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  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
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Jeudi 21 décembre 2006

Non, il ne s’agit pas, encore une fois, de la Gauche antilibérale, mais d’un groupe post-hardcore / screamo dont le deuxième album est sorti récemment, il s’intitule « Dying is your latest fashion ». Bon, pas franchement dans le style Jeanne Balibar ou Laurent Voulzy. Beaucoup plus électrisé et noir.

Rythme rapide et répétitif, marque de fabrique du punk, entraîné par une batterie carabinée - mitraillette, voix à la limite du cri, mais gardant sa modulation, guitares métal, un peu de synthé en fond. Proche de sons connus, comme Millencollin ou Pennywise, agréable à entendre, speedant, pas de temps mort, intense, varié. Beaucoup plus mélodique qu’on pourrait le croire, ce qui donne des mélodies hyper saturées mais audibles. Et des guitares qui descendent dans les basses sur certains morceaux, élargissant le spectre et rendant l’atmosphère encore un peu plus ondulante. Sur d’autres une double voie (l’une plus « sage », l’autre carrément dans le cri voire outre-tombe), avec un accompagnement en fonction (guitare en riffs ou mélodiques / guitare agressives et sinistres). Des intros toujours efficaces, en nappes souvent (une première mélodie, puis la montée en puissance des guitares et des percussions puis … le décollage). Des murs sonores, des passages parfois heavy metal voire death metal …

Bon, ils sont un peu mytho les membres du groupe, surtout le leader, Ronnie. « Nous allons être ce changement dans la musique (rock). J’ai une vision. Je veux que les gens s’amusent et lèvent leur poing en l’air ». Tout en se voyant star intouchable dans sa limousine et héro-s des stades.

En tout cas pour le moment c’est … très efficace.

Voir ici si vous voulez en savoir plus sur le groupe, et écouter 2 titres de leur dernier album.

par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Jeudi 21 décembre 2006

Jo le Guen c’est l’homme qui a du abandonné la traversée de l’océan pacifique à la rame en solitaire en 2000 suite à de graves plaies aux pieds, et qui a du subir l’amputation de ses 10 doigts de pieds suite à cette aventure.

Il court maintenant dans la transatlantique à la rame Sénégal – Cayenne, avec un bateau qui s’appelle « L’homme ou le marché. 2007 : l’heure du choix ». Il finance son effort grâce aux abonnements aux enregistrements audio et vidéo diffusés par le site. Et il a besoin de soutien. Si ça vous dit ...

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Jeudi 21 décembre 2006

Que vont-ils faire, les collectifs, unitaires ou national ? Maintenant que Marie-Georges Buffet a été confirmée par le PCF à 80% ?

Probablement proclamer l’échec et indiquer qu’aucun candidat n’a pu faire consensus. Et tourner la page … comme ces deux articles par exemple (ici et ) parus sur Bellaciao qui appellent à continuer l’effort de structuration en dépit et en dehors du PCF.

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Mercredi 20 décembre 2006

C comme Communisme … Une survivance dans le paysage politique, qui est aujourd’hui sur le devant de la scène de la gauche radicale, pour le meilleur ou le pire, plus probablement pour le pire.

Un C pour le moins en pointillés, en poussière depuis la faillite de l’URSS, un C qui voulait dire révolution, dictature du prolétariat, lutte des classes … 

Un C toujours présent dans le paysage politique et qui par son ombre fait obstacle aujourd’hui, car vestige d’une idéologie qui a eu sa chance et qui ne l’aura plus.

Non que l’analyse marxiste soit dénuée de sens. Non que la solution révolutionnaire ne soit pas incohérente. Mais un C à la crédibilité anéantie pour toujours. Et un C antilibéral, au sens totalitaire, dictatorial du terme. Un C qui ne correspond d’ailleurs plus vraiment au positionnement politique du PCF, encore synonyme de lutte des classes mais plus de dictature du prolétariat ! Un C qui est plus un M, comme Marx. 

Un C qui, pour exister, se mue en son voisin le Contestataire et tente de subsister de la sorte, et s’acoquine de temps en temps, au G, le Gouvernemental, voire emploie les méthodes de son enfant terrible, le S (de Stalinisme).

Je pense qu’il n’y a pas d’avanCée possible avec ce C au sein de la gauche radicale. Ce C est aussi le C de Crispation, de division, qui ne convient pas à ceux qui souhaitent envisager un nouvel avenir radical, plus ouvert, moins idéologique, qui veut se construire. Un C qui barre la route à la refondation, qui a eu lieu dans la majorité des pays d’Europe occidentale.

