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  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
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Vendredi 30 mars 2007
Break d'une semaine : bol d'air marin, repérage de la côte jusqu'à Fort Mahon, plage, vélo. A bientôt !
par ArbreBlanc publié dans : Plus personnel
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Jeudi 29 mars 2007
Royal, je n’en peux plus de sa duplicité hypocrite. Je n’en peux plus de sa langue de bois et de ses réponses alambiquées qui visent à la complaisance. Je n’en peux plus de son imprécision, de ses flous à répétition. Je n’en peux plus de ces effets d’annonce aussitôt démentis le lendemain. Je n’en peux plus de son incohérence démagogique qui lui fait changer d’avis comme de veste et qui trahissent son avidité du pouvoir. Je n’en peux plus de ses arrière-pensées autoritaires. Je n’en peux plus de ses fautes de langage. Je n’en peux plus de ses calculs politiciens (un coup à droite, un coup au centre, un coup à gauche). Je n’en peux plus de son optimisme béat, de sa posture d’espoir et de changement, qu’il faudrait suivre religieusement sans réfléchir. Je n’en peux plus de ce « je » qu’elle met sans cesse en avant, d’une prétendue liberté qui est en réalité un égocentrisme affiché frisant à l’égoïsme.

En un mot, je n’en peux plus de la tromperie qu’elle représente, de la future-nouvelle trahison social-démocrate qu’elle incarne de manière évidente. Les accents y seraient, le décalage est déjà là, la production de pommade pour faire passer les couleuvres tourne déjà à plein régime.

Je vous épargne la liste complète des stigmates concrets qui viennent alimenter ce ras-le-bol : simplement en se remémorant la sortie sur les 35 heures des profs, son flou qui cache un refus sur les 35 heures, son appel à la croissance par la mondialisation qui viendra sauver la France par miracle et grâce à la bonne volonté de la Chine, sa volonté de tous nous coller un drapeau dans les mains, son appel à la croissance en retirant 60 milliards d’euros d’aide aux entreprises (donc 60 milliards de revenus en moins), ses dissimulations sur la fiscalité des personnes, qui en réalité augmentera pour diminuer la fiscalité des entreprises, ses renoncements sur l’Europe (envolée la critique sur la BCE), sa démagogie désavouée par le PS sur les sans papiers, sa pseudo VIème république qui maintient tout les apparats de la Vème (et surtout celui de président de la république !) et propose une dose minime de proportionnelle (20%), ces références incessantes aux modèles sociaux du nord de l’Europe, son arrogance vis-à-vis des autres candidats, sa prétention à se déclarer meilleure candidate sur l’écologie, sa démocratie participative cache misère. Trop c’est trop.

Les deux seuls arguments qui me restent pour voter pour elle : son pacte présidentiel (si tant est qu’elle s’en revendique encore) qui au moins, lui, est socialiste, même si il est très timide, et le « battre la droite ».

Mais j’ai un doute énorme sur sa volonté et sa capacité à mener une politique dite de gauche. Qui me fait dire qu’à tout prendre, si Bayrou est en position de l’emporter, je tenterais bien le coup, car il me paraît terriblement plus sincère et fiable que Ségolène, en plus d’être un social-libéral assumé, tellement proche du social-libéralisme qu’est en réalité la trahison social-démocrate. A situation comparable, mieux vaut être respecté que trahi.

Entre Bové (que je n’entends guère), Royal et Bayrou, pour l’instant je suis encore chez le premier par stratégie idéologique. Mais si 1er tour oblige à choisir entre l’hypocrisie ou le réalisme sans grand dommage concret, ce sera la torture, la lutte du faux semblant de gauche contre le renouvellement démocratique socialement compatible. Oui, les sondages pourraient donc avoir une importance dans mes choix.
par ArbreBlanc publié dans : Politique
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Lundi 26 mars 2007
José les a eus, ces 500 signatures ! Sa qualification maintient l’espoir que le sujet de l’antilibéralisme et de la mondialisation soit débattu et travaillé par un non marxiste et un non libéral dans cette campagne. Rien que pour ça, j’ai accueilli la nouvelle avec joie.

Néanmoins, je juge pour l’instant le déroulement de sa campagne comme n’étant pas assez politique, et qu’il n’a pas pour l’instant été fracassant, voire plutôt mou sur certains thèmes. Qu’on lui resserve les OGM, la désobéissance civile, l’agriculture, passe encore, à lui d’en sortir. Mais qu’il se laisse enfermer dans le vote utile au second tour, comme rabatteur de voie pour Royal dans cette perspective, voilà qui m’exaspère profondément. Il n’y a guère que sur l’Europe que je trouve ses positions constructives et politiques.

