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  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
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Mardi 16 janvier 2007

Il faut croire que l’espoir de voir une nouvelle gauche de transformation sociale prendre place, différente des partis traditionnels (LO, LCF, PCF) est coriace et tenace, et ne s’en tient pas à l’échec de la désignation d’un candidat issu des collectifs. Pour preuve, plus de 15 000  signatures ont été recueillies sur Internet en 10 jours par la pétition pour une candidature de José Bové.

Voici donc le moustachu Bové remis en selle, et qui accepte volontiers de reprendre les étriers, comme il l’explique ici. Il propose même de mener une campagne des collectifs en trio équitable, entre lui-même, MGB et Olivier Besancenot. Une candidature triple, c’est original !

Si vous voulez être représenté par un nouvel entrant, une nouvelle tendance, qui serait d’ailleurs la seule nouveauté dans le paysage politique actuel, si vous voulez soutenir l’effort d’unité de la gauche de transformation sociale, n’hésitez pas à signer cette pétition ici !

La volonté de recomposition de cette sphère politique n’a pas fléchi, elle vaut bien un coup de pouce !

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Vendredi 12 janvier 2007

Vous trouverez le résumé des propositions ici. Pour le dossier de presse complet, c’est ici. Il comporte notamment : un mémo sur le nucléaire, un mémo concernant les réseaux, un communiqué concernant l’état de la concurrence sur le marché de l’énergie en Europe, une communication concernant la lutte contre le réchauffement climatique, une communication concernant le plan d’amélioration de l’efficacité énergétique.


Ce qui frappe dans ces propositions, ce sont trois choses. La première, positive, c’est l’aspect chiffré du plan énergétique : réduire de 20% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 (protocole de Kyoto : -8% d’ici 2012), porter la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie à 20% d’ici 2020, avec au moins 10% pour les biocarburants, économiser 20% de la consommation totale d’ici 2020, financement d’un plan de soutien à la recherche.


La deuxième, tout aussi positive, c’est son aspect réaliste et pratique, car ce sont des propositions d’action concrètes et fouillées qui sont présentées : comment économiser l’énergie, comment sensibiliser les populations, comment soutenir les technologies énergétiques, etc. Lisez vous-même.


La troisième, un peu plus controversé à mon avis, c’est de présenter la libre concurrence sur le marché de l’énergie comme un moyen, en argumentant que c’est un marché libéralisé et en libre concurrence qui dégagera les marges d’investissement nécessaire, et que c’est le même marché qui donnera le choix aux consommateurs.


Sur ce point, une aparté. Ne recommençons pas la polémique qui a fonctionné pendant le TCE, tâchons de savoir pourquoi la Commission s’appuie là-dessus. La raison profonde, c’est l’acte unique européen qui prévoit l’Europe du marché unique. Le seul outil économique mis à disposition de l’Europe se nomme marché libre. Tout vient de ce que la Commission n’est pas un Etat capable de mettre en place une entreprise publique ou un monopole. Le parti pris ne remonte donc pas à la Constitution européenne, mais à 1986, si je ne me trompe, soutenu (mais comment faire autrement ?) par une mise en œuvre libérale. Le Non au TCE aurait en fait dit non aux conséquences de cet aspect du traité, 20 ans après, devant la mise en œuvre de libéralisations de marchés jusqu’ici publics (transport, énergie).


Je regrette que soit absent des réflexions concernant la sécurisation des approvisionnements. Il est clair (l’épisode avec la Russie l’a encore récemment démontré) que l’Europe gagnerait à parler d’une seule voie puissante plutôt que via plusieurs voies discordantes et moins fortes. Mais pour cela, il faudrait que l’énergie soit une prérogative de l’Union.


Les réactions ont été diversement présentées par les médias parmi les pays européens.


En France, si vous prenez le journal Le Monde (voir
ici), daté du 11/01/2006, il présente certes une synthèse objective du plan. Mais l’analyse fait la part plus que belle à la critique de deux aspects :
  • la mention du nucléaire, avec la mise en avant de ces avantages plutôt que ses inconvénients, en précisant toutefois que chaque Etat est libre de ses choix,
  • la mise en avant d’un marché libéré comme moyen d’atteindre les objectifs.