Un C sans Concurrent idéologique non plus, sans sucCesseur, à l’agonie longue et douloureuse pour la gauche Française. 

Le C de ridicule, le C qui va faire Chuter l’espoir …

Rendez-vous demain pour LE résultat.

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Vendredi 15 décembre 2006

En ce temps-là j’avais … 19 ans ! Et je n’étais pas à écouter cet album (je devais être dans Frank Black, Nirvana, Magnapop ...), que je trouve aujourd’hui vraiment aérien, fluide …


Rythmique légère, voix douce qui résonne dans les airs, longues syllabes, guitare pure, lisses, sures, qui chantent littéralement, qui teintent, en toile de fond … Quelques consonances celtiques ou moyen-orientales, une dominante maritime, océane, une véritable mer intérieure de musique.

Un album hanté par des sirènes qui auraient choisies Brocéliande comme île et Voulzy comme victime passionnée.

Un petit extrait des textes pour finir :

Tout au bout d’la plage là-bas
Mon cœur se plaint
C’est à vingt miles de la ville
Des dunes sans rien
Une maison de bois cassé
Et moi dedans
Elle est partie pour l’Europe
Par l’océan

Je suis désolé
Comme ces quelques planches
Abandonnées, laissé
Sur le sable aride
Un bungalow vide

par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Vendredi 15 décembre 2006

Aujourd’hui découverte de Agoravox fr. Un blog d’actualité avec fils de commentaires, très riche et intéressant. Un exemple : « Les ventes s’effondrent sur iTunes », qui relance le débat sur MP3 et P2P.

Alors, les Kazaa, eMule, eDonkey ont-ils succombés  à la réglementation ou bien les sites de ventes en ligne sont-ils en perte de vitesse ? La confrontation ne semble pas terminée. Mais les signes de licence globale ne trompent pas : la réalité se situe probablement dans le second camp aujourd’hui.

En y réfléchissant un peu, je pense que la menace envers l’industrie est très difficile à contrer. Pourquoi ? L'industrie musicale est habituée à vivre avec la copie illicite. Souvenez-vous des copies de cassettes ! Mais la lenteur du processus de copie limitait le phénomène. Maintenant, avec le P2P, la copie est instantanée et accessible à chacun. L'industrie musicale n'aurait donc qu'une issue : rendre la copie plus "coûteuse" que l'achat.

Seulement, les DRM actuels ne sont pas de nature à empêcher le P2P de fonctionner. Un DRM vraiment contraignant devrait prévoir un système de chiffrement (cryptage si vous préférez le terme) du flux audio, de manière à ce que, sans clé de déchiffrement, le morceau soit illisible ou inaudible. Par ailleurs, cette clé devrait être délivrée en contrepartie du paiement de la licence, et personnalisée pour chaque licencié. Qui devrait donc disposer d'une identité numérique unique, placée sur un support physique non copiable, genre carte à puce.  La copie serait ainsi plus difficile, car directement inopérante.

Oui, mais elle n’empêche pas la capture des pistes audio, leur transformation en MP3 (rip) et leur partage !

C’est là le problème. A part tenter de dissuader la copie, et lui faire porter un risque financier (amendes, condamnation), il n’y a pas grand-chose de faisable. Rendre la copie physiquement impossible semble … impossible ! Sauf à revenir sur le choix du numérique comme support …  ou instaurer une taxe (licence globale).

En réalité, je crois que l’industrie musicale est, pour son malheur, sous les feux de deux phénomènes liés à Internet, qui sont la culture « Open Source » d’une part (les pistes musicales sont librement disponibles (ou presque)) et échanges P2P, la dimension collaborative qu’est en train de prendre Internet.

La seule issue stable semble être de faire CONFIANCE aux Internautes pour qu’ils paient la licence leur donnant le droit d’écouter les titres / albums. Une des autres caractéristiques d’Internet : la confiance entre acteurs y joue un rôle accru, en raison de la distanciation physique introduite dans certains cas. La coercition ne fonctionne guère.

Internet va-t-il détruire l’industrie musicale ? En tout cas il va, dans ce cas précis, fragiliser très sérieusement cette activité a l'air à peu près sur ...

par L'Arrosoir publié dans : Réflexion
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Jeudi 14 décembre 2006

En faisant le bilan des articles et discussions sur mon blog, j’en arrive à la conclusion qu’une autre voie que celle préconisée par la gauche gouvernementale doit être empruntée ET DOIT SE CONSTRUIRE DES MAINTENANT pour pouvoir espérer que, dans notre avenir, les valeurs d’égalité, de solidarité et de liberté puissent non seulement continuer à exister mais poursuivre leur développement.