Le plus gros décalage, c’est qu’il devrait, en toute logique, crever l'écran sur l’alter mondialisation, et utiliser cet atout majeur pour lancer le débat. Or pour l’instant rien que certaines phrases très générales lors de l’annonce de Power8, qui ne le distinguent en rien d’un crypto-marxiste. Parler de lutte sociale, d’insurrection contre le libéralisme, comme seule réponse, est insuffisant.

Ce sujet est pourtant un axe politique de première envergure.

1. Le clivage libéral / antilibéral est électoralement significatif. Car nombre de nos concitoyens ont une intuition (déjà exprimée lors du ref TCE), qu'ils ne demandent qu'à re-discuter, sur l'impasse que représente le néolibéralisme. Il correspond à des choix de société fondamentalement opposés, il porte un clivage, maintenant plus ferme et net que celui, émoussé, dans lequel l'UMP et le PS tentent de nous maintenir, entre un libéralisme social et un social libéralisme qui ont échoué à résorber le chômage depuis plus de 10 ans.

2. C’est une arme politique. Matérialiser ce clivage, l'installer dans le paysage politique français, c'est pouvoir mettre en évidence que le PS fait le grand écart entre des positions contradictoires, et que sa candidate et son programme aussi, et qu'elle nous mène en bateau. C'est une arme pour refonder la gauche. La plus puissante qui soit, car elle démontre qu'une social-démocratie française qui prétend tirer partie de la mondialisation est une arnaque.

3. Il est porteur idéologiquement. Il ouvre une espace de réflexion sur la place de la puissance publique et de la mondialisation dans l'économie. En espérant qu’on ne nous resserve pas la bonne vieille révolution communiste ou l’étatisme à gogo, mais plutôt l’économie sociale, la place des services publics, les possibilités de contrôle des marchés, le rôle de l'Etat dans les structures capitalistiques ... les idées, les sujets de discussion ne manquent pas.

Aujourd'hui, seuls quelques arguments rattachés au premier et au troisième point sont utilisés, et sans pour autant parler de solution.

Qu'attend donc t-il pour se démarquer franchement du PS, prouver qu’on n’a pas affaire à des crypto-marxo, parler franchement d’alternative nouvelle et être actif dans la recomposition politique nécessaire pour la gauche ?

J’espère ne pas avoir à attendre jusqu’au 23 avril … pour avoir la preuve que José n’est pas un Fabius bis ou un Buffet ... froid.
par ArbreBlanc publié dans : Politique
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Samedi 24 mars 2007
L’OFCE (Organisme Français de Conjoncture Economique) a mis en ligne un long rapport sur sa vision de la situation économique en France dans la perspective des élections présidentielles. L’OFCE, dirigée par Jean-Paul Fitoussi, n’est pas un bastion libéral, traditionnellement attaché à l’Etat Providence, régulièrement keynésien dans le passé. Autant dire, en un mot, plutôt apte à donner des diagnostics et des réponses économiques pour la gauche.

Aussi vous je vous conseille vivement de lire ce rapport, ou du moins de le parcourir (plus de 220 pages), qui tombe à pic pour nourrir le débat : dans ce recueil, en plus d’une critique de l’économie « religieuse », se trouve une confirmation des rouages présentés dans l’article précédent sur la mondialisation : les économies développées se protègent en augmentant la productivité, et la recherche d’une croissance des exportations incite les Etats à une concurrence fiscale.

Je retiens notamment ce passage : « La France est-elle condamnée à aligner ses taux d’IS sur les plus bas européens et à alléger indéfiniment l’imposition locale des entreprises, au risque, sinon, de perdre progressivement toute sa substance économique ou, à tout le moins, ses bases fiscales ? Probablement pas. En effet, grâce à sa position géographique – située au coeur de l’UE et bénéficiant d’un marché de grande taille –, la France offre aux entreprises résidentes une « rente de localisation ». En outre, la qualité de ses infrastructures publiques, notamment de transport et communications, mais aussi d’éducation, de recherche, etc., fait que ces mêmes entreprises bénéficient, dans leur production, de l’usage « gratuit » d’un « facteur public », également générateur de rente. La résultante économique de ces rentes est de permettre à la France de pratiquer un taux d’imposition des entreprises plus élevé que celui des petits pays périphériques de l’UE, et de n’être donc pas obligée de s’aligner sur le « moins-disant fiscal ». Mais quel est l’ordre de grandeur de cette marge de manoeuvre ? Selon des estimations récentes, elle serait de 6 à 8 points. Si donc la moyenne des taux d’imposition des sociétés dans l’UE devait, comme cela semble être le cas, converger vers 12% à 15%, le taux français pourrait être maintenu aux alentours de 20%, ce qui implique cependant une baisse significative, réduisant les recettes fiscales à ce titre d’environ 1 point de PIB. [C’est-à-dire une baisse sur la fiscalité des entreprises d’environ un quart, soit environ 17 milliards d’euros, soit environ 2,5% des prélèvements sur le PIB]

