Intro

  • : L'Arbre Blanc
  • L'Arbre Blanc
  • : Loisirs
  • : Prise de parole écrite sur des sujets tant personnels que d'intérêt plus large. Je l'aurais plus volontiers classer sous la rubrique "Pensées" ... mais peut pas. Voir le premier article (Cékikéla) pour plus de détails.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 11:37
Me revoilà !
La réflexion est intense.
Je n'avais plus envie d'écrire, même si ce ne sont surement pas les sujets qui manquent. C'est une prise de distance.
Voici un dessin.
Dessin.png
Par ArbreBlanc - Publié dans : Ouate
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 16:43

Reconnaissons-le : le dernier film de Sean Penn est un bon moment de cinéma. Il nous emmène, sans temps mort, dans la nature la plus sauvage, dans la suite du héros. Il propose une narration construite à 3 niveaux : l'histoire courante du héros, un flash back sur son parcours en parallèle, et la voix off de la soeur du héros qui ponctue le récit. Il prévoit quelques moments de sensation forte (dépeçage d'un caribou, passage d'un ours, franchissement de rapides, bastonnage dans un train de marchandises ...). Les paysages et les scènes naturalistes, qui incluent toujours le héros de l'histoire, sont très présents.

Et l'histoire, alors ? Et bien, un récit sur une expérience individualiste, isolationniste, de solitude, d'ermitage dans la nature sauvage. Qui a ses racines dans le rejet du mensonge et de l'hypocrisie d'une famille et d'une société, mais également dans un certain isolement théorique (dans des bouquins), et qui se termine on ne peut plus mal. Qui souligne également l'aveuglement du héros, qui ne voit pas, ne prend pas la main qu'on lui tend sur son passage, ne saisit pas les messages ou les opportunités qu'ils adressent (l'amour de l'autre, la difficulté des relations parentales) et ne pense qu'à une chose : l'isolement en Alaska.

Mise en scène volontaire, l'approche des paysages ou du contexte naturel ne se dirige pas vers ceux-là même : le sujet n'est pas la nature (ses beautés et ses dangers), mais bien la trajectoire singulière du héros, Alex Supertramp, dans cette nature qui est un cadre. Les amateurs de splendeurs ne s'y retrouveront que peu, car la manière de filmer, bougé - caméra sur l'épaule et plan coupé, un peu haché, empêche de saisir la nature, et se préoccupe davantage d'exprimer la trajectoire du personnage principale et sa hargne, on peut presque dire sa fuite ou tout du moins sa quête.

Ce film s'inspire d'une expérience réelle. Et c'est peut-être précisément dans cela qu'il peut paraître brider : histoire à raconter + merveilleux décors naturels = Sean Penn s'épargne un vrai travail de réflexion.

Certes, le film est spirituellement consistant. Il vient souligner les limites de l'individualisme, à traverse un message : la sagesse, le bonheur sont des notions qu'on éprouve en relation avec d'autres personnes ou en collectif, pas seul. Il incarne le mythe du solitaire qui poursuit ses rêves seuls dans la nature, en disqualifiant cette voie. Lorsque la solitude apporte la solution au héros, il est trop tard :  il ne peut plus faire demi-tour : et puis il s'empoisonne, et meurt. Seul il n'est donc pas possible de s'en sortir, c'est physiquement dangereux et si l'introspection vaut, elle ne doit pas gâcher les messages que d'autres, rencontrés sur le chemin, vous adressent.

Mais on s'arrêtera là. Le film n'aborde pas les possibles solutions, leurs subtilités bien plus grande que celle d'un isolement (vie en groupe, filiation, amour, partage, sociétal, etc), et se borne au constat de l'échec. La réflexion qu'appelle le scénario a donc lieu en dehors du film. Et c'est un peu dommage.

Le film présente également un trait restrictif : le héros, au fond, ressemble physiquement au Christ, à la fin en particulier, et les références à la religion chrétienne sont marquées. Heureusement qu'à côté de l'endroit où il a élu domicile il n'y a pas une croix prête à l'accueillir, sinon, on y avait droit ... Plus largement, l'évocation idéologique qu'utilise le film est uniquement chrétienne. Le film laisse transparaître une tentation : celle de Jesus Supertramp marchant sur les eaux. C'est bien évidemment pesant, la seule idéologie de l'amour qui est présentée étant celle du Christ. Et idéologiquement orienté : il existe objectivement d'autres idéologies où l'amour a sa place : le bouddhisme, l'hindouisme par exemple. Et puis il y tout ce qu'on peut trouver dans le mouvement hippie, dont des représentants contemporains sont mis en scène, toutes ces voies concrètes qu'il serait intéressant de développer.

Le film démarque donc, sans élargir, mais plutôt en cantonnant, une question ou un fait manifeste : sur le territoire de l'amour, la proposition païenne est transparente et la place est libre pour les religions ...Deuxième thème épinglé avec justesse par le film , et celui-ci non traité religieusement, c'est celui de la vérité : que ce serait bien plus simple si la vérité existait, ou bien était au moins accessible ! .

le film de Sean Penn est donc une bonne expérience, mais un peu limitative et surement pas naturaliste. Mon sentiment est donc mitigé : voir le film apporte quelque chose, mais on aimerait qu'il suive un cours plus dense, et plus ouvert.