Je regrette tout de même qu’on s’arrête aux critiques et qu’on donne de la voie sur les polémiques. Les propositions non polémiques de l’UE sont toutes réalistes et à saluer, à souligner, et valent largement plus que le pacte éco-Hulot par exemple, qui ne comporte aucun chiffre, beaucoup moins d’actions, et aucun cadre de réflexion. Là au moins nous disposons d’un cadre pour réfléchir. Je suis indigné par cette différence de traitement médiatique de la part d’un journal aussi sérieux, d’un tel manque d’impartialité et d’une telle présence de la critique qui brouille totalement le message.


Libération (voir ici), quant à lui, s’emploie uniquement à miner l’effort, et propose une vision subjective qui n’est pas du domaine de l’information, en glosant sur les difficultés de l’Europe. Là aussi sans mettre en avant le caractère positif et constructif de la démarche. Le résumé des propositions de l’UE est à ce titre scandaleusement superficiel. De là à penser que le vent noniste souffle maintenant sur le journal, soucieux de s’aligner sur la position de la candidate PS, il n’y a qu’un pas qu’on peut franchir sans remord.


Et ailleurs ? Je n’ai que l’exemple de la Belgique sous la main. C’est très différent. Le journal Le Soir donne au moins deux points de vue différents : ceux qui saluent, en Europe, l’annonce de ces propositions (Pologne, Belgique) et ceux qui critiquent (France, Allemagne), en concluant sur les divisions européennes sur le sujet. Mais au moins, on a une présentation équilibrée !


Au-delà du contenu de ces propositions, que je trouve salutaires en dehors du recours au marché, on trouve ici un bel aperçu du blocage européen : des Etats-nations encore très présents, car sans substitution à un niveau plus élevé. Ne serait-ce pas dans la direction d’une puissance publique européenne étatisée qu’il faudrait aller pour sortir de l’impasse ?

par L'Arrosoir publié dans : Qualité environnementale
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Jeudi 11 janvier 2007

Aïe ! Ma douce a fait une mauvaise chute hier et s’est fracturé la jambe droite. La fracture n’est pas complexe (une seule fracture) mais nécessitera peut-être la pose d’une plaque dans la semaine qui vient. Et est assez handicapante pour les déplacements, vous vous en doutez bien. Enfin, même si elle a eu très mal hier, la nuit s’est bien passée et ce matin la douleur était un peu moins forte quoique toujours présente. Malgré un peu de foie gras et de vin d’alsace pour se réconforter (hier soir hein, pas ce matin)…

Nous allons donc nous organiser pour que la famille continue à tourner, et en attendant de nous faire aider je vais plus m’y consacrer. Donc ne vous attendez pas à une avalanche d’articles !

 

 

par L'Arrosoir publié dans : Plus personnel
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Mardi 9 janvier 2007

De temps immémoriaux, je cherche à introduire toujours plus de richesse spirituelle et humaine au centre de mon travail, tout en lui conservant un caractère pratique et suffisamment rémunérateur. Le constat que ce sont des contraintes contradictoires ne vous étonnera pas (Cf l’article sur « Torrent, vortex et business moderne » pour une possible explication). De plus, vu mon bagage éducatif, lourdement chargé en sciences dures, que je n’aurais ici pas l’outrecuidance de répudier, mais dont je soulignerais l’insuffisance ou la prétention, voire le handicap, cela rend l’atteinte de l’objectif encore plus difficile.

Peu adepte de la stratégie de la rupture dans ma trajectoire, effet de ma science de la gestion de l’effort, je tente de naviguer en douceur vers d’autres rives plus favorables.

Ma dernière trouvaille professionnelle se nomme : Change Management. Derrière ce vocable un peu vague se cachent au moins, dans l’état actuel de mes recherches, deux significations.

La première recouvre la gestion du côté humain dans le changement (« The people side of change »). Soit : comment faire en sorte qu’on n’oublie pas certaines catégories de personnes lors de changements importants, que ce soient les dirigeants, qui doivent être mis au courant pour le moins, doivent endosser un rôle de décision et de support indispensable, ou les employés, qui doivent également être informés, associés au changement, participer et changer leurs habitudes.