Qu’il n’y ait, à court terme, pas d’autre choix que le jeu dangereux de la concurrence fiscale avec nos partenaires européens ne signifie nullement qu’il faille abandonner toute volonté d’y mettre un jour un terme, et d’harmoniser, dès que possible, ce qui peut l’être. Ainsi, la Commission européenne propose-t-elle de réduire les distorsions engendrées par certains aspects des différences de traitement fiscal des bénéfices des sociétés en harmonisant et en consolidant l’assiette de l’IS. (…)» (source : OFCE)

En clair, pour que le programme de Ségolène Royal puisse s’appliquer, il lui faudra augmenter les impôts sur les personnes, c’est-à-dire affaiblir (temporairement ?) la demande intérieure, principale contributrice à la croissance. Ceci aurait pour effet de restaurer notre vitalité exportatrice, mais cela suppose qu’aucun pays européen ne se livre à une surenchère dans cette concurrence.

De plus, le nom d’un pays revient régulièrement dans nos malheurs à l’exportation : l’Allemagne. Qui, en réduisant récemment son taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés et un effort sur ses coûts de production, notamment des réductions de salaire, a pu se redresser, sans pour autant revenir à son niveau de 1990, tandis que la part de la France ne cessait de décroître. L’étude rapprochée, menée par la banque de France et d’Italie, peut être moins sujets à sensibilité de gauche, est disponible ici.

Or l’Allemagne détient la clé d’autres leviers économiques, notamment la BCE. La marge de manœuvre dans ce domaine apparaît donc très limitée.

J’espère que la parution de cet ouvrage collectif de l’OFCE va lancer le débat, tant nécessaire, sur cette question.
par ArbreBlanc publié dans : Réflexion
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Vendredi 23 mars 2007
J’ai grandi à la campagne, et j’en ai gardé beaucoup de choses. Tellement que je me demande parfois si je suis un citadin, et en quoi un citadin et un rural diffèrent. 14 ans à plein temps à la campagne, ça marque

J’ai gardé notamment le goût des pousses, des plantations, des semailles, des récoltes et autres cueillettes, et je peux depuis cette année m’adonner à nouveau au jardinage. Je me rappelle avec bonheur mes plantations de topinambour, les plantations de millet de mon frère, mes récoltes dans les champs alentours (cela s’appelle le glanage), et bien d’autres aventures naturelles, humides, aériennes, terreuses, paysagères...

Outre les habituelles fleurs du balcon, héritées de Paris, cette année je compte bien renforcer deux secteurs : les aromatiques, pour tenir compagnie au thym serpolet, au romarin et au persil et le potager.

Les semis ont été faits, et les pousses apparaissent, bien au chaud et bien éclairée : basilic, sauge, aneth, coriandre. Les tomates vont suivre.

Voici le résultat après 2 semaines d’attente :



Vivement le repiquage dans quelques semaines, tout s’annonce bien pour l’instant, et j’espère que le temps bruxellois se prêtera à de bonnes récoltes !
par ArbreBlanc publié dans : Plus personnel
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Mercredi 21 mars 2007
Voir dans la mondialisation une chance, un moteur économique qui apportera la croissance et l’emploi au pays, et permettra de maintenir le taux de prélèvement sur le PIB à son niveau actuel, tout en baissant les aides aux entreprises : tel est l’hypothèse social-démocrate, reprise par Ségolène Royal.

Cette hypothèse est-elle tout simplement tenable ? La mondialisation économique et le maintien du taux de prélèvement français sont-ils ainsi compatibles ? La mondialisation génère-t-elle les emplois attendus ? C’est à ce sujet que je tente de répondre dans cet article.

La théorie

L’effet de la mondialisation sur l’économie, qui est prévu théoriquement (voir par exemple ceci), c’est qu’elle entraîne un déclin de certains secteurs sous l’effet de la concurrence qui oblige, pour le compenser, à une spécialisation dans d’autres, qui sont mieux protégés car intensifs en capital (en investissement si vous préférez) et en qualification de main d’œuvre. La main d’œuvre licenciée dans les activités en déclin est censée être embauchée dans les secteurs en croissance.