Par ArbreBlanc - Publié dans : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /Jan /2008 18:44

"Tombeau pour 500 000 soldats", livre à l'épaisseur conséquente divisé en sept chants.

Le récit est placé dans une région imaginaire, désertique, centré autour de deux villes (Ectabane, ville côtière et Inaménas la rivale). Ces amas urbains évoquent fortement les villes des anciennes colonies du Maghreb, mais par d'autres signes se trouvent parfois "colorées" en réminiscence du camp de concentration nazi, ou bien encore en hallucination indochinoise. Certaines populations sont esclaves, et portent un anneau à la lèvre pour les distinguer.

La toile de fond du récit, c'est la guerre. Celle qui oppose les défenseurs des cités et les rebelles. Le flot de personnages est continu, plusieurs se succédant, à tour de rôle, s'emparant parfois de la première personne : rebelles, enfants-esclaves de la cité, soldats.

L'ambiance de ce roman, continuelle, c'est la violence, le désir sexuel, les pulsions de mort, et le sexe, dressant un ciel noir et très lourd, voire horrifiant ou  brièvement terriblement fascinant. Prostitution, sévices, adultère, homosexualité (masculine), masturbation exhibitionniste, incestes. Atrocités guerrières. Avidité de sexe des soldats, prenant indistinctement pour objet les hommes ou les femmes, violant sur leur passage. Sévices. Meurtres. La liste est longue, et constitue la matière unique du roman. Pas une seule minute de répit, aucun espace de respiration en dehors de ce ciel pesant (sauf la fin, libératrice mais au goût amer et claustrophobique). Quelques paroxysmes vertigineux et nauséeux : un enfant écrasé par une chenille de char dont le corps reste bloqué dans la chenille et qui doit être retiré par des soldats; une vieille femme qui tue des enfants et les donnent en pâture aux rats, encore agonisant, pour attraper les animaux et les dévorer; une princesse avide de sang humain.

Autre trait distinctif, la corruption permanente des phrases par les fluides corporels : souvent simple accolade ou embrassade au début, les gestes dégénèrent sans cesse et finissent par jaillir (sang, sperme, urine, crachat, lait des femmes, vomis), mouiller, engluer, luire ou coller. Les déboutonnages et les tumescences sont multiples.

Il est également frappant, à la longue, de noter l'absence de sensibilité des personnages, qui sont surtout en acte et très peu en sentiment. Les émotions sont très majoritairement cantonnées l'expression du désir charnel. D'où la sensation de lire une longue litanie d'horreur "sèche", sans dénonciation, sur un ton cruel ou déshumanisé pour le moins, machinal, sans réaction émotive ou sentimentale dans le texte que placerait l'auteur.

Comment peut-on lire un livre pareil jusqu'à son terme ? Pour ce qui me concerne, pour tenter de saisir, par l'effet de répétition, ce que tente d'exprimer l'auteur. Et puis pour guetter (mais bien illusoirement) l'amélioration, je ne parle pas de happy end, le simple changement, la fin du supplice des horreurs.

Sans doute peut-on voir dans cette oeuvre l'allégorie de l'humanité, l'homme semant sans cesse la mort et la violence, pris dans un torrent pulsionnel qui le déborde complètement, en particulier lorsqu'il est en interaction avec d'autres hommes, et la réaction en chaîne permanente que ce flot occasionne.

Mais un tel déchaînement permanent est plus qu'une dénonciation, c'est à une fascination mauvaise que nous convie l'auteur. Est-ce le récit d'une psychopathie ? Perversité polymorphe ? La compréhension du livre ne saurait donc être trouvée uniquement dans la lecture de celui-ci, mais appelle à une explication externe.

La seule que j'ai trouvée pour l'instant, c'est que l'auteur voulait "prendre la matière et la soulever". Le seul point de repère, explicatif, a trait à l'enfer qu'a vécu l'auteur dans son enfance (voir à ce sujet cet article).

Peut-être devrai-je lire "Explications" du même auteur, pour mieux comprendre ses desseins. Dans l'intervalle, Coma m'attend toujours.

Par ArbreBlanc - Publié dans : Littérature
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 18:09

A peine l'éblouissement des projecteurs et des paillettes de l'élection présidentielle française passés, et ce fut la campagne pour les élections fédérales en Belgique.

Ces élections désignent le parlement de Belgique, tandis que les élections communales sont l'équivalent des municipales, qu'il y a des élections provinciales (équivalent des régionales) qui élisent les parlements des 3 régions (Wallonne, Flamande, Bruxelles Capitale).

Peu de sujets de fond abordés, mais surtout beaucoup de rivalités politiques entre les partis, notamment entre partis francophones. Sur les rangs, côté francophone :

  • le MR, présidé par Didier Reynders, sensiblement équivalent à l'UMP,
  • le PS, dirigé par l'homme au noeud papillon - Elio Di Rupo - sosie du Parti Socialiste,
  • le CDH à la couleur orange, dirigé par Joëlle Milquet,
  • les écolos.

Plus quelques partis francophones confidentiels (les rattachistes à la France, ultra-minoritaires [environ 1% des suffrages], le Front National, le parti communiste).