Une rupture s’effectuera malgré nous (mais dans le mauvais sens) si nous ne réagissons pas, de part l’exacerbation de l’antagonisme existant entre libéralisme et maintien d’un Etat fort, capable de mener sa mission, et en ayant les moyens, notamment les moyens financiers. Seul un Etat consistant et doté de la force de frappe nécessaire peut assurer les missions de solidarité, égalité et liberté.

Or le libéralisme se fait de plus en plus fort et irrésistible, par le biais de sa globalisation, qui échappe aux frontières et donc aux Etats. Il met désormais les Etats directement en concurrence les uns avec les autres, et pénalise de plus en plus ceux qui ont les coûts de main d’œuvre et les prélèvements sur les bénéfices du capital les plus élevés, n’hésitant pas à délocaliser pour cela. La France fait partie de ces pays cibles : seule la Suède possède en Europe un coût moyen de main d’œuvre plus élevé que nous, et nous avons le plus fort taux de taxation du capital en Europe. Je pense, au-delà de cette position, que, si nous n’agissons pas pour mettre le libéralisme sous contrôle (au moins), nous serons les principales victimes européennes de ce phénomène.

Certes, nous ne sommes pas pour le moment dans l’œil du cyclone, nous sommes en lisière, mais il approche. Et vu son ampleur, qui ira croissante avec le développement des grands ensembles que sont l’Asie et l’Inde, il faut réagir MAINTENANT !

Dans tout cela, le pire est que  l’Europe actuelle RENFORCE le libéralisme, elle est dans un mouvement contradictoire ! Elle ne protège pas de la globalisation, mis à part le secteur de l’agriculture, a tendance à développer cette globalisation au sein de l’UE elle-même et encourage de surcroît les Etats à réduire leur capacité financière. Sans parler d’une tendance à l’orthodoxie financière (réduction des déficits) en totale contradiction avec les pratiques dominantes (regardez les divers déficits des USA) et avec une politique monétaire qui pourrait donner plus d’air. Un modèle digne des pays d’Amérique Latine, tout droit sortie de l’orthodoxie financière du FMI ! Qui ne vaut pas pour une COMMUNAUTE d’Etats.

Ceci est d'autant plus important si on tente d'évaluer la responsabilité de l'Europe dans l'avenir qui se profile. Car je conclus également que le débat sur l'infléchissement du libéralisme, qui peut porter sur la place du capitalisme, celle de la spéculation financière, sur l'économie de marché, sur la globalisation, peut agir sur chacun de ces thèmes pour apporter une réponse. Mais une question domine : dans un monde globalisé, peut-on apporter des réponses uniquement nationales ? Je ne le pense pas.

Enfin, il ne s’agit pas ici de prétendre non plus que l’intervention étatique d’aujourd’hui est optimisée. Avec un prélèvement de la richesse nationale à 44,2% du PIB, et le constat alarmant du chômage, de la précarité, de la pauvreté, etc, il y a visiblement un problème. Lequel ? Plusieurs peuvent être évoquées:

  • La solidarité nationale ne jouerait pas assez en faveur de l’aide aux plus défavorisés. Quelques
    chiffres : en 2003, sur un total de 464 milliards d’euros de prestations dites « sociales », 164 était destinés à la santé, 199 aux retraites, 43 aux prestations maternité / famille, 36 à l’emploi (chômage et retour à l’emploi), 13 au logement et 6 à la pauvreté et l’exclusion ! Pour moi c’est clair : il faut redéployer des retraites vers l’emploi, le logement et l’exclusion.
  • Elle favoriserait trop l’assistanat au détriment de la dynamisation de la création de valeur. Je n’ai pas d’avis sur la question, ceci est difficile à mesurer.

Je ne conclus pas sur les modalités, à savoir la meilleure attitude politique à adopter, vous pouvez pour cela consulter l’article de Le passant intitulé « Tous ensemble, tous ensemble » qui donne un avis intéressant sur cette question.

par L'Arrosoir publié dans : Réflexion
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Mercredi 13 décembre 2006

Pour changer un peu, voici les livres que j'espère bientôt (avoir le temps de) lire :

  • Coma, Pierre Guyotat 
  • Tombeau pour 500 000 soldats, Pierre Guyotat
  • Mantra, Rodrigo Fresan
  • Bestialité, Jean Rollin
  • Loin de Chandigarh, Tarun Tejpal
  • Une adolescence en Gueldre, Jean-Claude Pirotte 

sans oublier Rimbaud, je dois me le procurer, et ceux, déjà lu, dont je voudrais parler un peu plus : poèmes de Victor Hugo, Pedro Paramo, divers Houellebecq.