La pratique

En réalité, ce qu’on peut constater en regardant l’évolution récente des importations (source INSEE), c’est que tous les secteurs importent, y compris les services. En valeur de leur PIB, cependant, c’est l’industrie qui est la plus concernée, puisqu’elle produisait, hors énergie, en 2005 environ 750 milliards d’euros, tandis que les importations se situaient à environ 328 milliards toujours hors énergie.

Dans le même temps, en termes d’exportation (voir ici, source INSEE toujours), c’est également l’industrie qui contribue le plus, avec environ 330 milliards en 2005 hors énergie.

Et c’est ce même secteur, tout type d’industrie confondu (y compris les industries de haute technologie) hormis les industries agroalimentaires, qui semble en subir le plus de conséquence en termes d’emploi. Les effectifs ont ainsi baissé de 460 000 personnes depuis 1994, tandis que la productivité ne cessait d’augmenter.

Cette hausse de productivité provient en partie d’un recours à l’externalisation, sous forme d’achats de services, qui a contribué de manière substantiel au développement des services aux entreprises. Les emplois générés par ces achats de services compensent-ils les pertes dans l’industrie ? Les économies d’échelle entraînent-elles une tension plus faible sur l’emploi, qui permet d’avoir une productivité moins élevée dans les services ? C’est probablement le mécanisme en œuvre : d’après cette étude l’industrie achetait, en 1999, pour environ 110 milliards d’euros de services, ce qui correspond à environ 12% des emplois du secteur en 1999, soit, par extrapolation, environ 1 000 000 d’emplois.

Les bénéfices attendus ne sont donc pas au rendez-vous : ce ne sont pas les activités exportatrices qui, par leur croissance, amènent de l’emploi. L’emploi provient en partie d’une spécialisation à l’intérieur de l’économie nationale, par le biais des externalisations.

Pour l’industrie, c’est en réalité marche ou crève : sous la pression de la concurrence sur les marchés extérieurs mais aussi sur le marché intérieur, si la productivité ne peut pas augmenter, la compétitivité baisse et la concurrence se charge de diminuer ses ventes. Et les entreprises françaises à plus fort potentiel de génération d’emploi à l’export, à savoir les industries de biens, ne font que se maintenir au prix d’économies structurelles permanentes depuis plus de 10 ans.

Le diagnostic

La France ne semble pas en position aujourd’hui de bénéficier de cette manne de l’export. Pourquoi ?

D’après le ministère du commerce extérieur qui le dit (ici) : «
•    nos exportations ne sont pas assez orientées vers les zones en forte croissance;
•    notre spécialisation sectorielle et en gamme de produits mérite d’être encouragée sur les segments de marchés les plus porteurs à l’international, à plus forte valeur ajoutée et à la plus faible sensibilité au prix ;
•    nos PME, en particulier celles de taille moyenne, ne sont pas assez nombreuses et sont insuffisamment présentes à l’exportation. Nous devons donc aider nos PME à grandir, pour qu’elles puissent ensuite grandir à l’international. »

Mais en réalité il existe un autre phénomène : nous ne sommes pas seuls à chercher à exporter. Dans nos gammes de produits, les pays développés, qui ont des niveaux d’innovation assez proche, et ce d’autant plus que la circulation des connaissances et la recherche s’internationalisent, se différencient entre eux non pas par leur spécialité, mais aussi par les prix. Dans ce domaine, les taux de prélèvement sur les entreprises jouent de manière évidente, surtout lorsqu’il s’agit d’exporter vers l’Union Européenne, qui représente les deux tiers de nos exportations. Or nous sommes dans le peloton de tête des pays de l’UE en matière de prélèvements obligatoires sur les sociétés.

Rajoutons à cela que le moteur de la croissance en France, c’est en fait principalement la demande intérieure, qui par sa consommation de services, soutient la production de l’économie.

Retour sur les positions Royal

Ces découvertes permettent de juger de la compatibilité entre certaines propositions de Ségolène Royal et la mondialisation.

Premier constat : on comprend la généralisation des 35 heures et la mondialisation sont incompatibles. Les 35 heures font baisser la productivité, alors qu’il semble vital pour les entreprises exportatrices de l’augmenter. Cette généralisation représenterait un handicap supplémentaire mettant une pression inutile sur toute l’industrie.

Deuxième constat : il est louable de vouloir moduler l’impôt sur les bénéfices en fonction des sociétés, mais encore faut-il indiquer de combien et en mesurer les conséquences à taux de prélèvement constant. Pour combler la différence avec l’Allemagne, il faudrait baisser le taux d’impôts sur les sociétés à 25%, mais il faudrait également baisser les charges sociales payées par les entreprises pour le ramener à 20%. D’autre part, si la baisse des prélèvements s’appliquait sur toutes les entreprises, ils se reporteraient donc sur les particuliers, entraînant un choc négatif sur la demande intérieure. Ou bien encore, si on veut préserver la demande intérieure, ce serait sur les entreprises non exportatrices, c’est-à-dire les entreprises de service, mais qui se convertirait cette fois-ci en menace sur l’activité et l’emploi. Et en menace de concurrence : l’OMC prévoit en effet de relancer l’accord sur la libéralisation des services. Il est clair que libre échange et maintien du taux de prélèvement actuel sont incompatibles.