Et puis déjà quelques frictions sud (Wallonie) / nord (Flandres), notamment entre le SPA (Parti Socialiste côté flamand) et le PS. Oui, je n'ai pas cité les partis politiques flamands (CDNV/NVA, Groen, Vlams Belang, SPA, VLD), car les partis politiques sont totalement scindés en fonction de la langue. Chacun fait campagne de son côté, sur son territoire, qui coïncide avec les dominantes linguistiques : flamand au nord, français au sud. La seule exception notable est Bruxelles : enclave au milieu de la région flamande, composée à 80% de francophones (+ quelques européens de tous bords ...).

Bon, suite à ces élections le parti remportant le plus de voix est le CDNV, le sosie flamand du CDH, qui est allié avec un petit parti, la NVA, ouvertement nationaliste pro-flandre. Yves Leterme, précédemment président de la région flamande, recueille 800 000 voix sur son nom, il est donc désigné par le roi pour former un gouvernement.

Les tractations commencent pour former une coalition oranges (CDH + CDNV) bleus (MR, VLD). Les négociations d'un accord de gouvernement durent de juin à septembre. C'est l'une des particularités du système belge et une des conséquences d'un système à proportionnelle intégrale : les partis politiques décident exactement de ce qu'ils mèneront comme programme après les élections, en négociant entre eux. Il ne s'agit donc pas du tout d'appliquer les promesses d'un parti, mais de composer avec les partis désignés par les élections.

Ces négociations butent cependant à répétition dès qu'il s'agit d'aborder le sujet de la réforme de l'état, autrement dit du basculement des compétences de l'état fédéral vers les régions. En effet, les flamands ont promis et veulent beaucoup, et cela de longue date. Arguant encore aujourd'hui des brimades subies de la part des francophones du temps où cette langue était devenue la langue des élites dans toute la Belgique, écrasant parfois les dialectes flamands (le flamand n'est pas une langue unique, c'est un ensemble de plusieurs dialectes du néerlandais) sur leur passage, profitant d'une santé économique éclatante, et d'autant plus brillante en comparaison d'une économie Walonne encore marquée par les industries lourdes du 19ème siècle, pointant l'inutilité des efforts financiers consentis par le Nord (riche) pour redresser le Sud (pauvre), au travers d'un plan intitulé plan Marshal, les partis du Nord et avec eux pas mal d'électeurs veulent tout simplement que chaque communauté se débrouille désormais un peu plus .. seule, en particulier financièrement.

Rien de moins étonnant : avec un parti nationaliste flamand dans le jeu, et un parti attaché à l'intérêt des francophones de l'autre - le FDF, en cartel avec le MR, tout est en place pour que l'adrénaline monte à la première discorde. Mais c'est surtout la radicalisation flamande, non seulement de la NVA mais aussi du CDNV, acculé comme beaucoup de partis flamands à une position nationaliste sous peine de disgrace électorale et de montée du Vlams Belang, et l'intransigeance des partis francophones, refusant de lâcher quoi que ce soit sans contrepartie, qui bloquent la machine.

Cette période fut émaillée d'incidents inter-communautaires systématiquement mis au premier plan dans les médias :

  • le rappel qu'Yves Leterme avait qualifié les francophones de "pas assez intelligents pour apprendre le néerlandais" dans le passé,
  • sa bourde lors de la fête nationale, où il chante la Marseillaise au lieu de l'hymne belge, en réponse à une demande d'un média francophone,
  • un vote unissant les partis flamands au parlement pour la scission de l'arrondissement électoral Bruxelles - Hal - Vilvoorde, qui a le désavantage en l'état d'empécher les flamands d'avoir une chance d'élire un flamand dans les régions de Hal ou Vilvoorde, à l'écrasante majorité flamande,
  • l'annulation, par la région flamande, de la désignation des bourgmestres (l'équivalent des maires) de communes situées en périphérie de la région de Bruxelles, maintenant à majorité francophone, car les conseils communaux conduits pour ces désignations ont été effectués en français,
  • Yves Leterme comparant la RTBF à une radio rwandaise qui a diffusé des appels au génocide à l'époque.

Sans compter la crispation francophone initiée par la RTBF avec sa fameuse émission / fiction sur la fin de la Belgique, qui a renforcé la peur chez les francophones et ne leur a donné comme horizon que celle d'une indépendance de la Flandres.

Aussi les principaux partis politiques belges ont-ils pour l'instant opté pour un gouvernement provisoire (il en existait un : celui d'avant !), d'une durée limitée (3 mois), qui n'aura aucune compétence sur la réforme de l'état, pour palier aux urgences sociales et économiques.

Rien n'est donc résolu, la négociation continuant , notamment au sein d'un comité présidé par yves Leterme, et baptisé Octopus (la pieuvre ...), et les réticences demeurant. Le compte à rebours est de toute façon lancé : le 23 mars prochain, Yves Leterme doit succéder au premier ministre sortant.

Ce spectacle, pour un étranger en Belgique comme moi, par ailleurs attaché au dialogue et à l'harmonie entre les communautés, est vraiment déprimant (plus que Sarkozy se baladant à EuroDisney). Il n'y a que les Belges pour s'en moquer, et considérer tout cela comme un psychodrame politique qui débouche tôt ou tard sur une solution. C'est le repli communautaire (présent des deux côtés d'ailleurs, mais tiré par le Nord), le rejet de l'autre par la langue et par l'histoire, bref la fièvre nationaliste.

