silence assourdissant / efface l’horizon / et dépasse le mur du son.
Tu vois tout seul que ma voie te chante / il était une fois voilà tout  / ce que ma voix t’envoie dans une vie deux fois / te voir écouter ma voix voilà / ce que dit ma voix chanter pour toi / il était encore une fois toi et moi.

Ce nuage menaçant / roule au gré du vent / gris, sale il inonde / mon cœur d’une pluie de plomb.
(…)
par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Mardi 5 décembre 2006

Grâce au commentaire de lepassant (Cf note précédent), j’ai pu enrichir ma réflexion sur le sujet non seulement du contenu de sa réponse mais aussi du contenu de son blog, que j’ai lu complètement et que je trouve fort intéressant. Je vous en conseille chaudement la lecture si vous ne connaissez pas la théorie de la médiation. Je ne me lancerai pas dans un résumé, qui est une affaire de spécialiste, mais simplement je dirais que cette théorie permet de créer un pont entre rapport social, conflits et comportement économique, et de mieux faire la part entre ce qui est du ressort social dans l’économie et ce qui ne l’est pas.

Par extension, sur le terrain socio-économique, de nombreuses réflexions sont en cours et des alternatives tentent de se développer. Nous avons tous entendu parler d’alter mondialisme, d’antilibéralisme, de communisme. Au-delà de Bernard Maris, que je citais dans l’article précédent, il existe bien d’autres pistes. Je suis tombé ainsi par hasard sur l’ouvrage « Dictionnaire de l’autre économie » dont l’ambition est d’en présenter une référence.

Sans avoir lu tout cela et le connaître en détail, n’étant pas économiste, je peux néanmoins esquisser un regard sur les flux de richesse d’aujourd’hui.

Au préalable, dressons un portait de nos maux. Il existe plusieurs problèmes différents qui n’appellent pas tous, pris individuellement, la même réponse. Le premier réside dans la pauvreté de certaines personnes de notre société. Ces personnes ne reçoivent pas assez de richesse pour subsister dignement. Parmi celles-ci, certaines travaillent et d’autres sont sans emploi. Le second problème réside dans la menace qui pèse sur la redistribution actuelle des richesses, qui n’est déjà pas suffisante. Les mécanismes de transfert de richesse – ils sont légions : taxes, impôts, charges représentent les prélèvements, subventions, dépense publique, aides représentent le reversement - qui sont assurés par l’Etat, sont menacés car l’Etat n’arrive plus à joindre les deux bouts, entre dépenses qui progressent, ponctions qu’on ne peut porter plus haut au risque de plonger l’économie dans la dépression, et service de la dette à assurer. Au cœur de ce dernier phénomène il y a d’une part un phénomène démographique (vieillissement de la population) et d’autre part une mise en concurrence accrue des entreprises (libéralisation, mondialisation) qui les obligent à être toujours plus performantes pour subsister et remplir les missions des actionnaires.

Première question : la notion d’économie est-elle en cause ? Clairement non. Car l’économie est le système par lequel s’effectuent la production, la distribution et la consommation des biens et des services, qui rend possible la création des richesses et leur acquisition. Cette notion est indispensable si on veut parler de circulation de la richesse.

Deuxième question : la notion de marché est-elle en cause ? Non plus. Le marché est une forme d’échange de richesse. Lorsqu’un consommateur s’appauvrit en achetant sur ce marché, il fournit une richesse supplémentaire à un moyen de production qui le réinjectera sous forme de richesse en payant ses travailleurs, en procédant à des achats sur d’autres marchés et en en donnant une partie à l’actionnaire. La notion même n’est donc pas en cause.

Ce qui est en cause, c’est à mon sens deux choses. La première, c’est l’inégalité de la répartition des richesses, qui a tendance à rémunérer le possesseur du capital, en position de force (propriété) par rapport au travailleur. Divers mécanismes correctifs sont d’ailleurs en place pour contrebalancer cette tendance : intéressement, impôts sur les bénéfices. J’y reviendrai un peu plus loin.

La seconde c’est la géographie du transfert de richesse, qui s’effectue depuis le consommateur vers le travailleur, le possesseur du capital et d’autres marchés. Dans notre contexte d’aujourd’hui, ces transferts sont de plus en plus internationaux et échappent de plus en plus aux nations et à leurs mécanismes de redistribution domestiques.

Troisième question : l’Etat est-il en cause ? Non, car sans Etat il n’y a pas de redistribution contrôlée et donc équitable au profit de ceux qui en ont besoin. Fonctionne-t-il correctement ? Aujourd’hui en France l’Etat pompe plus de 50% de la richesse nationale, et force est de constater qu’il ne réemploie pas suffisamment ces moyens pour réduire les inégalités. Je sais qu’il n’a pas que ce chat-là à fouetter, entre services publics, service de la dette et services administratifs. Peut-être faudrait-il placer les priorités différemment, et renouveler, tout en le formalisant, le contrat qui lie l’Etat au citoyen. Un contrat non pas coercitif, mais plus responsabilisant, et tordant le cou à l’absence de contrepartie à l’aide.