Troisièmes constat : les exportations ne génèrent pas automatiquement les emplois espérés, rappelons que, pour revenir à une situation de quasi plein emploi avec un taux de chômage proche de 5%, il faudrait créer 1,3 millions d’emploi.

Conclusion : engagements intenables

Aussi ma conclusion, d’après ces recherches, est la suivante : un programme qui prétend marier mondialisation et maintien des prestations sociales est un leurre. Les contradictions entre les deux volontés sont trop fortes pour être économiquement viables.

Et ceci concerne tout à la fois F. Bayrou et S. Royal, qui proposent tout deux un maintien des prélèvements et voient dans la mondialisation la solution au problème du chômage.

Il est donc clair que la social-démocratie française, telle qu’elle se présente, est une arnaque. Le véritable choix, d’après cette analyse, est entre jouer le jeu de la mondialisation et renoncer au niveau de prestation publique ou sociale, ou bien refuser ce jeu, sortir de la logique du libre échange et préserver l'espoir de progrès social.

Le refus de ce jeu que soutient l'antilibéralisme est donc, à mon avis, la seule position de gauche réaliste.

A vos votes … et commentaires !
par ArbreBlanc publié dans : Politique
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Mercredi 14 mars 2007
Le débat sur l’euthanasie qui a lieu en France comporte sa part d’ambigüité. Elle est tout autant dans les autorisations (et donc les pouvoirs) donnés à titre individuel qui permettent de programmer sa propre mort, dans certaines circonstances, que dans celles qui sont données à un entourage pour le faire.

Dans les deux cas, comme en témoigne cet article paru dans Le Monde (accès abonnés nécessaire) présentant des points de vue et des revendications de militants pro-euthanasie, il s’agirait en partie d’éviter à soi ou aux autres le traumatisme psychologique de la mort ou de devoir prendre la responsabilité d’une éventuelle « mise à mort ».

Ainsi, lorsque Marguerite M. dit, à propos de son mari, « A la fin, il ne restait plus rien de lui, si ce n'est ses grands yeux... Pour moi, ça a été l'horreur, j'ai été profondément traumatisée par cette expérience. », elle fait d’abord référence à elle-même et à son traumatisme. Mais ce traumatisme n’est en l’occurrence pas celui du mort, qui est parti « doucement ».

Ou encore une autre personne qui dit : « Je voudrais mettre les miens à l'aise avec l'idée de mon décès, que ce poids ne repose pas que sur mon compagnon et mon fils », témoignant de sa volonté de les débarrasser d’une responsabilité.

L’ambiguïté tient, à mon avis, dans la fait de vouloir atténuer les traumatismes pour autrui, ou le lourd poids d’une décision, en y introduisant un geste actif. On voit bien l’effet « positif » (atténuation du traumatisme), mais le côté négatif d’actions entraînant volontairement la mort n’est pas évoqué. Il ne l’est pas car il ne peut être le point de vue du « futur » mort, qui aura disparu et ne sera pas là pour, lui, en subir les conséquences.

Or ce côté, outre qu’il doit rester sous un contrôle absolu et sans faille (tout débordement étant synonyme d’appartenance de sa propre vie à l’Etat), même administré par du personnel soignant, est le même, toute proportion gardée, qui prédestine à l’assassinat. Tuer par bénéfice personnel, finalement. Faut-il autoriser le franchissement de cette ligne au-delà de laquelle on donne la mort ? Le traumatisme qui peut en résulter, ou les déséquilibres psychiques que peut générer cette sorte de passage à l’acte, ne sont-ils pas au moins aussi important que ceux qu’on voulait éviter ?

Dans tout les cas, donc, ma conclusion est qu’il s’agit d’un geste ou d’une décision qui doit provenir du malade ou du mourant, n’être accordé qu’en cas de mort annoncée et certaine, et en accord avec les proches.

Reste à voir si la loi actuelle remplit cette mission ou non, et ce qu’on appelle mort annoncée et certaine.
par ArbreBlanc publié dans : Politique
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Mardi 13 mars 2007
Jean, un ami de Liège, un type sympa et tranquille, a loupé un virage à moto et s’est tué dimanche.