Cette fièvre a l'air tellement ancrée au Nord que je ne discerne vraiment aucune voie qui n'appauvrirait pas économiquement les francophones, et continuerait d'étrangler Bruxelles, qui étouffe dans ses frontières régionales actuelles, trop étriquées pour lui permettre d'avoir les moyens économiques d'une capitale, notamment par le manque d'impôts :beaucoup de flamands, dont les impôts vont vers la région flamande, où ils habitent, tirent leur revenu du pôle économique bruxellois. Et la Commission européenne est dispensée d'impôts, tant les institutions que ses fonctionnaires.

Est-ce la présence de communautés linguistiques constituées (flamand, francophone) ou leur rivalité qui constitue un poison pour la Belgique ? Que manque-t-il pour que ces deux communautés pratiquent l'échange et l'harmonie au lieu de s'opposer ?

Tirer un trait sur les rivalités et les abus du passé, certainement, pour désamorcer la spirale sans fin de l'opposition et son sous-jacent : la loi du talion. Mais au-delà il faut probablement une attache supra-communautaire, de même qu'une meilleure compréhension respective, au niveau des langues, c'est-à-dire pratiquer un réel bilinguisme, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Rendez-vous en mars pour la suite du feuilleton belge ...

Par ArbreBlanc - Publié dans : Autre actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 17:32
Promenons-nous à Bali, tout le monde ([finit par] ou [a le]) sourire !

Bali vu du journal Le Monde

Sur Bali, notons déjà les relations et la gradation qui est effectuée par le journal Le Monde :

Le Monde, 15/12/2007 : "La conférence de Bali permet in extremis de dégager un accord" : on sent la déception

Le constat relaté était résumé dans cette phrase :

"Le texte élude les références chiffrées aux émissions polluantes et à la nécessité de les réduire, auxquelles s'opposaient les Etats-Unis. L'Union européenne a pour sa part renoncé à ses objections sur la formulation d'un texte concernant le rôle des pays émergents dans la lutte contre le réchauffement climatique. L'UE s'est rangée derrière la proposition de l'Inde et du G77 qui demande aux pays riches de renforcer leur rôle en fournissant des technologies propres et du financement afin d'aider les pays en développement à combattre le réchauffement climatique."

Plutôt morose : plus de référence chiffrées, plus de GIEC, et des concessions de l'UE aux Etats-Unis et aux pays émergents.

Le Monde, 16/12/2007 : "Accord minimal à Bali sur le climat et l'après-Kyoto" = quelques lointaines lueurs positives

Le 16, le lendemain donc, ça n'est guère mieux, mais des aspects positifs commencent à sortir : "L'Union européenne (UE) a accepté que ne figure pas explicitement l'objectif de réduction de 25% à 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par les pays industrialisés. Cependant, les parties reconnaissent que « des réductions sévères des émissions mondiales devront être conduites » et soulignent « l'urgence » de lutter contre le changement climatique, renvoyant par une note en bas de page au rapport du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), que l'UE désirait voir mentionner.

C'est un peu plus balancé, et les travaux du GIEC refont surface, même s'ils se trouvent au fin fond d'un bas de page ... On s'accroche, on s'accroche ...

Le Monde, 16/12/2007 : "La conférence sur le climat s'achève par un pénible accord" = l'espoir revient dans le paysage

Cet article détaille les différents blocages, et notamment explique très bien (et bien mieux que les 2 articles précédents) que l'UE a lâché du lest pour sauver la conférence, au prix de deux concessions :

  •     L'une aux Etats-Unis (retrait des objectifs chiffrés et pas de mention aux travaux du GIEC)
  •     L'autre aux pays émergents, qui, en réaction à l'attitude des Etats-Unis, ont eux-aussi demandé et obtenu que la date de 2050 ne soit pas contraignante pour eux, et de plus ont exigé des transferts de technologie en contrepartie d'une mesure et d'une quantification de leur effort de lutte contre le réchauffement.

Par ailleurs apparait l'esprit positif, qui précise que tous ces reculs ne sont pas si graves : car la conférence a en fait rempli son objectif, qui était "d"élaborer un plan de travail précis et fixer une date de conclusion : 2009. « C'est une percée, a commenté Stavros Dimas, le commissaire européen à l'environnement. Nous avons un agenda, nous allons définir les fondations du futur accord, nous avons un sentier bien tracé. »"

Bali vu des organes de la conférence : un véritable succès

Si l'on se fit à la déclaration finale du président de la conférence, c'est un plein succès car la conférence débouche sur une feuille de route vers un climat futur stable et sûr. Cette feuille de route contiendrait des décisions à prendre à l'avenir déterminant le chemin menant à ce climat.

Le Communiqué de presse final est également relativement dithyrambique :

"Les 187 pays présents à Bali samedi ont décidé de lancer les négociations d’un accord international crucial et ferme sur les changements climatiques.

Cette décision est assortie d’un énoncé clair des grands sujets qui seront débattus jusqu’en 2009 : action requise en faveur de l’adaptation aux effets négatifs de l’évolution du climat, telles la sécheresse et les crues, moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de favoriser un large emploi des technologies non dommageables pour le climat, modalités de financement des mesures d’adaptation et d’atténuation."