Là aussi la disparité géographique est facteur de déséquilibre. Un Etat libéral ponctionnera moins son économie, qui sera en meilleure santé financière, qui pourra être donc plus performante et plus attrayante pour l’actionnaire, et menacera une économie plus ponctionnée. Cela s’appelle également le dumping social. La mondialisation, là encore, met de plus en plus les Etats en concurrence.

Quatrième question : les politiques monétaires sont-elles en cause ? Les monnaies, plus précisément leur taux respectifs, sont des phénomènes de correction des disparités de richesse, car elles tendent à rééquilibrer les balances extérieures.

Lorsqu’un Etat n’a plus cet outil, il est handicapé. Je pense que c’est notre situation aujourd’hui. La BCE doit être mise au service des échanges internationaux et non pas au service du crédit bon marché.

Cinquième question : la notion de capital est-elle en cause ? Difficile de répondre. Car le capital, surtout son possesseur, est bien celui qui place la performance financière en priorité par rapport à d’autres aspects, comme l’emploi. En cela il incarne un rôle coercitif vis-à-vis du chef d’entreprise. Il oblige l’entreprise à bien se porter. Parfois trop bien. Est-il le seul à pouvoir le faire ? Probablement non. Est-ce le seul moyen de financer une entreprise, de la vendre ? Non plus. Alors ? C’est le système qui incarne le plus l’obligation de performance. Et qui, du coup, tue tout les autres à long terme.

Sixième question : la spéculation financière est-elle en cause ? Oui. Elle aggrave les tendances du court terme (la spéculation s’empare volontiers de la rumeur). Elle a également le pouvoir de perturber les mécanismes autrement dédiés à la régulation (attaques spéculatives). Comment la contrer ? Je ne vois pas.

Voici en tout cas qui m’éclaire un peu plus. J’identifie ainsi quatre causes fondamentales :

  • La géographie de la circulation des richesses échappe de plus en plus aux Etats nations. Les accélérateurs en œuvre se nomment libéralisation et mondialisation.
  • Les perturbateurs de la redistribution se nomment bien capitalisme et spéculation financière. Ils ne l’empêchent cependant pas.
  • L’Etat peut mieux assurer sa mission de redistribution et de dynamisation. Au centre de cette mission on doit trouver un contrat entre l’Etat et le citoyen.
  • L’Etat ne dispose plus d’instruments monétaires efficaces.

La première de ces causes me paraît l’emporter, en potentiel de nuisance, sur les autres. Et elle me suggère la conclusion suivante : à moins de revenir en arrière, en revenant sur la globalisation des échanges, qui me paraît difficile, seul un Etat transnational, européen, doté d’une politique sociale et économique coordonnées, tournée vers la redistribution des richesses vers ceux qui en ont besoin – un Etat de gauche donc - peut contrebalancer l’élargissement géographique auquel nous assistons. En gros, les territoires de l’échange s’élargissant l’Etat doit suivre. Aux frontières de cet ensemble, il faut appliquer des mécanismes de correction pour lutter contre le dumping social et mener une politique monétaire régulatrice. De manière marginale, il est possible d’expérimenter des formes de possession du capital qui ne soient pas internationales mais domestiques, et donc créer des possessions par les salariés de l’entreprise elle-même, proportionnellement à leurs salaires par exemple, avec des mécanismes où l’Etat serait le pourvoyeur des capitaux initiaux.

Question subsidiaire: comment combattre le chômage ? J'ai deux pistes. En rémunérant directement les entreprises proportionnellement au nombre d’employés nationaux d’une part, qui est une manière durable de baisser les charges sociales. En encourageant la création d’entreprise d’autre part, car leur lancement peut créer mécaniquement de la richesse, si il a recours à l’emprunt. Si on raisonne globalement, l’évolution des richesses en circulation dépend de trois facteurs : le taux d’épargne, le recours au crédit, l’évolution des changes

Je ne prétends pas que cette analyse soit parfaite. Si vous avez une remarque, n’hésitez pas. Le but est d’essayer de faire « la part des choses » entre emblèmes politiques et véritables solutions. Qu’en pensez-vous ? Voyez-vous une personnalité - genre économiste - qui traite de ces questions aujourd'hui ?
par L'Arrosoir publié dans : Réflexion
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Samedi 2 décembre 2006

La croisée des chemins, c’est se déterminer s’il faut adopter un style de solution radical aux problèmes sociaux, fondé sur la rupture avec le capitalisme, ou bien s’il faut aller vers un style de conciliation, resté dans ce cadre et tenter de réguler.

Un avis sur la question : celle de l’économiste Bernard Maris, dont une interview a été publié dans Libé (pour ceux qui doutent que ce soit un journal de gauche … et que faut-il mettre derrière ce terme).