Son affabilité, sa décontraction, son humour nous manquera. Je me souviendrai entre autre qu’il faisait partie du comité « d’accueil » lorsque j’ai rencontré la bande des liégeois à Charneux, qui m’avait gaillardement mais néanmoins chaleureusement (au coin du feu de la cheminée !) tendu la main pour faire connaissance.

Alors il y a la tristesse, la peine, et le partage de la douleur, de la perte avec ses proches.

Et puis toujours le même sursaut : la mort ne doit pas tout submerger, en particulier effacer notre dignité et celle du disparu. En quelque sorte, elle doit garder sa tragique solitude, et elle doit souligner la vie comme un combat. Reste chez toi ! Ne nous empoisonne pas plus que ça ! Tes pouvoirs traumatiques sont, mais tu ne nous corrompras pas par tes conséquences aux pouvoirs vénéneux.

En soi, pour moi, elle ne porte de vie que ce qu’on garde en nous, les vivants, du mort, et qui continuons la lutte.
par ArbreBlanc publié dans : Plus personnel
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Vendredi 9 mars 2007
Changement d’atmosphère, le froid, mais surtout l’humidité, les larmes dévalant du ciel, l’horizon opaque, qui retire toute profondeur de champ, la lumière qui sourd à l’aveugle comme en pluie, se retirent dans les profondeurs et les hauteurs.

Le champ s’ouvre.

A Bruxelles aussi, le soleil est revenu. Il n’a plus le teint diaphane qu’on s’était accoutumé à voir. Il assiste plus longuement à nos périodes éveillées, nous devançant maintenant pour ne pas nous abandonner trop tôt.

Il se montre même en perçant, drapé dans une pâte bleue lisse, multipliée, subtilement dégradé lorsqu’elle s’abaisse.

Et il nous donne à voir, composition que nous avions dans notre mémoire visuelle mais aussi dans nos souvenirs, plusieurs tourelles blanches chapeautant des dômes gris, soulignée d’éclairages pamplemousseux qui nous rappellent, dans l’éclair de la « terre bleue comme une orange », que nous ne sommes pas les premiers à se remémorer.

Il est frappant, à Bruxelles, de pouvoir porter le regard, en pleine ville, très loin dans l’horizon.

Au sortir des brumes basses et grises de l’hiver des 50 degrés Nord, l’impression est nette et puissante.
par ArbreBlanc publié dans : Stratosphère
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Mardi 6 mars 2007
D’un côté le sujet : Airbus et Power8. De l’autre, les candidats à l’examen pratique et concret qui se présente dans l’actualité : les prétendants à la présidence.

Le sujet

Airbus a confirmé le 28/02 dernier son plan de redressement, baptisé Power8, dont vous pouvez consulter les détails ici. Ce plan prévoit notamment une réduction des coûts notamment par le biais d’une réduction des effectifs de 10 000 personnes au total, ce qui amène 32% des réductions de coûts. Il est justifié par Louis Gallois comme nécessaire pour sauvegarder le futur d’Airbus. En effet, en 2006 Airbus est bénéficiaire. Mais les difficultés à livrer les avions A380 ont entraîné et entraîneront encore des coûts supplémentaires qui diminuent la marge de l’avionneur, et ainsi sa capacité à investir pour innover et sortir de nouveaux modèles. De plus, la concurrence s’intensifie dans le secteur, avec le retour en grâce de Boeing, et il faut donc produire à moindre coûts et plus vite. Enfin, la société se dit pénalisée par le niveau de change Euro / Dollar.

L’analyse critique du sujet

Premier point : y a-t-il réellement danger tel qu’il est présenté sur le futur d’Airbus ?

En consultant les résultats financiers d’Airbus des 3 trimestres 2006 disponibles, ici, il nous est permis de constater que jusqu’au milieu de l’année les résultats sont en ligne avec l’année 2005, mais que la situation semble de dégrader à partir de mi-2006. Pour parfaire le paysage, le communiqué suivant assombrit considérablement la perspective et indique que, sur 4 ans, le programme A380 sera déficitaire et contribuera à une baisse du bénéfice de 2,8 milliards d’euros sur ces années, sans prendre en compte le risque de résiliation de contrats déjà signés. Ce qui équivaut au bénéfice 2005. Malgré tout, le carnet de commande d’Airbus était à fin septembre 2006 de plus de 230 milliards d’euros.

Le danger n’est donc pas la mort financière de l’entreprise. Ce serait la réduction de sa capacité à investir, à innover. Est-ce un danger ? Dans un contexte de concurrence mondiale, face à Boeing qui s’est restructuré et est redevenu un compétiteur aiguisé, on peut avoir des craintes.