On peut déjà noter un premier point un peu préoccupant dans ce communiqué : il est en effet considéré que "le piégeage et le stockage du carbone [est] un moyen viable et propre de continuer à recourir aux combustibles fossiles.". Or aujourd'hui les études n'en sont qu'à leur début, et on est très loin de pouvoir considérer l'utilisation à grande échelle comme possible. En filigrames apparaît une position plutôt préoccupante, fréquemment mise en avant par les Etats-Unis : l'évolution vers des comportements naturellement moins impactant pour le climat ne constitue pas la seule piste à privilégier, il faut aussi considérer l'utilisation de technologies pour supprimer les effets négatifs induits par d'autres technologies. Première déception : il ne s'agit pas de revenir à une économie intrinséquement plus respectueuse de l'environnement, mais d'en gommer les effets négatifs.

Pour le reste, la feuille de route de Bali est donc le sésame pour la fin du réchauffement climatique. Alors, que dit-elle cette fameuse feuille de route ?
Feuille de route ou sortie de route ?

Les éléments chiffrés sont-ils préservés ? NON

Le principe de la quantification des objectifs d'émission et de la mesure des quantités effectivement émises, utilisée dans le protocole de Kyoto, est remise en cause dans la feuille de route, car le principe de quantifier et de mesure rétrograde au rang de la piste possible, et non plus de l'outil indispensable. Par ailleurs, aucun objectif de date à laquelle les émissions devront avoir diminuées n'est mentionné.

Il est fait mention des travaux du GIEC (qui n'est pas simplement renvoyé en bas de page). La formulation est "[les participants de la conférence] reconnaissent qu'une profonde réduction des émissions globales sera nécessaire pour atteindre les objectifs, et qu'il est urgent de traiter ce problème".

Que devient le protocole de Kyoto ? EFFACÉ


Kyoto semble effacer par la feuille de route, qui le mentionne que comme une expérience passée à prendre en compte. La référence de la feuille de route, c'est la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, signées en 1994. Or le protocole de Kyoto venait préciser et rendre plus contraignant la convention. Le mentionner uniquement comme une expérience du passé a une signification directe : on oublie Kyoto, et on repart de zéro. Cela semble un premier message de cette feuille de route.

Que deviennent les conclusions scientifiques du GIEC ? BALBUTIÉES

L'absence de mention à des résultats scientifiques, en particulier ceux du GIEC, est également préoccupante, et apparaît comme un recul par rapport à la convention, qui elle prévoyait un organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique, "chargé de fournir en temps opportun à la Conférence des Parties et, le cas échéant, à ses autres organes subsidiaires des renseignements et des avis sur les aspects scientifiques et technologiques de la Convention.", et relayant les travaux du GIEC, par ailleurs émanant également des Nations Unies, au sein de la conférence.

Quelles sont les moyens techniques concrets de limitation des émissions mentionnés ? UN SEUL : EVITER LA DEFORESTATION

Le seul moyen technique concret mentionné, page 1, est la lutte contre la déforestation. Les autres causes d'émission de gaz à effet de serre ne sont même pas mentionnées.
Des décisions sur les moyens et les actions à mettre en oeuvre ont-elles été prises ? NON

Beaucoup d'actions et de dispositifs sont mentionnés, mais presque comme à titre d'exemple possible, qui doivent être pris en considération dans le processus. Les différentes chapitres des moyens évoqués sont les suivants :

  • Réduction des changements du climat (c'est dans cette partie qu'est mentionné, comme une piste possible, la réduction des émissions),
  • Le renforcement des actions d'adaptation :
    • Coopération internationale pour la mise en oeuvre de plans d'action urgents, pour répondre donc aux catastrophes naturelles,
    • Gestion des risques, y compris par le biais ... d'assurances !
    • Diversification économique,
  • Développement technologique, avec transfert des technologies vers les pays en voie de développement,
  • Développement de solutions financières, sans mention du marchés des droits à polluer, prévu et mis en place par Kyoto.

Un calendrier précis a-t-il été arrété ? OUI

Les travaux issus de la convention doivent reprendre au plus tard en avril 2008. Mais ce ne sera pas une nouvelle conférence, mais un groupe ad-hoc constitué pour conduire le processus, qui va se réunir, et qui doit proposer une nouvelle convention pour courant 2009 pour adoption par la conférence suivante. Un calendrier dit INDICATIF est ensuite inséré en fin avec les dates prévues de réunion de ce groupe.

Conclusion : Bali semble plus une étape de plus VERS le réchauffement climatique que CONTRE


Le compte-rendu du journal Le Monde du 15/12/2007 me semble le plus fidèle, et de plus il semble que nous assistions à un retour en arrière, avant Kyoto (merci les Etats Unis), hors de toute perspective quantifiée notamment sur les causes du réchauffement (dommage pour tous les travaux du GIEC ...).

Mais par la magie de la communication positive, nous aurons l'impression, même si on sent bien le flou dans lequel nous nous trouvons maintenant, que cette conférence aura été une étape normale sur la voie de la lutte contre le réchauffement climatique.

