Mardi 10 avril 2007
De retour après une très bonne semaine sur la côté … Belge ! Je projette d’en dire quelques mots dans peu de temps.
Pendant ce temps-là le temps politique ne s’est pas arrêté. La source d’information ne s’est pas tari non plus, Françoise-ma-douce étant une fervente lectrice du Monde.
C’est curieux, il s’est passé pas mal de choses marquantes, mais pas sur la bonne aile politique et avec une baisse de régime. J’ai eu l’impression que Sarkozy imprimait le rythme et focalisait l’attention, occupant le devant de la scène. Et que Le Pen montait dangereusement en puissance. J’ai l’impression (mais c’est peut-être lié au fait de lire un journal assez centriste) que la gauche a été un ton en dessous cette semaine et ne parvient pas à imposer ou se mettre en avant des thèmes qui lui seraient favorables.
Je suis également atterré par le fait que les débats sur l’économie, qui joue un rôle fondamental dans un choix de société, n’ont pas lieu. Les candidats ont des propositions en la matière, chacun leur style, mais aucun débat ne semble se manifester, aucune attaque de fond (à part : Ouh la vilaine droite, Ouh le vilain centriste-de-droite) de Royal, ni de Sarkozy : la seule est venue de la gauche radicale sur le contrat 1ère chance ! Qui s’en est pris à Ségo !
Ceci manifeste bien, à mon avis, que le véritable clivage économique n’est pas au centre, mais entre la gauche radicale et le reste des formations politiques, qui, par leur neutralité respective ou la superficialité de leurs attaques attestent en quelque sorte qu’ils sont tacitement d’accord pour ne pas réveiller le démon du débat sur le libéralisme, y compris chez Royal.
En somme, je trouve que la campagne prend une tournure inquiétante : les 3 grands se neutralisent, Le Pen fait son beurre puant, la gauche radicale n’émerge pas, les questions de fonds ne sont plus évoquées.
Le débat démocratique est en panne, remplacé par un affrontement où la propagande de l’extrême-droite polarise tout !
Et force les thèmes sur l’immigration, la sécurité, l’identité nationale : c’est un mini 2002 qui est en train de se mettre en place, plus court que la fois précédente mais aussi plus proche de l’élection. Danger !
Qui à gauche (ou au centre) possède un argumentaire pour sortir la campagne de l’ornière droitière ?
Pendant ce temps-là le temps politique ne s’est pas arrêté. La source d’information ne s’est pas tari non plus, Françoise-ma-douce étant une fervente lectrice du Monde.
C’est curieux, il s’est passé pas mal de choses marquantes, mais pas sur la bonne aile politique et avec une baisse de régime. J’ai eu l’impression que Sarkozy imprimait le rythme et focalisait l’attention, occupant le devant de la scène. Et que Le Pen montait dangereusement en puissance. J’ai l’impression (mais c’est peut-être lié au fait de lire un journal assez centriste) que la gauche a été un ton en dessous cette semaine et ne parvient pas à imposer ou se mettre en avant des thèmes qui lui seraient favorables.
Je suis également atterré par le fait que les débats sur l’économie, qui joue un rôle fondamental dans un choix de société, n’ont pas lieu. Les candidats ont des propositions en la matière, chacun leur style, mais aucun débat ne semble se manifester, aucune attaque de fond (à part : Ouh la vilaine droite, Ouh le vilain centriste-de-droite) de Royal, ni de Sarkozy : la seule est venue de la gauche radicale sur le contrat 1ère chance ! Qui s’en est pris à Ségo !
Ceci manifeste bien, à mon avis, que le véritable clivage économique n’est pas au centre, mais entre la gauche radicale et le reste des formations politiques, qui, par leur neutralité respective ou la superficialité de leurs attaques attestent en quelque sorte qu’ils sont tacitement d’accord pour ne pas réveiller le démon du débat sur le libéralisme, y compris chez Royal.
En somme, je trouve que la campagne prend une tournure inquiétante : les 3 grands se neutralisent, Le Pen fait son beurre puant, la gauche radicale n’émerge pas, les questions de fonds ne sont plus évoquées.
Le débat démocratique est en panne, remplacé par un affrontement où la propagande de l’extrême-droite polarise tout !
Et force les thèmes sur l’immigration, la sécurité, l’identité nationale : c’est un mini 2002 qui est en train de se mettre en place, plus court que la fois précédente mais aussi plus proche de l’élection. Danger !
Qui à gauche (ou au centre) possède un argumentaire pour sortir la campagne de l’ornière droitière ?
Par ArbreBlanc
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Publié dans : Politique
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