Certes, mais ce serait aussi la perte de sa capacité à augmenter la valeur de l’action et à rémunérer ses actionnaires. Pour ce qui concerne les dividendes, au 31/12/2005, 817 743 130 actions EADS avaient été émises, et rémunérées à 0,65€ pour l’année 2005, soit un reversement de l’ordre de 530 millions d’euros. Et dans les perspectives des opérateurs boursiers, le bénéfice net par action doit croître encore et encore, il était de 2,11€ en 2005, il devra retrouver ce niveau en 2008 malgré le passage à vide de 2006. Si ces prévisions venaient à être trahies, tout boursier le sait : l’action serait « sanctionnée » et sa valeur en bourse diminuée.

Il y a donc effectivement un danger, mais qui semble tout autant financier qu’industriel.

Deuxième point : est-il indispensable de réduire les effectifs ?

De la manière dont les réductions d’effectifs sont présentées, on peut légitimement avoir un doute. En effet, le plan Power8 se découpe en deux parties : réduction des effectifs d’un côté, rationalisation des processus de l’entreprise de l’autre. Il apparaît clairement que la réduction des effectifs, vus probablement à travers leurs coûts, a été placée en objectif préétabli. En réalité, il découle généralement de la rationalisation des processus ou de l’augmentation de la productivité. Il aurait été présenté dans ce cadre s’il en avait découlé.

La réduction des effectifs apparaît donc comme un objectif en soi, pas une conséquence de choix d’organisation ou de processus, et est probablement choisi pour son poids financier.

Troisième point : que pourrait-on faire d’autre qui n’aurait pas été exploré ?

Le plan Power8 n’aborde pas deux secteurs car il n’a pas les moyens d’action dans ces domaines.

Le premier, c’est le contexte de concurrence. La seule adaptation possible d’une société à court terme, c’est d’améliorer sa rentabilité pour vendre moins cher et pouvoir innover. Ce sujet est éminemment politique : comment modérer la concurrence dans un contexte où le marché est mondial ?

Le second, c’est la parité Euro / Dollar, qui aiderait bien Airbus, mais Airbus n’a pas de voie directe au sein de la BCE. Second sujet de prédilection pour le politique.

La lecture des réactions politiques

Ségolène Royal

Ses réactions ont été les suivantes
:
01/03: « l'Etat n'a pas joué son rôle d'actionnaire responsable », « Une capacité de réaction, voilà ce qui a manqué a Airbus », « un actionnaire privé s'est désengagé et il faut que le gouvernement mette cet actionnaire face à ses responsabilités », « Il faut réconcilier la France avec les vrais entrepreneurs », « [faire] prévaloir la stratégie industrielle sur la stratégie financière », « Les Etats doivent recapitaliser de façon stable les entreprises pour lutter contre les fermetures d'usines », soit : intervention de l’Etat en tant qu’actionnaire pour qu’il puisse y avoir des responsabilités, c’st-à-dire pour réduire le coût social des restructurations à zéro.

02/03: « Il n'est pas acceptable que des milliers d'emplois soient supprimés dans le fleuron de l'aéronautique française et européenne », « il est possible de faire autrement, en particulier si nous remettons ensemble l'ensemble des régions, qui aujourd'hui ne ressentent aucun appui du côté de l'Etat », « il faut renforcer les politiques européennes industrielles et cesser d'être en compétition entre pays européens », « Je veux réaffirmer que l'Etat a un rôle majeur à jouer », tout en se défendant de faire « de l'étatisme », un groupement stratégique pour trouver « des alternatives industrielles » au plan de restructuration Power8 de l'avionneur. « On est dans un système sur lequel il faut que toute la lumière soit faite: comment se fait-il qu'une entreprise qui a des commandes pour cinq à six ans soit obligée de procéder à des annonces très traumatisantes », accuse le gouvernement d'avoir confondu « son rôle d'actionnaire » avec « le pilotage politique » de l'entreprise.

03/03 : « Si je suis élue, après un moratoire sur Power 8, l'Etat interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel en veillant à maintenir le tissu des PME sous-traitantes qui seront les grandes victimes de Power 8 », « L'annonce catastrophique est là : suppression de 10.000 emplois en Europe, 4.000 en France. L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre »,

03/03, radicalisation Gersoise : « Nous avons affirmé que les licenciements financiers ne sont pas une fatalité, nous avons affirmé que la politique avait un rôle à jouer », « Comment se fait-il que des dirigeants d'entreprises gagnent autant d'argent ou puissent partir avec des parachutes dorés, des sommes insultantes pour les salariés ? », « il y a toujours une façon de résister, de dire non, (..) de dire qu'on pense qu'on peut faire autrement et de respecter la dignité humaine », « les entreprises qui délocalisent ou licencient, lorsqu'elles font des profits, devront rembourser toutes les aides reçues »

04/03 : « Il faut que l'Etat sorte de sa léthargie, de son inertie, cesse de penser que le marché peut tout régler »

La solution c’est donc une intervention publique au capital des sociétés, pour faire valoir des objectifs nationaux ou locaux.

Même si elle ne s’est pas exprimée explicitement en parlant du plan Power8, elle a fortement dénoncé la logique financière derrière les licenciements, les salaires des dirigeants. De l’extrême gauche dans le texte. Mais sans solution globalement applicable, je vois mal l'Etat entrer dans le capital de toutes les entreprises pour les contrôler de l'intérieur.

Rien sur la globalisation des marchés, qui exacerbe la concurrence et contribue à l’obligation d’avoir une santé financière de fer. Rien sur la parité euro / dollar.

En clair, on aurait cru entendre parfois Marie-Georges Buffet dans la bouche de Ségolène Royal, qui pour le coup a radicalisé son discours vers celui d’une gauche antilibérale. C'est une constante des dernières semaines, la candidate est de plus en plus à gauche et a tendance à étouffer les "petits" candidats de l'extrème gauche.

José Bové

03/03 : il invite « à se réunir pour préparer une journée nationale d'action contre les ravages du néo-libéralisme et les suppressions d'emplois annoncées par EADS », « La suppression de 10.000 emplois et de fermer ou de céder six sites de production annoncée par EADS est inadmissible », « ses actionnaires (au premier rang desquels Daimler-Chrysler, lÉtat français, et Lagardère) n'assument aucune de leurs responsabilités économiques et sociales », « Une fois de plus, les salarié-e-s sont utilisé-e-s comme variable d'ajustement dans une course aux profits éperdue ».

Il ne propose pas de solution, si ce n’est celle de la lutte par la protestation, mais par contre dénonce bien l’usage abusif des salariés comme des variables d’ajustement, et le contexte de concurrence et de financiarisation mondiales (néo-libéralisme).

Rien sur la parité euro / dollar. Surprenant pour un noniste !

Conclusion : la dénonciation est tout aussi pertinente que la candidate socialiste, mais les solutions restent visiblement à développer : que trouvera-t-on dans la dénonciation du néolibéralisme ?

Marie-Georges Buffet

05/03 : « Le plan de 'sauvetage' d'Airbus est profondément inacceptable », « Ce n'est pas aux salariés de faire les frais d'une crise dont ils ne sont pas responsables, dans une entreprise disposant de grandes perspective de croissance », les actionnaires « touchent chaque année près de deux milliards d'euros. Et ce sont les salariés à qui l'on veut faire payer les pots cassés! », demande « un moratoire suspensif pour mettre immédiatement tous les problèmes sur la table », « Le gouvernement doit convoquer le Parlement en session extraordinaire et engager un grand débat national sur la politique industrielle », redonner «à la France et à l'Europe la maîtrise totale de son industrie aéronautique et spatiale en créant un groupe européen 100% public ».

Soit une position très similaire à Ségolène Royal, mais avec une intervention publique de 100%.

Très surprenant, rien sur la globalisation des marchés, ni sur la parité euro / dollar, qui gène Airbus. Un petit air de traitement minimal bien rodé.

Olivier Besancenot

Demande le retrait pur et simple du plan Power8. La contestation dans toute sa splendeur. Aucune dénonciation des mécanismes en cause.

Chez les autres

Pas beaucoup de surprise, si ce n’est Nicolas Sarkozy : « Il faut que l'Etat prenne les choses en main pour sortir de cette crise. Donc augmenter s'il le faut sa part au capital, quitte à en ressortir à la fin de la crise, avec un bonus. », et « Il faut poser la question de la parité euro-dollar ». Le seul à surfer sur cette vague, glissante si il en est : un euro plus faible face au dollar renchérirait le coût de l’énergie en Europe, qui constituait, en 2005, 22,3% des importations de biens (source Union Europénne). Et hop, nous revoilà sur le sujet de la dépendance énergétique ...

La correction des copies

Dans l'ensemble, je suis plutôt déçu du manque de référence à des enjeux globaux qui dépasse de loin l'échelle du pays. Cependant, je trouve quelques bons points dans les positions de Ségolène Royal, très à gauche dans le Gers, et de Bové, seul dénonciateur explicite qui ait introduit le néolibéralisme (financiarisation, globalisation du libéralisme) dans la discussion.

Buffet et Besancenot me paraissent vraiment fades et recroquevillés sur leurs positions classiques de dénonciation sans proposition concrète.
par L'Arrosoir publié dans : Politique
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