Ouvrons les yeux : à défaut de lutte contre le réchauffement, nous avons assisté à un spectacle très courant, non seulement entre les nations, mais aussi parfois entre les groupes humains ou les individus : l'aveuglement dans la préservation des intérêts ou des principes particuliers au détriment des intérêts ou principes généraux. Car à côté de la lutte contre le réchauffement, on nous a aussi servi une rivalité entre pays émergents, UE et Etats-Unis.

Deux conceptions sont en réalité déjà en train de s'affronter : la conception normative, point de vue de l'UE qui :

   1. base ses conclusions sur des études scientifiques et un groupe de travail,
   2. définit des objectifs contraignants, sous la forme de pourcentage de réduction à partager entre les pays de la planète,
   3. envisage l'action sous forme proactive, par résolution des causes amenant les problèmes climatiques,

et la conception probabiliste marché, point de vue des Etats-Unis, qui :

   1. font plus confiance à l'incitation (soft law) qu'à la norme,
   2. et comptent sur le marché pour ancrer ces principes dans le réel, via leur financiarisation,
   3. et mesurerons l'état du réchauffement avec un gros thermomètre plongé dans l'océan, en envisageant l'action sous forme réactive.

A ce stade des constats sur le réchauffement climatique, cela donne vraiment envie d'une autre humanité.
Par ArbreBlanc - Publié dans : Qualité environnementale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 23:18
(Ceux qui lisent encore ce blog ont du mérite, la fréquence étant devenue erratique. Je sens cependant en ce moment comme un regain. Signalez-vous !)

Un simple livre peut changer beaucoup de choses. Avec la connaissance encyclopédique que nous ingurgitons, on peut s’étonner de tels virages. Ou bien pointer du doigt une certains inadéquation de ce qu’on nous met dans le cerveau.

Le cerveau justement : le siège où tout se noue. Où comment un livre sur le sommeil (« La révolution du sommeil »), présentant simplement les éléments de base constitutifs de notre psychologie, plante le décor entre conscience, siège du raisonnement, de la logique, du temps, des contraintes (le cerveau gauche) et moi profond (inconscient pour ses détracteurs), s’exprimant par les rêves à notre conscience, avec un contenu orientée vers les associations, les intuitions, l’esprit de synthèse, l’irrationnel(le cerveau droit).

Au fin fond de nous-mêmes le moteur sacré des désirs est celui qui nous meut. Faire triompher la communauté des désirs pacifistes, positifs, non destructeurs, non agressifs, non conflictuels, favorisant l’harmonie des êtres et de leur environnement, la voilà l’illumination, la lumière forte et apaisante qui m’a flashé en hallucination, le voici l’intérêt général qui m’intéresse réellement, et qui se définit en termes de valeurs (prochainement énumérées ici).

Toute situation sociale nouvelle amenant une progression vers cette communauté est la voie. Toute situation où perdurent les éléments qui l’entravent doit être refuséeet progressivement supprimée en douceur. L’individualisme, le modernisme dans une certains mesure (je n’ai pas écrit le progrès), la non équité sociale, le profit que tout le monde s’arrache, les privilèges de quelques uns qui veulent partager de moins en moins, les conflits sociaux, l’hypocrisie environnementale galopante (Cf Bali, sujet d’un prochain article), une société qui refuse obstinément de satisfaire les besoins primaires gratuitement (se nourrir, se loger, se chauffer) et qui tend à en rendre certains payant (créer du lien social devient payant sur les sites Internet de rencontre par exemple) : autant de choix de société qui n’ont au final que la nuisance pour retombée.

Tout ceux qui barrent la route sous prétexte d’intérêt général suranné doivent dégager la voie.
Par ArbreBlanc - Publié dans : Plus personnel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 13 septembre 2007 4 13 /09 /Sep /2007 14:42
Non point le mantra des Hindouistes ou des Bouddhistes mais le titre du roman de Rodrigo Fresán, mexicain, publié en 2006, rédigé en grande partie à Barcelone, sélectionné sur le conseil du site Web d’actualité culturelle Chronicart.

Ce qui fait l’attrait de ce bouquin, c’est qu’il est quelque peu singulier. Sa principale singularité étant l’écho d’outre-tombe qu’il déverse. Il se présente en trois parties : la première correspond au récit du personnage principal (récit à la première personne), de l’enfance à la mort, et notamment sa rencontre avec Martin Mantra, guère plus âgé que lui, à l’école. Il est vite fasciné par cet étrange garçon. Il faut dire que jouer à la roulette russe à cet âge (et y survivre) ça vous marque. La folie de sa famille aussi. Et la pratique cinématographique de ce dernier, qui réalise enfant le film continu de sa vie à l’aide de chutes de pellicules émanant de son père, producteur à Hollywood, également. Ceci va, d’un trait, jusqu’à la mort du narrateur et le récit qu’il fait (oui : il est mort mais il continue de parler, après tout pourquoi pas) de sa mort progressive (tumeur au cerveau) puis du passage à la condition de passager d’un cercueil tout blanc, dans le hall de l’aéroport de Mexico.