La seconde (voir ici) est plus large, et consiste à prendre en charge une situation à problème pour la porter vers une situation où le problème n’existe plus. Elle consiste à pourchasser le problème, lui trouver des solutions et les mettre en œuvre.

L’intérêt dans ces disciplines est la forte part de social à gérer. Qu’on parle de politique, en interne d’une organisation, ou de situations d’interaction directes, personne à personne ou de groupe, ou indirectes. D’autre part, c’est un domaine au centre duquel on trouve la systémique, en particulier la théorie du système général. Des pratiques que j’ai déjà régulièrement l’habitude de manipuler, mais de manière dispersée et épisodique, puisque mon travail actuel est d’être aligneur business / IT.

On énumère ainsi différentes stratégies de changement : empirique - rationnelle (c’est l’intérêt de chaque personne, une fois qu’il leur est révélé, qui les fera avancer), normative - rééducative (ce sont les valeurs et les normes culturelles, et leur modification, qui guide le changement), pouvoir - coercition (c’est la discipline qui guidera les personnes) et enfin environnementale - adaptative (c’est la nécessité de s’adapter qui fera évoluer les personnes).

Si vous connaissez l’un de ses aspects, n’hésitez pas à m’en dire plus et à donner votre avis ! Je compte bien m'y plonger. D’avance merci.

 

par L'Arrosoir publié dans : Profession
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Vendredi 5 janvier 2007
Et ça rime.

Il y a des moments comme ça où la musique qu’on découvre n’apporte pas de réelle découverte excitante. Dans la playlist récente, mis à part Escape the fate, les Sparta, 98 Mute, Hot Water Music, Deerholf, Drive like Jehu, Yo La Tengo ou Cursive n’apportent pas la jubilation recherchée, qui peut, en poussant le son un peu fort, en forçant légèrement sur les basses, vous euphoriser, faire luire la transe là-bas à l’horizon comme une sirène qui vous hèle.

C’est le moment de se dire « Qu’est-ce que je ressortirais bien maintenant pour retrouver l’instinct punky ? ».

Les noms remontent vite : Exsonvaldes, At the drive-in, Nirvana, Sonic Youth, Eiffel, Sebadoh … puis survient, sans qu’on l’attende cette fois-ci : L7.

Alors je remets « Bricks are heavy » (1992). Une guitare rauque, sourde, longue, qui balance une mélodie de fond comme une houle portante, sans être agressive, des percussions régulières, rapides sans virer à la guerre de tranchée, ou à la pétarade, caisse claire et charleston métronomiques, de même que les coups de boutoir de la grosse caisse – on croirait entendre AC/DC sur certains passages –,  une lead guitare qui se lance en rifs sans arrêt, oscillants, filant sur la houle du fond, des mélodies qui balancent, enchaînées en boucle comme il se doit, une voix forte qui n’est pas un cri, tout aussi longue, parfois tremblante, plus sage que sur les autres albums d'ailleurs.

Dans un genre voisin, juste après, « Smell the Magic » sonne plus fort, plus rapide, certains titres lardés de cris, plus énervé.Ce groupe de filles californiennes (L.A.) déchaînées, sauvages, symbole des riot girls des années 90, s’efface lentement de la forêt musicale, il est d’ailleurs gelé (sans être dissous). Heureusement des groupes comme Peaches, plus récent, raniment avec la même énergie, dans un style différent, la flamme du punk féminin.


PS : droit d’auteur oblige je ne peux malheureusement pas mettre ne serait-ce que des extraits des titres. Dommage …
par L'Arrosoir publié dans : Musique
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Jeudi 4 janvier 2007
Thèse, antithèse, critique, partis, toutes ces notions montent en gamme dans l’espace médiatique français à l’occasion des débuts de la campagne présidentielle. Et ce n’est qu’un commencement …

Nous verrons donc s’affronter sous nos yeux enthousiastes pour certains, attentifs pour d’autres, écœurés pour d’autres encore des idées, des propositions, des programmes, qui s’attacheront le plus possible à se démarquer, par leur contenu, de ceux du voisin.

L’affrontement tournera invariablement autour de la mise en scène de grandes oppositions : France / Europe, liberté de s’enrichir / société solidaire, nationalisme / ouverture des frontières, étatisme / initiative privée, bien être individuel / bien être collectif, égalité des chances / droits, égalitarisme / communautaro-particularisme, banlieues / centre ville, Paris / province, changement / conservatisme, rupture / réforme pour n’en citer que quelques-uns.

Certains points feront probablement l’objet, comme lors des épisodes précédents, d’une unanimité solennelle (sans toutefois jamais donner lieu à union nationale) : lutte contre le chômage, valeurs de la république, défense de la laïcité, lutte contre la crise de la démocratie, la France éclairant le monde, volonté de (re)trouver une France forte, éducation, vigueur économique, etc.

Dans toutes ces discussions, nous devrons prendre parti, et serons sommés de porter notre voix sur un seul nom.

Je fais ici le constat d’un triple manque dans cette forme d’interaction : manque de personnalisation, manque de dialogue, manque de cohérence.

Manque de personnalisation, car les discours qui nous sont adressés sont généraux, globaux, et s’adressent plus à des masses, à des groupes, voire à la société dans son ensemble, qu’à des personnes. Même dans des cas plus concrets, ils n’adressent que des facettes socio-économiques du citoyen. Par exemple, il s’agit de donner du travail à chacun, ou des revenus à chacun, nous considérant comme des travailleurs ou des acteurs économiques.

Manque de dialogue car ils s’inspirent beaucoup, dans leur réflexion, de données simplifiées relatives aux citoyens (statistiques, sondages) et peu de données riches, issues d’un échange appuyé avec des citoyens (je reviendrai sur les initiatives de campagne participative de Ség. Royal qui sont en cours).

Manque de cohérence, car les discours / programmes qui nous sont servis sont radicalisés, en cela qu’ils insistent sur les éléments les plus originaux, les plus différentiateurs, qu’ils instillent des camps, des clivages, au détriment d’éléments qui font consensus. Au point de chercher la caricature.

Vous me direz : quoi de plus normal ? Ne s’agit-t-il pas de conduire une partie des activités de la société tout entière, de la nation, par la voie de représentants élus, et donc d’une part de généraliser et d’abstraire, d’autre part de ne pas perdre son temps dans l’écoute, et enfin d’être efficace dans la concurrence entre candidats ?

Certes, mais comment ces attitudes peuvent-elle prétendre au bien-être de chacun en le caricaturant autant ? En étant si loin de lui ? N’est-on pas à une concentration de la représentation qui est maintenant bien trop grande pour avoir une chance d’être synonyme d’efficacité ?

Du temps (s’il a jamais existé !) des idéologies et des religions dominantes, d’une communication diserte, d’une solide discipline bourgeoise, d’un cadre national indépassable, une certaine uniformité des attitudes et psychologies pouvait passer pour compatible avec cette forme de démocratie.

Avec la disparition ou l'épuisement de ces cadres, sous les coups de boutoirs de la liberté pour beaucoup d’entre eux, désormais acquises et inaliénable (mais que certains continuent de vouloir aliéner : nationalisme, contrôle médiatique, ordre juste), nous sommes en pleine dispersion des opinions, des comportements, des jugements.

Je pense sincèrement, en conséquence, qu’une réflexion profonde est nécessaire sur les relations entre démocratie et personnes, pour mieux y faire intervenir l’interaction, et avec elle les soubassements psycho-sociaux qu’elle suppose, dans la représentation de chaque citoyen.

Et que le recours à la loi comme forme d’action et de réglementation des détails de notre vie, la théâtralisation par les clivages et les affrontements, les comportements à la hussarde, genre CPE et autre constitutions européennes parachutées, la prépondérance de l’exécutif dans notre système démocratique, et son emblème le Président de la République Française doivent être combattus. Assez des discours martiaux, du centralisme nombriliste, des solutions assénées sans aller plus loin qu’une représentation symptomatique des problèmes !

Dans ce contexte, comment ne pas voir dans feu la recherche du consensus de l’espace antilibéral une tentative et un échec dans ce domaine ?

Que penser également des initiatives de campagne participative de Ség. Royal ? Leurre ou franc changement ? Ne tirons pas sur la possible ambulance : cet effort est louable et précieux. Mais parviendra-t-il : à dépasser le stade d’une campagne pour impacter le fonctionnement de la démocratie ? A faire naître des idées neuves ? A favoriser le consensus ? A faire participer assez largement autour de lui ? Ou bien simplement à donner l’illusion d’une écoute, une sorte de fausse modestie du politique ?

Tâchons d’en savoir plus sur les complexes et précieux soubassements nécessaires avant d’en juger !
par L'Arrosoir publié dans : Réflexion
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Mercredi 3 janvier 2007
Qui ? Mon cœur, pardi ! Après examen, je n’ai pas d’atteinte paraît-il, tout est normal. Enfin, j’ai tout de même fait disparaître la consommation de caféine / théine  de mes habitudes, car ce sont ces substances qui me causent des extrasystoles. Je vais faire une pause puis reprendre doucement pour voir.

Ce sera donc un épisode mystérieux, sans cause identifiée, si ce n’est quelques excitants apparemment. Trop de prise ? Il est vrai qu’à 2 cafés par jour (voire plus) depuis plus de 10 ans, avec un goût prononcé pour l’expresso italien, ça use. Sans carburer comme Balzac ! Mais quand on arrête, on s’aperçoit combien la fatigue était là, cachée sous l’excitation du coup de fouet matinal, sous le sursaut post dinatoire, sous l’innocent havre des machines de distribution, sous l’accessoire divertissant des réunions ! Et qu’à force de ponctionner la machine, elle s’use et vous fait des signes.

Des signes de présence, de fragilité, c’est le retour du rapport inquiet au corps, comme lorsqu’en pleine grippe, les viscères en ébullition, le sang qui cogne, les frissons qui courent, les suées qui noient, les douleurs diverses qui font gémir, les drogues qui imprègnent, les délires qui emportent, on n’est plus très sûr que ce n’est qu’une grippe … que ça va passer … qu’on va pas aller faire un dernier tour en barque sur ce maudit fleuve … qu’on reprendra un rapport serein avec la gangue rapprochée, indissociable, sans laquelle nous ne sommes que NEANT.

Au passage, j’ai appris quelque chose : que certaines bactéries peuvent endommager le cœur, plus exactement les valves cardiaques. En particulier lorsqu’on a des angines. Et quoi, « les antibiotiques c’est pas automatique », c’est une connerie ? Mon père-médecin dit que oui, à cause de ce risque, et je suis assez enclin à suivre son avis autorisé.

A moi maintenant de surveiller l’équation suivante : excitants + stress + fatigue + manque de sport + cholestérol = facteurs de risques cardiaques.
par L'Arrosoir publié dans : Plus personnel
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Vendredi 22 décembre 2006
Joyeux noël, bonnes fêtes à tous !

Et rendez-vous après quelques jours de repos ...
par L'Arrosoir publié dans : Plus personnel
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Vendredi 22 décembre 2006
En commentaire à l'article "Pacte écologique : qui dit mieux ?", publié sur le blog "Les humeurs du professeur Couillon", que j'apprécie. Voir ici pour la description Web du pacte écolo de Hulot.

L’agitation médiatique autour du pacte écologique est bienvenue. Elle permet de  mettre sur le devant de la scène la nécessité de fonctionner autour du bio-compatible (énergies renouvelables, biodégradabilité, biodiversité, santé).

Avant de se prononcer sur les engagements – tout autant médiatiques - des candidats, il est intéressant de regarder chacun des 10 objectifs du pacte écologique de plus près.

Et oui, après tout, l’homme a toujours cherché à vivre dans un équilibre avec la Nature. Des faits récents indiquent que, dans nos habitudes actuelles, cet équilibre n’est pas bon et va à la catastrophe. Dans quels domaines faut-il corriger exactement ? Faut-il pour autant cautionner une démarche qui ferait de l’écologie LA priorité ? Ceci ne ressemblerait-il pas  plus à un écolo-centrisme qui n’est pas forcément nécessaire ? Ne cherche-t-on pas à forcer la main pour, sous prétexte de l’urgence, faire passer des objectifs secondaires partisans ? Enfin, quelle est la part de responsabilité nationale / internationale ?

Prenons les objectifs un par un, et tâchons de voir en quoi ils sont immédiatement nécessaires (indiscutables) ou bien s’ils procèdent de choix :

Economie (durabilité) : revient à ancrer la bio-compatibilité dans le comportement économique, en favorisant l’économie circulaire : recyclage, réparation des biens, valorisation, biodégradabilité, déchets en ressources, matières recyclables en matières premières. Rien à dire en soi. Ceci découle des autres objectifs.

Energie
 : le problème le plus urgent : l’effet de serre, qui provient de la combustion des énergies fossiles, doit changer notre mode de recours aux énergies. Mais là, on peut se tourner vers : le renouvelable ou le nucléaire. Or cet objectif se tourne vers la réduction de la consommation d’énergie. Car le nucléaire génère des déchets incompatibles avec le principe « biodégradabilité ». Ce qui est frappant, c’est que jamais le mot nucléaire n’est prononcé (dans le site Web du moins, je n’ai pas lu le bouquin). Or sans nucléaire, sans énergie disponible à la demande (ce que ne sont pas l’éolien ni le solaire pour l’électricité) où va-t-on ? Peut-il exister un système de production électrique qui se passe du nucléaire en France ? Où sont les chiffres ?

Agriculture
 : quelle urgence ??? je suis dubitatif par rapport aux autres objectifs. Quelle preuve d’une agriculture qui mènerait à la catastrophe nationale ou planétaire ? Ou sanitaire ? Les productions agricoles sont soumises à de très stricts contrôles sanitaires. Ici est à l’œuvre la vision utopiste du naturalisme, l’homme en parfaite harmonie avec la nature.

Territoire
 : lié aux transports en fait. Passons.

Transport
 : limiter le transport individuel, en relation avec la réduction d’énergie. Mais pourquoi être aussi drastique, et ne pas miser sur les voitures électriques ? Parce qu’il faut réduire la consommation d’énergie ? Mais pourquoi ? Parce qu’on veut réduire autant que possible le nucléaire ? Parce que le recours à la production d’énergie électrique d’origine renouvelable ne couvrira jamais les besoins ? Mais faisons donc le calcul, et montrons-le avant de s’embarquer sur ces pistes ! Et rien sur le transport de produits polluants, et sa cohorte de marées noires, un oubli sans doute.

Fiscalité
 : lié à l’économie.

Biodiversité
 : la biodiversité semble une problématique nationale (raréfaction des ressources de pèche) mais plus encore international (disparition des espèces dans la ceinture équatoriale / tropicale)

Santé
 : entièrement d’accord, mais déjà traité aujourd’hui, à moins qu’on considère que l’arsenal de réglementations publiques ne soit pas encore assez important ??? Qu’il y a des produits dont on ne connaîtrait pas la dangerosité à long terme ??? Là encore cela manque d’arguments sur le site Web.

Recherche et innovation
 : sous-objectif pour atteindre les objectifs Energie, Economie, Agriculture, Transport, Santé.          


International
 : à mon avis fondamental, surtout si on considère que c’est l’effet de serre qu’il faut combattre en premier. La distinction entre action du ressort de la nation et action internationale n’est pas assez marquée. Sauf si on considère que tout les objectifs hors International sont nationaux. Auquel cas il s’agirait d’une hypertrophie natio-centriste de l’écologie française, qui donnerait « l’exemple » au monde entier. Ce qui ne m’étonnerait pas …

Soit donc 2 objectifs véritablement écologiques (énergie, biodiversité), 2 partisans (agriculture, santé) et 6 objectifs dérivés.

Faut-il pour cela un vice premier ministre, et dire que l’écologie est LA priorité ? Pour les écologistes oui. Mais c’est une hypocrisie de la part des hommes politiques qui s’y engagent … Car à côté de ce problème, pour une partie vital à court terme (effet de serre), il y en a bien d’autres qui font également appel à la subsistance : l’emploi par exemple ou les prestations sociales (retraite …).

Aussi ma conclusion est-elle : la lettre d’engagement est salutaire, mais le pacte est trop orienté, et doit passer par un débat public avant un quelconque engagement. Sans oublier qu’il n’y a, dans ces desiderata, aucun chiffre ni aucun rapport aux principes qui gouvernent l’économie, et qui vont à contre sens …

Beaucoup de bruit pour faire passer des couleuvres naturalistes ou réel résultat au bout ? RDV dans quelques mois ...
par L'Arrosoir publié dans : Politique
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Vendredi 22 décembre 2006
En réaction à l'article "Royal et Sarkozy comme produits de la propagande démocratique" sur AgoraVox.

N’est-ce pas un peu too much, cette vision de la propagande ? Je ne suis, à la base, pas d’accord avec la définition qui en est donné. L’influence qu’on cherche à exercer est inhérente à tout acte de communication. Chaque parole prononcée a vocation à être écoutée et entendue, tout dépend du contenu qu’on y met, et de la forme du dialogue qui s’engage, mais surtout de la finalité de ce discours !

Je pense que l’esprit de propagande porte plutôt sur un type d’influence particulier, qui a pour but d’étouffer le travail de réflexion, car c’est le plus dangereux de tous, celui où le citoyen est le plus souverain, et il est donc le plus à même d’être défavorables à certaines idées. Comportez-vous en abrutis, ne réfléchissez pas et tout ira bien ! Faîtes-moi confiance ! N’ayez pas peur ! C’est là le point commun avec les dictatures.

Ce n’est pas au sens propre la définition de propagande, qui est plus proche de celle qui est donnée. Mais n’est-ce pas l’acception qui nous intéresse ?

La propagande n’est pas un dialogue, elle cherche à forcer en détournant du travail de réflexion. Il existe de nombreuses formes de propagande. Celle qui est citée est la plus efficace : taper plus bas que la pensée, au niveau des émotions (peur, attrait), en rassurant (« Je vous protège ») ou en dissuadant (« Si vous ne votez pas Oui au TCE, vous risquez de vous brouiller avec les autres pays européens »). Mais il y a aussi celle qui oriente les réponses au point de les dicter (« Voici LE pacte écologique, c’est à prendre ou à laisser, vous acceptez ou vous refusez ? »). Ou bien encore celle qui cherche à étouffer dans une réflexion plus avancée qui semble difficile à appréhender, qui nécessite un effort pour répondre (genre « Le communisme est supérieur au capitalisme»).

Si je ne suis pas d’accord donc avec la définition, je suis d’accord avec la conclusion. Sarko et Royal ne cherchent pas à faire naître la réflexion, mais s’adressent volontiers aux peurs (l’Europe, la sécurité) ou séduisent (« je suis une femme »), pour éviter que le citoyen ne réfléchisse et ne parte dans des directions critiques. Ce dont ils ont tout à craindre, étant donné la faiblesse et l’incohérence de leurs programmes respectifs, qui sont en réalité coincés entre libéralisme et acquis sociaux / corporatismes pour l’un (Sarko), et social et libéralisme pour l’autre (où ça coince d’ailleurs beaucoup plus à mon avis, vous l'aurez deviné). Moins on parle des programmes, mieux ils se portent !

Ils font tout pour que nous n’en venions pas à ce sujet central, conflictuel par essence, qui consiste à trouver des solutions capables de concilier économie et social. Ils font tout pour ne pas parler du chômage en fait. Car c’est la racine du mal.

Je ne cherche pas à les excuser, mais croyez-vous qu’ils puissent faire autre chose « d’utile » en attendant que le temps passe ? Nous sommes trop loin de l’élection pour parler programme (voire même ils ne sont pas prêt, c’est le cas de Ségo), mais il faut occuper le terrain ! Alors … parlons d’autre chose qui rapporte des voix ! Par la faute des médias, qui se précipitent sur le sujet car il passionne plus, par la faute de l’enjeu, qui est celui d’élire le monarque républicain de notre pays, et probablement par la faute de  tout les politiques, l’attention se détournant des questions plus concrètes, immédiates et difficiles

par L'Arrosoir publié dans : Politique
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