J'hésite à me plonger dans "Les Bienveillantes", de Jonathan Littell, j'attends de lire quelques avis, ceux du blog La lettrine ou bien celui de Chronicart pour me décider.

Avez-vous un commentaire sur ces livres ?

par L'Arrosoir publié dans : Littérature
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Lundi 11 décembre 2006

Je reste attaché à ce que cet espace politique demeure, aussi les difficultés rencontrées ce WE par ce bord politique me concernent-elles. Mon diagnostic est le suivant :

Il est flagrant que le flou de la procédure de décision, notamment l’existence de deux niveaux différents de désignation (local, national), est préjudiciable et aboutit à un blocage. L’un des deux doit primer sur l’autre. Je ne vois pas comment il ne peut s’agir des collectifs locaux, s’agissant d’un processus démocratique. Je ne vois pas comment l’avis de chaque membre ne peut pas être pris en compte, s’agissant de démocratie directe. Dans un contexte de grande diversité, il ne me paraît pas optimal d’avoir recours à une désignation à la majorité simple au niveau de chaque collectif. Il ne faut pas demander aux COLLECTIFS de choisir, mais à leurs MEMBRES. L’idée serait plutôt de :

  • demander à chaque membre d’exprimer son 1er, 2ème, 3ème choix.
  • désigner le candidat par un total de points, 3 points si en premier choix, 2 point si en deuxième, 1 si troisième. Le candidat qui remporte le plus de points est choisi. Et le collectif national s’y plie, point barre.

Le rôle du collectif national serait ensuite de s’entendre sur l’état major de campagne, de manière à ce qu’il rassemble toutes les sensibilités (et là, il y a de la place !).

C’est une première voie de résolution du blocage. Il en existe une seconde, plus risquée mais plus portée sur le long terme, plus ouverte politiquement, exclusive à la première.

La seconde consisterait à poursuivre la recherche du consensus, mais en traitant l’écueil du rôle et la place des partis. Pourquoi l’alternative ne pourrait-elle pas profiter de ce processus de désignation pour amorcer la construction d’un futur parti ? Et demander, si un chef de parti est désigné comme candidat de l’alternative, à ce que ce parti s’engage à se fondre dans cette future structure. Ceci permettrait de préparer l’après présidentielles, et bien au-delà, et donner un cadre et une structure commune au renouveau idéologique que porte l’alternative. Ce serait, en quelque sorte, un “donnant-donnant” intéressant pour tous.

Voyez l'avis de Robert Guédiguian dans Libération à ce sujet, auquel répondrait ce scénario.

Je crois que cela préserverait l’unité autour de l’antilibéralisme et permettrait à tout ceux qui veulent y travailler de bosser sur le fond et de limiter la casse liée au modèle présidentiel de notre chère démocratie.

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Dimanche 10 décembre 2006
Non, je ne parle pas de ce qui arrive en ce moment à la gauche antilibérale … Attendons mardi soir.

« L’expiation » est le nom d’un poème. Dans lequel figure des vers très célèbres, qui parlent d’une ville située en Flandres, non loin de Bruxelles. Waterloo !

J’ai ré-découvert ces vers et découvert le poème dans son ensemble qui figure dans « Châtiments » de Victor Hugo. Un poème de 386 vers, écrit en 7 parties, et qui propose de retracer l’épopée puis la débâcle napoléonienne pour mieux marquer le crime originelle entachant le trajet de Napoléon, à savoir le coup d’état du 18 Brumaire (10 novembre 1799), qui mit fin à la 1er république Française, et constituer une résonnance avec le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1850.

Voici ces quelques vers si connus (dans un contexte que je connaissais si peu …) :

(…)
Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D’un côté c’est l’Europe et de l’autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l’espérance ;
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
(…)

Et Hugo de terminer dans le tombeau de l’empereur :

(…)
La tombe alors s’emplit d’une lumière étrange
Semblable à la clarté de Dieu quand il se venge ;
Pareils aux mots que vit resplendir Balthazar,
Deux mots dans l’ombre écrits flamboyaient sur César ;
Bonaparte tremblant comme un enfant sans mère,
Leva sa face pâle et lut : - DIX-HUIT BRUMAIRE !

Qui sait, peut-être à la manière de la gauche antilibérale dans quelques jours qui s’horrifierait en clâmant : 29 mai 2005 !
par L'Arrosoir publié dans : Littérature
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