Car le narrateur n’est pas de Mexico, encore moins mexicain. Mais, et c’est l’un des traits marquants, des leitmotivs du livre, il s’est trouvé plongé dans le goût du fictif de ses habitants. Venu simplement envoyé de Paris pour y faire un reportage, il est vite aspiré, passionné (au sens de l’obsession douloureuse) par cette ville qui bouillonne comme le lac de lave d’un volcan et présente notamment tous les symptômes d’une obnubilation par le réel distordu, par le flot des fictions : le symbole principal étant les catcheurs et leurs masques, personnages populaires d’un théâtre de lutte (bien réelle celle-là) entre le bien et le mal, mais également alimentée par les télénovelas, le poids des mythes ou mystères aztèques, j’en passe.

La deuxième partie du livre est un abécédaire. De A comme Abajo (en bas) [L’inframonde] à Z comme Zona (Zone) [Crépusculaire], sur 350 pages, occupant les ¾ du roman, le narrateur fait le récit de son séjour dans ce qu’on identifie ensuite comme l’antichambre de la post-mort, qu’il occupe assis devant un téléviseur noir et blanc qui projette les images de son cerveau, au milieu de cet espace qu’il nomme l’inframonde (le 9ème sous-sol). Cette partie est plus onirique que la première, sans être cependant délirante, s’en tenant à l’incompréhension de l’inconsistance, comme par exemple celle relative à une théorie des piscines faîtes par sa compagne, Maria, mexicaine, amnésique, qui explique comment la métaphore de plusieurs piscines se déversant l’une dans l’autre dans laquelle elle nage représente le passage durant sa vie par plusieurs dimensions, chaque dimension apportant une maturité supplémentaire. Le narrateur de parler ensuite de piscine vide...

La troisième et dernière partie du roman se déroule dans un état post-mortem, où le narrateur est devenu mi-homme mi-machine. C’est le temps de la recherche du père qu’est devenu entretemps Martin Mantra, lui-même devenu, dans un mouvement hyperbolique, démiurge liturgique dans un temple aztèque, du constat de sa mort et de l’utilisation de la seule balle trouvée dans le pistolet que tient la main du squelette recherché et trouvé, près d’une grande pierre ronde cosmogonique (le codex).

Bienvenu sur la planête Ter-mars, amalgame de réel et de fictif, d’imaginaire. La réussite de ce mélange est pour moi la grande qualité du bouquin et ce qui fait sa saveur. C’est un récit mutant, dépassant la vie vers l’état mortel ou l’état machine, dans lequel roule (au sens propre : repassant plusieurs fois et avec force dans le récit) un flot de symboles, d’émotions et de concepts divers (catch, arme à feu, le codex aztèque, l’acte cinématographique, la mort, etc) qui n’opèrent pas de manière strictement métaphorique mais plus lâchement, sous la forme d’associations, de superposition de plusieurs kaléidoscopes continus.

Le but de l’écrivain semble d’ailleurs plutôt d’ordre émotionnel et primaire, rythmique, dans le but de présenter une histoire originale, ni pure science fiction ni pure relation du réel. Entre les deux, un genre à part, sans aspiration humaniste, morale, philosophique ou sentimentale. Une utilisation de connaissances littéraires ou historiques pointues (référence à Malcom Lowry, à Kerouac, ou aux figures aztèques comme Teotochtitlan ou Ketzalcoatl) ou de référence comme Serge Gainsbourg et L’Homme à la tête de choux, ou encore à la formule « Que ma joie demeure » ajoute un raffinement très agréable dans le flot du récit.

On aime ou on aime pas : ce mélange, ces télescopages, comme une fresque picturale mise en mouvement, un long travelling bizarre comme coupé mais sans coupure, succession permanente de fondus-enchaînés au gré de la chaîne linéaire des mots, et selon on peut trouver cela sans objet ou trop long, ou au contraire jubilatoire. Moi, j’ai admiré la prouesse formelle tout en me demandant continûment, jusqu’au dernier mot, où l’auteur voulait en venir …
Par ArbreBlanc - Publié dans : Littérature
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 août 2007 5 03 /08 /Août /2007 12:45
L'arbre blanc a un problème important. C’est : perte de confiance dans le système supposé nous entourer sans cesse, présent dans chaque interaction sociale. Ce problème existe depuis mai 2007.

Il faut être sans cesse vigilant pour que l’interlocuteur ne vous extorque des choses que vous regretteriez juste après. L’interlocuteur songe rarement à vous faire plaisir. Il est plutôt là pour mettre en avant sa valeur, vendre, donner des ordres, promouvoir des valeurs ou des choses ou des personnes. Il faut sans cesse être prêt à répondre, à contre-attaquer en cas d’agression. Les agressions sont nombreuses. Le système fonctionne en partie sur la base du conflit. Le conflit est la matérialisation de la mise en rapport directe de deux individualités.

La souffrance provient de l’absence de situation, de groupe partageant ce constat, et où les rêves pourraient au moins s’exprimer. Où les désirs peuvent trouver un écho pour se transformer en actes, sans souffrance en contre partie.

Est-ce un problème psychologique ou une souffrance sociale ? Un système humain peut-il fonctionner autrement ? Certains répondent que le conflit est au cœur de ce système, je pense qu’ils n’ont pas vu la relation entre conflit et individualité.

Les solutions traditionnellement à mettre en œuvre sont : privilégier la confiance en soi, s’exprimer et se mettre en valeur, combattre, convaincre, s’endurcir, développer les techniques de réponse dans les conflits. En somme, renforcer son individualité pour la mettre au même niveau que les autres.