L’alternative créatrice dans la coopération qu’il met en avant me paraît un peu vague. Quelqu’un connaît la personne ou ses théories ? Quelqu’un a-t-il un avis sur son bouquin ?

par L'Arrosoir publié dans : Réflexion
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Vendredi 1 décembre 2006

En vrac et rapidement.

Pour les idées : En relisant tout ces articles, je sens les choses qui bougent dans ma tête. Comment les faire bouger chez les autres ? Quelques lecteurs (merci de me lire, merci de commenter). Implication politique ? Pas facile à l’étranger. Une certitude : creuser la facette théorique. Reprendre l’humanisme, le marxisme et ses dérivés. Aller plus loin dans la facette sociologique. Et réfléchir en ayant conscience d’être à un carrefour entre radicalisme et usage du compromis. Qu’il s’agit aussi d’une question de stratégie versus tactique / pragmatique. Une croisée des chemins en quelque sorte.

Pour l’exercice du blog : génère beaucoup de situations différentes. Celle du miroir. Celle de l’écriture. Celle du public. Cette de l’interaction plus rapprochée avec d’autres personnes. Celle de la découverte. Incontestablement elle met en mouvement. L’écriture en particulier me donne l’impression d’enclencher quelque chose, un cycle réflexion – synthèse – écriture – régénération. Et pour se régénérer il faut absorber encore et encore des idées, des phrases, des points de vue, des messages, de l’art.

Pour l’angle culturel : tant de chose que je voudrais écrire, sur Victor Hugo, Rothko, Jeanne Balibar …

Une absence : la dimension hédoniste, comme peut le donner le voyage intérieur de la méditation.

Seul problème : κροηος, le temps.

par L'Arrosoir publié dans : Ouate
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Jeudi 30 novembre 2006
C'est ainsi que la dénomme Mélenchon dans l'article paru dans Politis. Intéressant, reste à acquérir l'interview complète. Je suis en phase avec la vision stratégique, la tactique vaut ce qu'elle vaut. Il parle espoir. Il a vite compris.  Seul ombre : son refus de la régionalisation, que je trouve abrupt. A suivre ...
par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Jeudi 30 novembre 2006
Voici un aperçu d'une partie de ma playlist musicale :

AC DC, Alain Bashung, Ali Farka Toure, Arctic Monkeys, Arild Andersen Group, Art Brut, Astral Projection, Auf Der Maur, Babes in Toyland, Benjamin Biolay, Black Dice, Black Uhuru, Brad Mehldau, Brigitte Fontaine, Cake, Can, Cesaria Evora, Chuck Berry, Dead Kennedys, Edith Piaf, Eiffel, Elvis Presley, Eric Legnini Trio, Everclear, Explosions In The Sky, Exsonvaldes, Fabulous Troubadors, Fu Manchu, Fugazi, Green Day, Habib Koité, Hallucinogen, Hole, Husker Du, Interpol, James Brown, Jawbox, Jean-Louis Murat, Jefferson Airplane, Jimi Hendrix, Joe Dassin, Keith Jarrett, Kyuss, L7, Laurent Voulzy, Led Zeppelin, Lemonheads, Liars, Luciano Cilio, M, Mariza, Melvins, Mercury Rev, Minor Threat, Moby, Mogwai, Nada Surf, Nebula, Nofx, Noir Désir, Norah Jones, Oneida, Otis Redding, Peaches, Pearl Jam, Pennywise, Pere Ubu, Phoenix, Polnareff, Pram, Presidents Of The United States Of America, Pulley, Rancid, Renaud, Rokia Traore, Royal Trux, Sebadoh, Serge Gainsbourg, Sergent Garcia, Sex Pistols, Sonic Youth, Soundgarden, Suicide, Superbus, Superchunk, Supergrass, Talking Heads, The Beach Boys, The Clash, The d4, The Datsuns, The Fiery Furnaces, The Grateful Dead, The Hives, The Rolling Stones, The Stooges, The Strokes, The Velvet Underground, The Warlocks, Tom Vek, Tortoise, Virgin Prunes, Ween, Yo La Tengo

Si vous aimez aussi, faites le savoir ! Ou si vous ne connaisez pas, vous pouvez demander !
par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Mercredi 29 novembre 2006
Cerveau est une sphère
Peuplée de tablettes en verre,
Sur lesquelles bruit une foule de livres ouverts,
Aux pages qui défilent dans des nappes d’air.

Dans la paume de chaque page
Pointe une graine, sourit une plante,
Flotte un champ, souffle une forêt,
Goutant une haleine tissée qui monte
De mats profondeurs.

Les fleurs, légumes, feuilles, tiges, baies
Nourrissent patiemment chaque tome
Qui distille à son tout, brin à brin,
Les mouvements de mes pensées.

Dans le forum elles se rassemblent
La foule grossit et s’éclaire
Jusqu’à donner chair
A une forme espérée
Qui, vers d’autres sphères,
S’en va

Et le forum appelle toujours
D’autres foules
Pour trouver ces suspensions
Plus vivantes, plus claires, plus belles.
par L'Arrosoir publié dans : Stratosphère
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