Je ne veux pas de ces solutions. Déjà, je suis non violent. Ensuite, elles soignent le mal par le narcissisme, l’égoïsme. Elles ne s’attachent pas au choc entre les rêves (de chacun, de tous) et la réalité matérielle.

Au lieu de cela, je me suis rendu compte, ces jours derniers, que le rapport entre les rêves et la réalité :
- sont au cœur de réflexion d’une vie, comme celle d’Ingmar Bergman ou d’Antonioni,
- étaient déjà présentes dans l’article traitant de l’alliage, qui est une forme où rêve et réalité entre en conflit,
- seront douloureux pour celles et ceux pour lesquels le système ne veut pas donner ou ne donne pas de réponse

Pour la dernière catégorie de personnes, s’adapter étant s’aliéner, où est la solution ?
Par ArbreBlanc - Publié dans : Plus personnel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 3 juillet 2007 2 03 /07 /Juil /2007 14:42
Après une semaine passée au Club Méditerranée de Serre Chevalier. Un grand moment : la retrouvaille avec la montagne, que j’avais laissé il y a maintenant bientôt 9 ans suite à mon départ de Grenoble pour Paris, à la fin de mes études là-bas.

Avant d’y retourner, je me figurais retrouver cette sensation d’énormité, de hauteur, que j’avais ressentie en face des massifs, en haut des falaises et des sommets. Je songeais également à ce départ vers Paris, pris pour des raisons professionnelles, pour profiter de l’élan du business parisien. Rétrospectivement, ce choix pour raisons économiques, je le regrette, tout simplement, parce qu’en fait à cette époque j’ai choisi l’utile plutôt que l’agréable, le matériel / le réel en opposition au rêve. Ce n’est que plusieurs années après que je m’en aperçois, en étant éloigné.

J’anticipais une grande émotion à l’arrivée, dès les portes de Grenoble, mais là j’ai ressenti tout à fait autre chose, pas de sentiment de grandeur, plutôt une habitude à contempler les massifs, et aucune nostalgie grenobloise. Aussi ai-je pensé alors que dans le temps l’idéal constitué avait probablement dépassé la réalité, l’utopie dépassé le rêve.

Ce n’est qu’au cours de la semaine, en renouant sur le terrain, pierre après pierre, montée après montée, sommet contemplé après sommet, que les fils se sont renoués et que j’ai pris conscience que cette montagne, je ne l’aime pas de loin. Elle prend pour moi toute sa saveur dans l’empilement de ses plis, qu’ils soient calcaires, gréseux ou schisteux, dans la masse des pierriers, ces grandes pentes remplies de blocs et de cailloux tombés des sommets, dans l’étendu des alpages, dans le désert de l’altitude, dans l’innombrable des sommets, dans le grain de sa peau en somme.

J’ai ainsi pu découvrir et retrouver le massif des Ecrins, et la vallée de la Guisane, située entre le col du Lautaret et Briançon, et mieux situer les pics et dômes, les glaciers, Névache, l’Izoard, voir les Rousses, apercevoir les aiguilles d’Arves, voir au loin le Taillefer, le Pic de l’Ornon de funeste mémoire (orage). Et regarder de plus près le Grand Aréa, au-dessus de  La Salle Les Alpes, le col de l’Echeaudat, le massif du Grand Combénot, la Meige (n° 4032, private joke), l’aiguillette du Lauzet, le lac Noir et le lac Lérié ….

… pendant que les enfants s’amusaient gaiement au club.

Et avant que l’été pourri ne s’installe sur la France … et sur Bruxelles. En hiver la pluie et le froid bruxellois sont supportables, après tout ils sont de saison, mais c’est pour l’instant  l’été que le climat est le plus difficile à supporter, car il fait vraiment un temps d’automne. Il n’y aurait pas d’été à Bruxelles ?
Par ArbreBlanc - Publié dans : Plus personnel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 juin 2007 3 20 /06 /Juin /2007 22:01
Vous l’avez peut-être entendu quelque part, j’ai appris ce soir que :

Ses voisins gagnent au loto, elle porte plainte

mercredi 20.06.2007, 19:22
Une Néerlandaise se disant traumatisée par le fait de ne pas avoir gagné à une loterie et qui avait engagé des poursuites contre le jeu a été déboutée par un tribunal d'Amsterdam. Helene de Gier n'avait pas participé à la « Loterie nationale des codes postaux » contrairement à ses voisins. Les joueurs, dont les codes postaux sont choisis au hasard, peuvent gagner jusqu'à plusieurs millions d'euros. Mme De Gier vivait dans une rue de la petite ville d'Heusden (sud) où sept personnes ont gagné chacune 13,9 millions d'euros le 1er janvier 2006. Avec son mari, elle a engagé des poursuites, arguant que le jeu constituait une violation de sa vie privée en raison du battage médiatique lié la sélection de sa ville.


La polémique, l’affrontement, la jalousie, valeurs universelles ? Je ne comprends pas du tout cet engouement des néerlandais pour la compétition à tous crins, à tous prix fusse-t-elle ultra-négative. Mais ce n'est qu'une image ...
Par ArbreBlanc - Publié dans : Autre actualité
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus